Le gardien Dereck Baribeau s’était blessé à la main droite en donnant un coup de poing dans un mur, frustré d’après avoir été remplacé durant un match, le 12 octobre.

Le gardien des Remparts Dereck Baribeau a hâte de se frotter à ses anciens coéquipiers

Après un début de saison marqué par les blessures, le gardien de but numéro un des Remparts, Dereck Baribeau, savourera son retour devant la cage des Diables rouges, vendredi soir. Pour couronner le tout, il devra bloquer les tirs des Foreurs de Val-d’Or, la formation qui l’a échangé à Québec contre Sean O’Brien et un choix de deuxième ronde en janvier 2017.

«J’ai encore en tête une couple d’affaires qu’ils m’ont dites avant de m’échanger... C’est certain que ça apporte une motivation supplémentaire de les affronter pour mon retour au jeu», a déclaré le cerbère de 19 ans, jeudi.

Le gardien de L’Ancienne-Lorette s’était blessé au cinquième métacarpe de la main droite le 12 octobre en donnant un coup de poing dans le mur du couloir menant au vestiaire des siens après avoir été remplacé durant un match contre le Drakkar de Baie-Comeau. «Ma main est maintenant à 100 %, elle est revenue comme elle était avant. Ce que j’ai appris de tout ça? En premier, de ne pas “fesser” dans les murs!» a-t-il indiqué en rigolant.

Blague à part, Baribeau dit avoir appris à mieux contrôler ses émotions. «Je dois agir en professionnel hors de la glace et apprendre aussi à prendre soin de mon corps.»

La perspective de reprendre le collier après plus d’un mois d’inactivité ne l’effraie pas. «Je ne suis pas trop anxieux à l’idée de revenir au jeu. Ça va bien sur la glace depuis une semaine. Ce sera un challenge de plus. Le mot d’ordre vendredi sera de garder les choses simples, de ne pas absolument essayer de faire de gros arrêts en me tirant partout.»

Pas d’attentes démesurées
N’ayant été utilisé que dans neuf matchs cette saison en raison de blessures alors que son adjoint Anthony Morrone se tapait l’essentiel du boulot devant le filet, Baribeau a hâte de reprendre son rythme de gardien titulaire. «On dirait que je n’ai pas encore pris mon beat de premier gardien, c’est-à-dire démarrer une couple de matchs d’affilée. Anthony [Morrone] a fait du bon travail quand je n’étais pas là. Je crois qu’on apporte tous les deux quelque chose de différent à l’équipe.»

Patrick Roy était aussi très heureux de voir son numéro 30 revenir au jeu. «Je suis content de le voir rejouer, d’autant plus qu’il a fait beaucoup de travail à l’extérieur de la glace ces derniers temps dans le but de revenir.»

L’entraîneur-chef des Remparts ne place pas d’attentes démesurées sur les épaules de Baribeau. «On veut bien jouer devant lui pour son retour. Je sais ce que c’est quand un gardien revient au jeu. La technique revient rapidement, mais ce qui prend un peu plus de temps, c’est la game shape. Parfois tu peux te sentir fatigué plus rapidement.»

Roy n’avait également que de bonnes paroles pour Morrone. «C’était l’fun de voir Anthony faire le travail. Il a été très bon, même s’il n’avait pas la tâche facile. Je trouve qu’il s’en est bien sorti contre de bons adversaires. Vous savez, il a disputé plus de matchs depuis le début de la saison que dans tout le reste de sa carrière dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec», a-t-il fait remarquer, comparant les 17 parties dans lesquelles le Montréalais a été utilisé à Québec à ses 13 parties dans l’uniforme des Tigres de Victoriaville, l’an dernier.

NOTE : Les Remparts utilisent le prétexte du «Vendredi fou» et du «Cyberlundi» pour liquider à 50 % de rabais les billets de leurs quatre premiers matchs de 2019. Les rabais seront disponibles de vendredi à lundi sur Ticketmaster et des rabais seront aussi accordés à la boutique de souvenirs des Remparts.

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L’équipe d’étoiles des années 90

Trois anciens des Remparts et des Harfangs de Beauport, ancêtres de la nouvelle mouture des Diables rouges, apparaissent dans l’équipe d’étoiles des années 90 de la LHJMQ : l’attaquant Mike Ribeiro, qui a disputé une partie de la saison 1999-2000 à Québec après avoir été acquis de Rouyn-Noranda; l’arrière Derrick Walser, qui a partagé ses années junior entre les Harfangs et l’Océanic de Rimouski; et l’entraîneur Michel Therrien, qui a mené les Prédateurs de Granby à la conquête de la Coupe Memorial en 1996. Il a joué à la ligne bleue pour les Remparts au début des années 80. L’équipe d’étoiles sélectionnée par 22 personnes à l’occasion du 50e anniversaire est complétée par l’entraîneur Claude Julien; les attaquants Ramzi Abid, Daniel Brière, Denis Chalifoux, Alexandre Daigle, Martin Gendron, Martin Lapointe, Steve Larouche, Vincent Lecavalier, Martin Ménard, Yanic Perreault, Brad Richards et Pavel Rosa; les défenseurs Frédéric Bouchard, Philippe Boucher, Patrice Brisebois, Jonathan Girard, Steve Gosselin et Stéphane Robidas; et les gardiens Jean-Sébastien Giguère, Roberto Luongo et Félix Potvin.

Roy se méfie des Foreurs

Patrick Roy refuse de prendre à la légère les Foreurs, prochains adversaires des Remparts vendredi, même s’ils figurent à l’avant-dernière place de l’Association ouest. «Ça demeure une équipe qui a bien joué récemment», a noté l’entraîneur-chef à propos des trois victoires consécutives de Val-d’Or et de leurs six gains en dix matchs. Roy a indiqué que le défenseur Étienne Verrette, qui portait un chandail vert à l’entraînement, est un cas incertain en raison de douleurs au cou et au dos. Quant à l’ailier Louis-Filip Côté, blessé à une cheville, il s’est aussi entraîné avec l’équipe, mais il n’est pas encore près de revenir. «Pour l’instant, on maintient la date du 15 décembre, contre Chicoutimi, pour son retour. Peut-être que Louis-Filip va nous forcer à devancer un peu cette date cependant. Il est tellement fier, il travaille très fort à l’extérieur de la glace.»