Invité au camp de développement des Maple Leafs de Toronto, Anthony Brodeur est à la recherche d'un contrat.

Le fils de Martin Brodeur chez les Leafs

Le fils aîné de Martin Brodeur, Anthony, jouait comme attaquant avant d'enfiler les jambières une première fois, quand il avait à peu près neuf ans. «Je n'avais plus le goût de les enlever après, alors j'ai juste continué dans cette voie-là.
«J'imagine que c'est ce que l'on appelle une affaire de génétique», a-t-il ajouté en riant. «Sérieusement, j'ai été conquis par la position de gardien et avec tout ce qui s'y rattachait. À partir de là, je n'ai plus jamais quitté le devant du but.»
Jadis choix de septième tour du New Jersey, Brodeur tente maintenant de se tailler une place avec Toronto. Les Leafs ont comme dg Lou Lamoriello, qui a repêché ausis bien le père que le fils.
À 5'11'' et un peu moins de 200 livres, l'athlète de 21 ans est légèrement plus petit que son père, le recordman de la LNH pour les victoires et les jeux blancs en saison régulière.
Brodeur dit que son père et lui parlent souvent du métier de gardien, pas tant sur le plan technique, mais plutôt mental. Il l'appelle après chaque match. «Jusqu'à un certain point, c'est une position où il faut se fier à l'instinct, a dit Brodeur. Il essaie de me faire réaliser qu'au bout du compte, l'important est de faire l'arrêt, coûte que coûte.»
Jouant avec Penticton, Brodeur a mené la BCHL avec 28 gains, la saison dernière. Il a conservé une moyenne de 1,99, au deuxième rang de la Ligue à ce chapitre.
Brodeur est un des cinq gardiens présents au camp de développement des Torontois à Niagara Falls, cette semaine. Les Maple Leafs viennent d'acquérir Frederik Andersen et comptent aussi dans leur système Garret Sparks et Antoine Bibeau, notamment.
Les premiers entraînements sur glace se tenaient mardi. «Je suis juste content d'être ici, a dit Brodeur. C'est une occasion pour moi d'en apprendre beaucoup.»
Kovalchuk et Parise
Brodeur ne se souvient que des dernières années de l'illustre carrière de son père. Surtout de l'étonnante participation des Devils à la finale de la Coupe Stanley en 2012. Outre son père, évidemment, ses idoles pendant toutes ces années passées au New Jersey étaient le franc-tireur Ilya Kovalchuk et le capitaine Zach Parise.
Un an après l'élimination des Devils par les Kings de Los Angeles en finale, Lamoriello a fait un petit velours au paternel Brodeur, lui permettant d'annoncer la sélection de son fils, le 208e choix au total de la séance de repêchage de 2013 qui avait justement lieu au domicile du club à Newark.
Le frère d'Anthony, Jeremy, tente lui aussi de suivre les traces de son père. Il a gardé les buts pendant 54 matchs avec les Generals d'Oshawa de la Ligue de l'Ontario la saison dernière.
Anthony Brodeur n'est pas le seul espoir présent au camp estival des Leafs qui a un père ayant joué dans la LNH. Mason Marchment est le fils de Bryan, un robuste arrière qui a surtout bourlingué à Edmonton, à San Jose et à Winnipeg. Les pères de William Nylander et de Kasperi Kapanen ont également joué dans le circuit Bettman.