Dominic Picard, l’entraîneur du Blizzard du Séminaire Saint-François, est très heureux de voir revenir la formule dans laquelle il a été formé au football canadien.

Le football à 12 de retour chez les benjamins

Après une trêve d’une saison, le football à 12 joueurs est de retour pour les jeunes de première et deuxième secondaire qui évoluent dans la catégorie benjamin à l’initiative de cinq écoles des régions de Québec, la Chaudière-Appalaches et la Mauricie qui ont relancé la formule qui existait depuis plusieurs années.

«L’an dernier, le Réseau de sport étudiant a décidé que c’était du football à 8 pour les secondaire 1 et 2, alors cette année on a travaillé très fort pour pouvoir ramener le football à 12. Le Réseau de sport étudiant a ramené son offre de service avec du football à 9 chez les atomes et les benjamins tout en nous permettant de faire du football à 12 au niveau benjamin avec une limite de poids chez les secondaire 2 pour garder ça sécuritaire», explique Dominic Picard, l’entraîneur du Blizzard du Séminaire Saint-François, qui est très heureux de voir revenir la formule dans laquelle il a été formé au football canadien.

Le Séminaire, l’École la Courvilloise, la Polyvalente de Lévis, la Polyvalente de Saint-Georges et le Séminaire Saint-Joseph de Trois-Rivières sont les cinq écoles qui formeront la nouvelle ligue de football à 12 chez les benjamins.

«Les cinq écoles ont travaillé ensemble pour forcer les choses, car on sait qu’il y a beaucoup d’offres dans différents sports. On a été les leaders dans ce dossier-là. On avait un bel esprit d’entraide pour que les jeunes en bénéficient. Nous estimons que le football à 12 est ce qu’il y a de mieux pour le développement optimal des jeunes. Ensuite, ils arrivent en secondaire 3, on ajoute les unités spéciales et la transition se fait beaucoup mieux», explique Picard.

Intégrité du sport

Selon Dominic Picard, il s’agit de conserver l’intégrité du sport, étant donné que le football canadien se joue à 12 joueurs de l’école secondaire jusqu’à la Ligue canadienne de football en passant par les rangs collégiaux et universitaires.

«Je me mets à la place de nos jeunes qui regardent un match du Rouge et Or ou des Alouettes. C’est beaucoup plus facile pour eux de s’identifier aux joueurs, de s’identifier au jeu quand ils jouent au football à 12», explique-t-il.

Lui-même un ancien centre du Rouge et Or, des Blue Bombers de Winnipeg, des Argonauts de Toronto et des Roughriders de la Saskatchewan, Dominic Picard avait justement eu la piqûre du football en jouant dans un programme de football à 12 au Séminaire au début des années 90.

«Il n’y avait que quatre équipes et peu de programmes de football. C’était avant l’explosion de 1999-2000 propulsée par le retour des Alouettes de Montréal en 1996 et la Coupe Vanier du Rouge et Or en 1999», se souvient-il.

À sa première saison comme entraîneur du Blizzard, Picard souhaite maintenant redonner ce qu’il a reçu en 23 ans de football qui lui ont valu deux Coupes Vanier et une Coupe Grey.

«Le foot, c’est une véritable école de vie. Les jeunes y apprennent l’abnégation, l’esprit d’équipe, l’éthique et la discipline, sans oublier les bénéfices pour la santé. Il y a 15 ans, on parlait beaucoup d’obésité et de l’importance de bouger. C’est dommage un peu qu’on mette un peu ça de côté aujourd’hui en parlant plutôt des risques de blessure. Ces risques n’ont jamais été à un niveau aussi bas dans l’histoire de notre sport», conclut-il.