Helder Duarte, qui chapeaute l’équipe, et l’entraîneur Alfred Picariello étaient heureux de présenter les couleurs du Dynamo féminin, une équipe semi-professionnelle qui intégrera une nouvelle ligue provinciale.

Le Dynamo féminin renaît

Après deux ans de dormance, l’équipe semi-professionnelle féminine de soccer de Québec relance ses activités avec la naissance d’une nouvelle ligue provinciale. Alfred Picariello prend les rênes d’un onze ambitieux... à long terme.

L’équipe garde son nom de Dynamo et son beau bleu profond, le nouvel entraîneur Picariello est en selle, le calendrier de 12 matchs s’étalera du début mai à la mi-août. On sait qui seront les adversaires — Lac-Saint-Louis, Blainville, Montreuil (Laval) et Rive-Sud (de Montréal) — et que le match des étoiles impliquera aussi les meilleurs éléments de la League One de l’Ontario.

Mais sur le terrain, quelles joueuses représenteront la capitale pour cette première saison de la Première Ligue féminine de soccer du Québec? On ne sait pas encore.

Picariello et le directeur technique de l’Association régionale de soccer de Québec (ARSQ), Helder Duarte, qui chapeaute l’équipe, fondent beaucoup d’espoir dans l’idée d’aligner Gabrielle Carle. La milieu de terrain-attaquante de Saint-Romuald et l’équipe canadienne des moins de 20 ans, dont elle est capitaine, viennent d’être écartées du chemin vers la Coupe du monde U20 d’août prochain.

«Si on peut l’avoir, ce serait fantastique, admet Duarte. Juste elle va tout changer autour», dit-il, se croisant les doigts pour que Carle passe l’été à Québec.

Quelques refus

Duarte et Picariello ont toutefois essuyé des refus de la part de Joëlle Gosselin et de Mélissa Roy, qui évolueront plutôt à Calgary en ligue United Women’s Soccer, et des sœurs Marie et Catherine Levasseur, qui passeront l’été aux États-Unis, tandis qu’Arielle Roy-Petitclerc ne conclura sa saison en France qu’en juin.

Marie-Sandra Ujeneza serait en train de se laisser convaincre, alors que des jeunes très prometteuses comme Ariane Routhier et Évelyne Viens sont aussi dans la mire.

«On va se laisser les trois premiers matchs de la saison pour voir où on s’en va, mais je crois qu’on va pouvoir rivaliser dès notre première année», affirme Picariello, qui vise à réunir un effectif composé «à 90 % de joueuses issues de la région» d’ici quelques semaines.

Directeur technique à Saint-Georges de Beauce, le Français d’origine a été l’adjoint de Marc Mounicot à la barre de l’ancienne mouture du Dynamo, en 2014 et 2015, avant de diriger la formation féminine du Vert & Or de l’Université de Sherbrooke en 2016 (fiche de 10-4). Il a aussi été directeur technique de la région de l’Estrie.

Le niveau de compétition de haut niveau lui manquait. Ce qui l’a poussé à accepter l’offre de son ami et ex-adversaire Duarte. Picariello sera épaulé par Rachel Collard comme adjointe principale et Nabil Haned, responsable des gardiens de but.

Se rapprocher de l’Ontario

Après avoir échoué depuis deux ans dans leur tentative de joindre un circuit américain, ce que l’Association canadienne de soccer refusait, l’ARSQ et son Dynamo espèrent maintenant se rapprocher des équipes de l’Ontario, où se trouve le plus fort calibre, et si possible s’unir en une seule ligue d’ici quelques années.

À sa toute première saison, l’an passé, le Dynamo masculin a connu un départ très difficile (1-1-5) avant de se redresser et de finir au deuxième rang (9-4-5) de la PLSQ masculine. La formation féminine ne part toutefois pas de zéro et l’historique construit au fil des sept années d’Amiral-Dynamo, de 2009 à 2015, servira de solides assises pour ériger la suite, croit Picariello.