Le Dynamo de Québec a un œil sur la Première Ligue canadienne [VIDÉO]

Le Dynamo lance sa saison avec un œil sur la Première Ligue canadienne (PLC). Le nouveau circuit professionnel constituerait non seulement l’avenir du plus haut niveau de soccer actuel à Québec, mais rien de moins que sa survie.

Après deux saisons à éponger les déficits en Première Ligue de soccer du Québec (PLSQ), les dirigeants du club d’élite piloté par l’Association régionale de soccer de Québec (ARSQ) se demandaient s’il valait bon disputer une troisième campagne.

Mais comme le contrat de l’équipe masculine avec la PLSQ est de trois ans — deux pour les femmes qui ont commencé un an plus tard — et qu’un retrait hâtif signifierait une pénalité monétaire presque aussi considérable que les pertes annuelles encourues, aussi bien laisser les athlètes jouer et attendre la suite. En se croisant les doigts.

Du côté des hommes, on assiste cette année à la naissance de la PLC. Ligue pro de sept équipes établies à Victoria, Calgary, Edmonton, Winnipeg, Hamilton, York et Halifax. Le commissaire de la PLC a annoncé vouloir passer à 10 clubs dès 2020, bien qu’il espérait démarrer avec huit formations au lieu de sept.

«On n’est pas là encore à cause de l’argent!» admet le sélectionneur de la troupe masculine du Dynamo, Edmond Foyé. «Ça prend un investissement de départ assez conséquent et un terrain pouvant accueillir au moins 6000 spectateurs, et qu’il soit rempli. Pour l’instant, on n’est pas prêts, mais on va tous travailler dans ce sens-là.»

Le Dynamo en PLSQ pourrait devenir un club-école pour cette nouvelle entité professionnelle, qui le financerait en partie ou en totalité. Foyé croit de plus qu’avec le temps, la région aurait les moyens de produire la vingtaine de joueurs nécessaires au grand club au sein de ses 29 000 adhérents.

«Sept équipes sans Québec, c’est un point de départ. Maintenant, qu’est-ce que nous on fait pour se positionner et aussi avoir une équipe à Québec? Il ne faut pas oublier qu’être pro, ce n’est pas forcément passer à la télé et gagner de l’argent. C’est dans la préparation invisible, dans la mentalité avec laquelle on aborde les matchs, venir aux entraînements même quand il y a le Festival d’été. C’est tout ça être pro! Petit à petit, on va vers ça», lance l’entraîneur comme message aux joueurs.

Maturité

Vice-capitaine du Dynamo, Kevin Cossette croit justement que malgré la jeunesse des effectifs avec une moyenne d’âge de 20 ans et demi, cette troisième saison se fera sous le signe de la maturité et du professionnalisme, même dans un contexte amateur.

Le milieu de terrain de 29 ans, qui a déjà évolué dans les rangs professionnels avec l’Impact de Montréal en NASL et le Louisville City FC en USL, croit dur comme fer que la PLC viendra s’établir au Québec.

«C’est inconcevable de penser à une ligue canadienne sans une équipe du Québec, même que ça va en prendre plus qu’une. Mais on ne sait pas où et quand», explique Cossette, ajoutant que l’objectif de chaque joueur demeure toujours d’évoluer au plus haut niveau possible.

Outre les sept clubs en PLC, Montréal et Vancouver ont une équipe en MLS, tandis qu’Ottawa fait partie des USL.

Dans le volet féminin, Québec a déjà eu son équipe semi-professionnelle dans la défunte W-League de 2009 à 2015. Des fonds privés avaient porté le club durant cinq ans, avant que l’ARSQ reprenne le flambeau les deux dernières années.

L’avenir financier du Dynamo s’avère donc plus incertain que jamais. La participation réelle pour la première fois des 29 clubs locaux membres de l’ARSQ cet été constitue un premier coup de pouce tangible, en attendant la réalisation du rêve PLC à Québec.