Carson Branstine et Bianca Andreescu ont continué de causer la surprise à la Coupe Banque Nationale en devenant samedi les premières Canadiennes à se qualifier pour la finale dans l'histoire du tournoi.

Le duo canadien surprend au PEPS

La finale du double de la Coupe Banque nationale de Québec a soudainement gagné en intérêt pour les amateurs de tennis, samedi, lorsque le duo formé des adolescentes Bianca Andreescu et Carson Branstine est devenu la première paire toute canadienne à y accéder.
Les deux filles marchent ainsi dans les traces de la Québécoise Stéphanie Dubois, première femme du pays hôte à participer au match ultime, en 2007, avec la Tchèque Renata Voracova.
Andreescu et Branstine, 17 ans, ont battu samedi l'équipe composée de la Hongroise Fanny Stollar et de l'Américaine Irina Falconi au pointage de 7-6 (6) et 6-4, faisant vivre de beaux moments à une foule enthousiaste, au PEPS.
Il s'agit d'un parcours incroyable pour celles qui disputent ensemble un deuxième tournoi de la WTA seulement, après la Coupe Rogers de Toronto, et qui ont profité d'une invitation des organisateurs pour participer à la compétition en double de Québec.
«Tout est possible, surtout avec Carson», a dit Andreescu, avant de placer sa tête sur l'épaule de sa partenaire, en signe d'amitié. «Nous formons vraiment une bonne équipe, sur le court comme à l'extérieur.»
«Nos jeux vont très bien ensemble», a poursuivi Branstine, une Californienne qui a obtenu la nationalité canadienne au début de l'année. «Nous sommes très différentes, mais c'est comme si les pièces du casse-tête s'imbriquent bien. Bianca est très agile, elle va chercher de bons angles. J'aime frapper en ligne droite. Je pense que nos adversaires ont de la difficulté avec ça.»
Tâche colossale
Si la victoire de samedi a permis au duo d'accéder à la finale, la grande surprise est survenue tard vendredi soir. Andreescu et Branstine ont alors décroché une étonnante victoire contre les deuxièmes favorites, Lucie Hradecka (10e au monde) et Barbora Krejcikova (56e), de la République tchèque.
Leur succès cette semaine n'est toutefois pas leur premier. Plus tôt cette année, elles ont remporté ensemble les Internationaux d'Australie et Roland-Garros, chez les juniors.
En première ronde à Toronto, elles ont battu les expérimentées Kristina Mladenovic (16e) et Anastasia Pavlyuchenkova (43e), avant de s'incliner contre les premières favorites et cinquièmes au monde, Ekaterina Makarova et Elena Vesnina. Pas mal pour des filles qui ne sont même pas dans le top 200.
La tâche en finale s'annonce malgré tout colossale, dimanche après-midi. Devant les Canadiennes se dresseront Andrea Hlavackova et Timea Babos, respectivement 7e et 17e au classement de la WTA en double. La première tentera de conserver son titre acquis à Québec l'an dernier; la deuxième, de devenir la première à remporter le simple et le double la même année.
Babos assure qu'il lui reste de l'énergie dans le réservoir, même si elle a joué sept matchs dans les six derniers jours. Sept victoires, sans l'aide extérieure habituelle. «C'est drôle, parce que mon entraîneur n'est pas là cette semaine. Je lui ai dis : "Tu vois, c'est mieux quand tu n'es pas avec moi"», a-t-elle plaisanté.
La Hongroise se méfie des étonnantes Canadiennes. Surtout que dans le double, tout peut arriver. «C'est une surprise de les voir là. Elles n'auront rien à perdre. Ce ne sera pas facile», a dit la double finaliste.