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Le Grand Prix Cycliste et le Marathon de Québec annulés

Carl Tardif
Carl Tardif
Le Soleil
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Dure journée dans le milieu sportif à Québec ! Les deux organisations à la tête du Grand Prix cycliste et du Marathon Beneva de Québec ont confirmé, à quelques minutes d’avis, jeudi matin, que les deux grands événements présentés en septembre et octobre n’auraient pas lieu pour une deuxième année d’affilée en raison de la pandémie.

La première annonce a été faite par Événements CGPQM, qui renonce encore à présenter les Grands Prix de Québec et de Montréal, qui devaient avoir lieu les 10 et 12 septembre.

La seconde a suivi peu de temps après, Gestev et la Corporation Événement Course de Québec dévoilant que le Marathon Beneva prévu du 1er au 3 octobre était à nouveau annulé.

En avril dernier, la Ville de Québec avait confirmé que ces deux rendez-vous sportifs faisaient partie de la quinzaine de grands événements qui n’obtiendraient pas de financement en 2021 en raison des risques accrus liés à la pandémie.

Le Grand Prix cycliste de Québec et le Marathon Beneva ont confirmé leur retour en 2022.

«À la suite de la décision de la Ville de Québec de retirer son soutien à 15 événements majeurs, dont le Marathon de Québec, Gestev et la Corporation Événement Course de Québec annoncent l’annulation de l’édition 2021 qui devait se tenir du 1er au 3 octobre. Rappelons que Gestev s’était engagée à livrer un événement sécuritaire en respectant à la lettre les mesures sanitaires, d’autant plus que celles-ci ont été récemment assouplies dans le plan de déconfinement du Gouvernement du Québec présenté le 18 mai dernier et dans lequel il est prévu de permettre les activités sportives et les compétitions à compter du 25 juin prochain.»

Chez Gestev, personne ne commentait la nouvelle du jour transmise par communiqué. Contrairement à l'an passé, par contre, il n'y aura pas de marathon virtuel, la direction invitant plutôt les coureurs à transférer leur inscription au Demi-Marathon de Lévis, déjà déplacé du mois de mai à la fin août (28-29) et qui pourra accueillir 5225 coureurs en deux jours sur les distances de 21 km, 10 km et 5 km et la course des jeunes de 2 km.

Grand Prix cycliste

Pour ce qui est du Grand Prix cycliste, il était hasardeux de planifier une course, ne sachant pas si les coureurs internationaux pourront s’amener au pays.

«Au cours des derniers mois, nous avons envisagé différents scénarios en constante liaison avec les gouvernements impliqués et l’Union Cycliste internationale [UCI] pour organiser nos courses dans le respect des mesures sanitaires et garantir la sécurité de tous. À ce jour, les organisateurs de grands événements canadiens n’ont toujours pas la garantie que des allégements des règles sanitaires nécessaires à la tenue des GPCQM seront effectifs à la fin de l’été», laissait savoir le président-directeur général d’Événenents GPCQM, Sébastien Arsenault.

L’été dernier, l’annonce de l’annulation des Grands Prix avait eu lieu le 23 juillet.

«Il s’agit d’une décision difficile à prendre pour une deuxième année consécutive, mais il n’aurait pas été responsable ni respectueux pour les coureurs, les équipes et les spectateurs de repousser davantage cette décision. Nous leur donnons rendez-vous l’an prochain et promettons un retour de l’UCI WorldTour en sol québécois mémorable», ajoutait Arsenault.

Confirmé la semaine dernière, le calendrier 2022 de l’UCI comprend les deux courses de Québec et de Montréal, soit le 9 et 11 septembre 2022. La Classique de Montréal, qui devait être présentée en marge du GP, a aussi été annulée.

Les derniers vainqueurs des GP de Québec et Montréal en 2019 avaient été l’Australien Michael Matthews et le Belge Greg Van Avermaet.

Sécurité des spectateurs

Présent au dévoilement de l'oeuvre d'art en hommage au joueur de hockey Joe Malone, le maire Régis Labeaume a indiqué être à l’aise avec l’annulation des deux événements sportifs, ajoutant qu'il aurait été inquiet d’avoir eu à assumer la gestion des rassemblements.

«La question n’était pas la sécurité des marathoniens [et des cyclistes], mais l’idée des rassemblements autour. Il n’y a personne qui veut s’en occuper, alors ça nous retombe toujours sur les bras, il faut qu’on gère ça. Et puisqu’on ne gère pas d’événements, on n’a pas le goût de prendre ces responsabilités», disait-il.

Avec le recul, a-t-il ajouté, «ce n’était pas évident» de connaître l’évolution de la pandémie. «C’est facile de dire qu’aujourd’hui on peut [tenir ces événements], mais en février, il fallait prendre des décisions, attribuer des sommes afin d’avoir un été qui avait du bon sens. Si on avait attendu de voir le déroulement de la pandémie, aujourd’hui , on n’aurait rien d’organisé.»

Espoir en Beauce

Déplacé en septembre pour compter sur la présence de coureurs internationaux, le Tour de Beauce espère toujours pouvoir tenir sa 35e présentation.

«Nous avons encore un peu de temps devant avant d’engager trop d’argent. On espère que le déconfinement se poursuivra et que les mesures sanitaires, comme la quarantaine obligatoire, s’allègeront d’ici là. Pour l’instant, on navigue un peu à l’aveugle, on développe des plans A, B et C», expliquait Francis Rancourt, le directeur général de la Corporation du Grand Prix cycliste de Beauce.

Il doute par contre de la présence de plusieurs équipes européennes et même de celles de l’Amérique du Sud, où la pandémie continue de frapper.

«Si jamais la frontière entre le Canada et les États-Unis s’ouvraient pour les athlètes vaccinés, on pourrait peut-être tenir un événement entre les deux pays, ça reste à voir. Nos chances de tenir les Championnats canadiens sont plus grandes, parce que les compétitions extérieures seront permises à ce moment. En espérant qu’il sera possible de voyager plus facilement entre les provinces», ajoutait celui qui fixait la prise de décision à la mi-juillet. Avec Normand Provencher

Sécurité des spectateurs

En marge du dévoilement d’une statue en l’honneur de l’ex-joueur des Bulldogs Joe Malone, le maire Régis Labeaume a indiqué être à l’aise avec l’annulation des deux événements sportifs, précisant être inquiet d’avoir eu à assumer la gestion des rassemblements. 

«La question n’était pas la sécurité des marathoniens (et des cyclistes), mais l’idée des rassemblements autour. Il n’y a personne qui veut s’en occuper, alors ça nous retombe toujours sur les bras, il faut qu’on gère ça. Et puisqu’on ne gère pas d’événements, on n’a pas le goût de prendre ces responsabilités.

Avec le recul, a-t-il ajouté, «ce n’était pas évident» de connaître l’évolution de la pandémie. «C’est facile de dire qu’aujourd’hui on peut (tenir ces événements), mais en février, il fallait prendre des décisions, attribuer des sommes afin d’avoir un été qui avait du bon sens. Si on avait attendu de voir le déroulement de la pandémie, aujourd’hui , on n’aurait rien d’organisé.»

Avec Normand Provencher