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Alain Deraspe n’est pas eu fier de la compétition que son groupe a réussi à développer au cours des derniers mois et qui s’étirera jusqu’au 21 mars.
Alain Deraspe n’est pas eu fier de la compétition que son groupe a réussi à développer au cours des derniers mois et qui s’étirera jusqu’au 21 mars.

Le Grand Yéti, rare événement sportif pour grand public à pouvoir se tenir

Carl Tardif
Carl Tardif
Le Soleil
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Avec l’immense terrain de jeux d’Empire 47 qui n’attendait que ça, l’équipe derrière les courses hors route XTERRA a réussi à produire l’un des rares événements sportifs pour grand public à pouvoir se tenir pendant la pandémie. En marche depuis le 3 janvier, le Grand Yéti permet aux adeptes de fatbike et de raquettes de se mesurer… en tout respect des mesures sanitaires en place.

Alain Deraspe n’est pas eu fier de la compétition que son groupe a réussi à développer au cours des derniers mois et qui s’étirera jusqu’au 21 mars.

«On s’est toujours dit que les gens avaient besoin de bouger. Ça fait un an qu’on essaie quelque chose, qu’on doit l’annuler, qu’on développe autre chose. Nous avons mis pas mal de temps à réfléchir à une formule qui pourrait fonctionner et je pense que celle-ci tient la route. Nous avons eu l’accord de la Direction de santé publique de la Capitale-Nationale, on nous a même félicités pour notre concept», disait l’organisateur du Grand Yéti, lundi.

Ça mange quoi dans un hiver de pandémie, un Grand Yéti, demanderez-vous?

Il s’agit d’un défi sportif individuel extérieur chronométré sur des parcours de fatbike et de raquettes. Les départs se font tous les dimanches, entre 7h et 9h30, au centre E47 de Lac-Delage. À la fin de l’aventure, environ 600 participants auront pris les départs effectués aux cinq minutes, ce qui évite que les gens se croisent sur les deux parcours. Il en coûte 15$ par personne pour s’inscrire sur le site grandyeti.com.

«Il s’agit du seul événement grand public de sport d’endurance qui roule, présentement. Pour nous, ça fait du bien de l’organiser et d’offrir quelque chose aux gens. Ça part le bal pour 2021», disait celui dont l’équipe a développé son savoir-faire depuis trois semaines et qui se dit prêt à accueillir plus de monde au cours des prochaines semaines.

Alain Deraspe n’est pas eu fier de la compétition que son groupe a réussi à développer au cours des derniers mois et qui s’étirera jusqu’au 21 mars.

Le Grand Yéti consiste à trois défis, soit le Grôpneus (8,5 km de parcours de fatbike de facile à intermédiaire), le Grôpiés (8,5 km de raquettes de niveau difficile à très difficile) et le Grôbiné (combiné des deux précédents avec possibilité de les faire le même jour ou sur deux journées différentes).

«On peut avoir 50 personnes par jour selon notre formule, et personne ne croise personne avec nos départs en alternance. Il y a un classement selon les temps que chacun fait, mais il est aussi possible de participer pour le plaisir et pas seulement pour la compétition», précise-t-il.

Jusqu’à présent, la marque à battre en fatbike est d’environ 24 minutes et de 54 minutes en raquettes. Quelqu’un a fait la distance en raquettes en plus de deux heures, comme quoi l’activité est ouverte à tous. Une flotte de vélos et de raquettes est disponible en location, pour ceux qui n’auraient pas leur équipement.

«Le Grand Yéti, c’est carrément un nouvel événement développé pendant la pandémie. On avait vraiment le goût de faire quelque chose, histoire de repartir la machine après plusieurs mois d’arrêt. On ne sait pas où ça va nous mener, peut-être qu’on pourrait le prolonger au-delà du 21 mars, on ne sait pas ce que l’avenir nous réserve, ces temps-ci.»

Pour ce qui est du triathlon XTERRA, annulé en 2020, Deraspe espère pouvoir tenir les trois rendez-vous au Québec, en 2021. «On était en voie de doubler notre nombre de participants en 2020, on espère bien pouvoir revenir en force en 2021. En tout cas, si la pandémie a eu un effet positif pour nous, c’est qu’on a eu le temps de développer le parcours de raquettes, ce qu’on n’aurait pas pu faire avec l’organisation de nos événements. Je pense qu’on y a mis 600 heures de travail.»