Jordan Martel et le Drakkar n’ont pas ménagé Dereck Baribeau dans la défaite de 6-2 des Remparts, vendredi à Québec.

Le Drakkar trop mature pour les Remparts

Incapables de capitaliser en avantage numérique, les Remparts de Québec se sont inclinés 6-2 vendredi contre le Drakkar de Baie-Comeau, les meneurs de la LHJMQ qui étaient en visite au Centre Vidéotron.

«C’est sûr qu’avec 0 en 7 sur les avantages numériques, on n’a pas été à la hauteur pour le type de match qu’on avait à jouer contre une équipe qui a tant de maturité et de force de frappe», a déclaré Patrick Roy.

L’entraîneur-chef avait pourtant apprécié la tenue de ses Remparts en première période. Les Diables rouges étaient sortis avec une avance de 1-0 grâce à un but de Louis-Filip Côté, qui a saisi une passe d’Aleksei Sergeev pour déjouer Justin Blanchette.

L’entraîneur des vainqueurs, Martin Bernard, a d’ailleurs avoué que les siens avaient amorcé le match plutôt lentement. «En première, on sentait que le club était un peu hésitant, mais plus la game avançait, plus on trouvait notre rythme.»

Bernard était aussi satisfait de la performance de ses unités spéciales, le Drakkar ayant marqué une fois en avantage numérique et deux fois en désavantage numérique. «On est content de la performance car on a travaillé beaucoup ces unités.» Son équipe est en congé samedi avant d’affronter l’Océanic de Rimouski, dimanche.

Le Drakkar a en effet mis plus de pression en territoire des Remparts en début de deuxième. Captant une passe de Shawn Element et se servant d’un défenseur comme écran, Jordan Martel a dirigé le disque à la droite de Dereck Baribeau, qui n’a rien vu passer, pour créer l’égalité.

Le même trio a poussé les visiteurs en avant à 15:13 de la deuxième alors que Martel y est allé d’un tir qui a forcé Baribeau à se déplacer sur sa droite. S’emparant du rebond, Element n’a eu aucune difficulté à loger la rondelle dans un filet grand ouvert.

Le coup d’assommoir est survenu en début de troisième quand le Drakkar a frappé deux fois en 66 secondes. D’Artagnan Joly à 0:24 et Samuel L’Italien à 1:30, ont chassé Baribeau du match. L’Italien a profité d’une erreur du capitaine Benjamin Gagné pour partir en échappée en désavantage numérique. Il a battu le gardien du côté de la mitaine.

Baribeau remplacé

Roy a ensuite délégué Anthony Morrone pour prendre place devant le filet, mais a pris la défense de son gardien numéro un après la partie. «Dereck n’a absolument rien à se reprocher, surtout en deuxième.» En effet, le cerbère avait alors connu de bons moments, réussissant entre autres à stopper le dangereux Ivan Chekhovich en échappée alors que les Remparts étaient pourtant en avantage numérique.

«J’ai retiré Dereck pour deux raisons. D’abord, j’avais besoin d’un temps d’arrêt pour ralentir le jeu un peu. Je voulais aussi permettre à Anthony de jouer son premier match au Centre Vidéotron. Il aura aussi bientôt la chance de débuter un match ici.»

Le pilote des Remparts a aussi rappelé la jeunesse et le manque d’expérience de son équipe face à un adversaire puissant et bien équilibré.

«Exception faite du premier trio, on manque un peu d’expérience. Il y a plusieurs jeunes joueurs et je leur lève mon chapeau de s’être mesurés à une équipe aussi mature. Il faudra être patient avec nos jeunes joueurs, leur permettre de jouer plus et éventuellement espérer que ça payera.»

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PATRICK ROY NE RANGERA PAS SON LONG CROCHET...

L’expérience de Patrick Roy consistant à retirer son gardien tôt durant le match pour provoquer des choses se poursuivra, même si elle lui a éclaté au visage vendredi. Profitant d’un avantage numérique à 6:53 de la troisième, il a répété une stratégie déjà utilisée à Rouyn-Noranda. Faisant fi du «livre», il a retiré Anthony Morrone pour profiter d’un double avantage numérique alors que les Remparts tiraient de l’arrière 4-1. Tyler Hylland marquait cependant quelques secondes plus tard avec un long dégagement du fond de sa zone. Roy a tenté le coup de nouveau quelques minutes plus tard après avoir vu l’écart réduit à 5-2 grâce à Christian Huntley. Encore une fois, c’est Hylland, cette fois en échappée, qui lui a fait payer le prix.
«C’est sûr qu’on va toujours essayer ça, surtout à domicile. On ne laissera jamais tomber nos partisans. Et quand tu as affaire à une équipe comme le Drakkar et qu’il faut que tu marques quatre buts, tu dois essayer des choses», a déclaré Roy, sourire en coin. «L’autre soir à Rouyn-Noranda, ça nous a donné plusieurs chances de marquer. Mais apprendre à jouer à six, c’est un peu différent. Il faut le pratiquer durant les entraînements, mais aussi durant les matchs.»