Le promoteur du Grand Prix du Canada, François Dumontier, a affirmé mercredi que l'événement devait se doter d'installations dignes du XXIe siècle.

Le GP du Canada prêt pour une cure de rajeunissement

MONTRÉAL — Le Grand Prix de Formule 1 du Canada fera cette saison ses adieux à ses garages qui ont plus de 30 ans, mais personne ne versera une larme pour eux.

Après la conclusion de l’épreuve, qui aura lieu le 10 juin, les garages de béton du circuit Gilles-Villeneuve seront démolis afin d’être remplacés par de nouvelles installations modernes à temps pour le Grand Prix du Canada en 2019.

Au fil des ans, les dirigeants de la F1 n’ont jamais cessé de demander au promoteur de l’événement, François Dumontier, d’agrandir et de moderniser les installations, en plus des paddocks situés près de la piste. L’ex-patron de la F1 Bernie Ecclestone en avait même fait une condition pour prolonger l’entente pour la présentation du Grand Prix du Canada à Montréal.

Ces souhaits sont sur le point d’être exaucés.

«Il y avait de nombreux commentaires des divers intervenants en Formule 1», a d’abord dit Dumontier mercredi. «La taille des garages était bonne, mais toutes les [autres] installations étaient temporaires.

«Nous voulions que tout soit permanent, afin que les équipes disposent de plus d’espace dans les garages et dans la zone hospitalité.»

Les nouveaux paddocks, situés derrière les garages, sont déjà installés.

«Il fallait envoyer un message, offrir des installations du XXIe siècle dotées d’une technologie de pointe dans les garages», a dit Dumontier.

Contrer l’exploitation sexuelle

De plus, cette saison, des gradins installés dans l’épingle du circuit Gilles-Villeneuve ont été baptisés en l’honneur du pilote québécois Lance Stroll. Dumontier imite ainsi le Grand Prix de Belgique, dont une portion des gradins a été nommée en l’honneur du pilote Red Bull Max Verstappen.

D’autre part, il n’y aura plus de mannequins sur la grille de départ, puisqu’elles ont été remplacées par des enfants — des jeunes pilotes de karting des quatre coins du Canada. Liberty Media, qui possède la F1, a éliminé le recours aux ‘‘grid girls’’ cette saison, car cette pratique était jugée sexiste.

«Au fil des ans, nous avons entendu à maintes reprises, pendant la semaine du Grand Prix, que l’exploitation sexuelle et la prostitution étaient en hausse dans la métropole, et certaines personnes considéraient que nous encouragions cela», a évoqué Dumontier, qui embauchait jusqu’à tout récemment ses ‘‘grid girls’’ dans une agence de mannequins du coin.

«Ce n’était pas le cas, mais cette année j’ai rencontré des intervenants sociaux ainsi que des représentants du gouvernement afin de discuter du dossier et rappeler que nous n’encourageons pas cela.»

De plus, sans entrer dans les détails, il a dit que les ventes de billets étaient en hausse cette saison et que le Grand Prix du Canada s’approchait d’une salle comble.