Jon Goyens (au centre) a officiellement été confirmé dans ses fonctions d’entraîneur-chef du Drakkar de Baie-Comeau par Steeve Gagné (à gauche), et Steve Ahern, respectivement président du conseil d’administration et dg de l’équipe.

Le Drakkar confirme la nomination de Jon Goyens [VIDÉO]

Après la conquête d’un premier championnat avec les Lions de Lac-Saint-Louis, en 2011, quelques équipes de la LHJMQ avaient cogné à la porte de Jon Goyens. Nommé au poste d’entraîneur-chef du Drakkar de Baie-Comeau, jeudi, il ne regrettait aucunement d’avoir attendu à aujourd’hui pour faire le saut.

«Ça m’a laissé du temps pour prendre plus d’expérience. Je suis plus prêt, maintenant, et je suis un meilleur coach que je ne l’étais en 2011», disait-il dans un hôtel de Québec, où se tenait la conférence de presse de l’annonce du successeur de Martin Bernard en marge des assises de la LHJMQ.

Goyens débarque sur la Côte-Nord avec deux conquêtes de la Coupe Jimmy-Ferrari, dont la plus récente en 2016 alors qu’il dirigeait l’actuel capitaine du Drakkar, Nathan Légaré. Il revendique aussi deux médailles de bronze à la Coupe Telus.

À Baie-Comeau, son mandat sera développer les joueurs, propager les valeurs d’intensité et d’équité de l’équipe et bien expliquer le tout à la génération d’aujourd’hui.

«Je suis directeur d’école, je sais que le questionnement peut venir vite. On a vécu la problématique à la fin de la saison, dans les séries, il faut être juste et bien expliquer les choses», notait le directeur général Steve Ahern, convaincu que Goyens fera en sorte que le club puisse être compétitif rapidement «comme on aurait dû le faire dans les séries».

Le plus victorieux en séries

Goyens est l’entraîneur-chef comptant le plus de victoires dans les séries de la Ligue midget AAA. Il a déjà été adjoint et responsable de la vidéo avec la défunte équipe de Lewiston, dans la LHJMQ. Il entraîne des joueurs professionnels, l’été, et participe à des camps de perfectionnement avec les Maple Leafs de Toronto et le Crunch de Syracuse. Benoît Groulx, qui dirige le club-école du Lightning, a eu de bons mots pour lui, selon Ahern, qui connaissait Goyens sans être ami avec lui.

«Dans le hockey, ce n’est pas de l’amitié que ça prend, il faut des passionnés qui veulent gagner. J’aurais pu nommer mon prof de français qui est vraiment bon, mais j’aimais mieux un coach de hockey», illustrait le DG avec le sourire.

Des raisons familiales ont gardé Goyens à la maison de 2011 à 2019. Sa femme lui avait prédit qu’il recevrait une offre, ce printemps. «Les gens pensaient que j’étais très confortable à Montréal. Quand l’occasion se présente, il faut sortir de sa zone de confort et relever le défi», précisait-il.

Reste à voir si sa présence permettra au Drakkar d’avoir la main plus heureuse avec les joueurs de Lac-Saint-Louis…

«La décision de venir à Baie-Comeau, dans la LHJMQ ou d’aller aux États-Unis appartient aux familles. Mais à la fin de la journée, si le fait de connaître des joueurs peut aider au recrutement, je serai très content d’aider», notait le nouveau pilote du Drakkar.

Le jour du jugement ne viendra pas après le premier mois pour celui qui a signé un contrat de deux ans assorti d’une troisième année en option.

«Ce qui compte, ce n’est pas d’être content de gagner nos six premiers matchs, et après Noël, de ne pas faire les séries. Il faut que la fondation soit solide en janvier pour que les joueurs soient prêts à affronter n’importe quel style de jeu dans les séries», notait le fils de Chrys Goyens, auteur de biographies de Larry Robinson, Scotty Bowman, Maurice Richard, Darryl Sittler et Mario Lemieux, entre autres.

«Peut-être que son père pourrait écrire la mienne, à un moment donné», ajoutait Ahern avec une touche d’humour. Il préférera sans doute que Jon Goyens ajoute de belles pages à l’histoire du Drakkar!