«Moncton a les éléments pour jouer de façon physique, mais on sera capable de répondre sans problème», d’ajouter l’entraîneur-chef Martin Bernard, qui souligne que ses troupiers «sont fébriles et enthousiastes» à l’idée d’entreprendre les séries.

Le Drakkar s’attend à brasser... et à se faire brasser contre Moncton

BAIE-COMEAU — La robustesse devrait être au rendez-vous dans l’affrontement de premier tour entre les Wildcats de Moncton et le Drakkar de Baie-Comeau, deux équipes séparées par seulement 17 points au classement et qui ne détestent pas le jeu physique.

«C’est certain que ça va être une série physique, ça va être un facteur important», d’analyser le vétéran de 20 ans Jordan Martel, qui en sera à un dernier tour de piste dans la LHJMQ. «Moncton a les éléments pour jouer de façon physique, mais on sera capable de répondre sans problème», d’ajouter l’entraîneur-chef Martin Bernard, qui souligne que ses troupiers «sont fébriles et enthousiastes» à l’idée d’entreprendre les séries.

«On va affronter une bonne équipe et leur changement d’entraîneur leur a donné une dose d’énergie en fin de saison», d’enchaîner le pilote, qui fait valoir au passage que les Wildcats, tout comme le Drakkar, disposent d’une bonne offensive. «C’est une série où ça va se gagner pouce par pouce.»

La pression des grosses foules

Bernard est évidemment heureux de disposer de l’avantage de la glace dans cet affrontement 2-3-2, mais les siens devront apprendre à bien faire quand les partisans se présentent en grand nombre au Centre Henry-Leonard. En effet, aussi curieux que ça puisse paraître, le Drakkar a compilé un dossier de 26 victoires et

8 défaites à domicile cette saison, mais lorsqu’il y a 2000 personnes et plus dans l’aréna, leur fiche est seulement de six gains et cinq revers.

«Est-ce un facteur? Je ne le sais pas, mais ce que je sais, c’est quand l’aréna est plein, les gars ne veulent surtout pas décevoir les fans. Il n’y a sûrement pas de mauvaises intentions de leur part», a-t-il poursuivi.

Autre fait à souligner, si on exclut les joueurs acquis par le biais de transactions en 2018-2019, tous les patineurs qui ont plus d’un an d’expérience à bord du Drakkar n’ont gagné qu’un seul match en séries en carrière. Martel estime que le moment est enfin venu d’engranger les victoires printanières.

«Ça fait trois ans qu’on bâtit cette équipe-là pour les séries et on veut montrer aux gens qu’on est là pour vrai», a estimé l’ailier droit. «On n’a pas eu la chance de faire un bout de chemin en séries, mais cette année, on a les atouts pour aller jusqu’au bout. Ça aurait été le fun de gagner le championnat de notre conférence, mais notre concentration était pour les séries. L’adversaire, ce n’est pas important, ce sera notre façon de jouer qui va l’être.»

Le Drakkar et les Wildcats ne se sont affrontés qu’une seule fois en séries, soit en 2004. Cette année-là, Moncton n’avait fait qu’une bouchée des Nord-Côtiers en première ronde, les éliminant en quatre matchs consécutifs. Cette saison, ils ont partagé leur série de deux matchs, chaque équipe l’emportant en territoire ennemi.