En trois saisons à la barre du Drakkar, Martin Bernard a compilé un dossier de 105 victoires et 99 défaites, dont 19 en supplémentaire ou en fusillade.

Le Drakkar congédie Martin Bernard

BAIE-COMEAU — Comme le veut l’implacable loi du sport, Martin Bernard a écopé pour la fin de campagne en queue de poisson du Drakkar de Baie-Comeau. Celui qui a été entraîneur-chef de la formation nord-côtière durant trois ans a été avisé mardi matin que son contrat ne serait pas renouvelé.

Bernard était revenu à Baie-Comeau pour entendre cette mauvaise nouvelle de la bouche du directeur général Steve Ahern qui, pour sa part, a été confirmé dans son poste la semaine dernière. De l’avis de ce dernier, le pilote des trois dernières saisons n’est pas tombé des nues, principalement en raison de l’élimination du Drakkar en première ronde des séries.

«Le bulletin d’un coach, ce sont les séries. On avait bâti un plan sur trois ans, l’évaluation qui avait été faite était de se retrouver dans le carré d’as cette année et ça n’a malheureusement pas été le cas», a soutenu Ahern. «Il [Bernard] s’attendait à ça. C’est dommage, mais le hockey est fait comme ça. Il ne faut pas oublier non plus que les coachs ont aussi des vies de famille. Ce n’est pas facile pour elles non plus», a-t-il ajouté.

«On n’est jamais maître de notre destinée», a été le premier commentaire de Martin Bernard, philosophe devant la fatalité. «Dans ce métier, on est tributaires des performances, spécialement en séries. Toutefois, quand je regarde l’ensemble du portrait, c’était d’être compétitif lors de la troisième saison et on a connu une des meilleures saisons de l’histoire de cette organisation.»

Là-dessus, difficile de contredire celui qui vivait un troisième congédiement à titre d’entraîneur-chef. Le Drakkar a récolté 102 points pour se classer au quatrième échelon du classement général du circuit Courteau. L’élimination en sept rencontres aux mains des Wildcats de Moncton, après notamment trois revers à domicile, lui aura toutefois été fatale.

Remerciements

Martin Bernard, qui a remercié dans un long message sur Twitter l’organisation du Drakkar, les partisans et bien sûr les joueurs qui ont évolué sous ses ordres, pensera maintenant aux siens avant de savoir où il va rebondir. «Pour l’instant, l’important est de s’assurer que mes proches soient bien. Il ne faut pas que ce soit une distraction pour les enfants à l’école. Pour la suite, on verra», a lancé le père d’une fille âgée de 15 ans et d’un garçon de 12 ans.

Toujours gentleman dans ses relations avec les médias et le public en général, Bernard a dit souhaiter aux partisans en conclusion «une première coupe du Président dans les prochaines années».

Steve Ahern est maintenant en mode recherche d’un nouvel entraîneur-chef, qui sera le 11e de l’histoire de l’équipe. Le directeur général ne cherche pas nécessairement quelqu’un qui a de l’expérience du hockey junior majeur, mais il veut un pilote «qui aura une connaissance de la façon de composer avec [les jeunes de] la nouvelle génération et qui sera ouvert à travailler avec les nouvelles technologies, comme la psychométrie».

Le directeur général, qui assurait en début d’après-midi mardi avoir déjà reçu huit propositions, se donne jusqu’à dimanche prochain pour recevoir les candidatures des gens intéressés. Il souhaite que le prochain pilote soit nommé d’ici les assises de la LHJMQ, qui auront lieu du 6 au 8 juin.

En trois saisons à la barre du Drakkar, Martin Bernard a compilé un dossier de 105 victoires et 99 défaites, dont 19 en supplémentaire ou en fusillade. Sa fiche en séries sur la Côte-Nord est de quatre gains et 12 revers. Dans la LHJMQ, il a également dirigé les Tigres de Victoriaville et les Cataractes de Shawinigan.