Le Dynamo de Québec a officiellement lancé sa deuxième saison lors d’une conférence de presse à l’hôtel de ville de L’Ancienne-Lorette, vendredi. Pour l’occasion, le maire Émile Loranger, entouré de l’entraîneur-chef Edmond Foyé et du directeur technique Helder Duarte, a revêtu le maillot de l’équipe qui souhaite obtenir davantage de reconnaissance auprès du public.

Le Dynamo en quête de victoires... et de reconnaissance

Le Dynamo masculin amorce sa deuxième saison avec de grandes ambitions. L’obtention du premier rang de la Première Ligue de soccer du Québec (PLSQ), mais aussi, voire surtout, l’atteinte d’une notoriété qui lui fait toujours défaut.

Pour Québec, l’équipe est au soccer ce que les Remparts sont au hockey et les Capitales au baseball, soutient le directeur technique Helder Duarte. Mais, en comparaison, elle opère dans l’anonymat. «On n’a pas encore la reconnaissance qu’on mérite», a-t-il lancé, vendredi, pendant une conférence de presse à l’hôtel de ville de L’Ancienne-Lorette.

L’entraîneur-chef Edmond Foyé en est conscient. Il veut créer l’enthousiasme, voir les amateurs nombreux dans les estrades. Il redoute la défaite, mais préfère perdre dans un bon spectacle que gagner dans un mauvais.

«On va essayer. Mais on est peut-être face à des équipes pour qui seule la victoire compte. Donc on va certainement faire des erreurs, ils vont certainement en profiter. Mais on va vraiment essayer. Il faut que les gens soient heureux de venir au stade», souligne-t-il.

Sur le terrain, l’équipe sera similaire à celle qui a terminé deuxième du circuit l’an dernier, forte d’une séquence de 13 rencontres sans défaite en fin de saison. Mais les rares joueurs qui ne sont pas de retour — Lukumbi Tshindaye, Louis-Thomas Fortier, Trésor Péné, Thomas Saint-Maurice — ont été difficiles à remplacer, admet l’entraîneur. «Nous serons moins forts dans la qualité individuelle des joueurs, mais plus forts dans la qualité collective», prédit Foyé.

Ça commence dimanche, sur la route, alors que le Dynamo affrontera d’entrée de jeu la puissante formation de l’AS Blainville. Championne en titre, cette équipe participera au Championnat canadien, où évoluent aussi des formations de la MLS, comme l’Impact de Montréal et le Toronto FC. L’an prochain, ce pourrait être au tour du Dynamo, en cas de première place. Une motivation supplémentaire, confirme Foyé.

Billets de saison gratuits pour les Lorettains! 

Les débuts à domicile auront lieu le 5 mai, dans le confort intérieur du stade Chauveau, température chancelante oblige.

Sept des 10 autres matchs locaux du Dynamo seront joués à la polyvalente de L’Ancienne-Lorette, «de loin le plus beau terrain de la ligue», selon Duarte. Le stade Honco de Lévis est mis de côté en raison du piètre état de la surface, entre autres.

Tous les résidents de L’Ancienne-Lorette auront droit à un billet de saison gratuit, remis le 19 mai, date de la première rencontre qui y sera disputée. L’équipe féminine du Dynamo participera à la fête cet après-midi-là avec le premier rendez-vous local de son histoire en PLSQ. Plus de détails au www.dynamoquebec.com.

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UNE FORMULE À REVOIR?

En ce moment, la PLSQ utilise une formule bien européenne : la saison régulière se termine, puis l’équipe au premier rang est déclarée championne. L’implantation de séries éliminatoires permettrait-elle de créer un plus grand engouement? «Je trouve que ça manque, par rapport au pays dans lequel on est», admet l’entraîneur-chef du Dynamo, le Français Edmond Foyé. Le directeur technique Helder Duarte se fait plus hésitant, heureux de voir l’effort de toute une saison récompensé.

Cette idée fait partie des discussions, répond le président de la Fédération de soccer du Québec, Pierre Marchand. «Oui ça va venir, mais il y a d’autres défis à régler avant.» Des obstacles. Au premier chef, le début de la saison universitaire en août, qui prive souvent les équipes de bons éléments. La saison de la PLSQ se termine fin septembre.

L’ajout d’une équipe de réserve de l’Impact de Montréal dans la ligue fait aussi partie des rêves qui permettraient d’augmenter l’intérêt des amateurs, dit M. Marchand. «On est en train de flatter, de jaser avec l’Impact. On essaie de les intéresser.»