Le moral est au beau fixe dans les rangs du Drakkar de Baie-Comeau. «Peu importe avec qui tu joues, il se passe quelque chose. Toutes les lignes créent de belles choses», note le capitaine Gabriel Fortier.

Le Drakkar arrive à maturité

BAIE-COMEAU — La grosse machine rouge du Drakkar a pris la route mercredi midi en confiance pour un périple de trois matchs en quatre jours qui devrait lui donner une bonne idée de sa valeur cette saison.

Les hommes de Martin Bernard se frotteront à Drummondville jeudi, à Québec vendredi et conclura avec une escale à Rimouski dimanche. Sans rien enlever à l’adversaire de vendredi, les Remparts, l’entraîneur-chef du Drakkar identifiait comme étant «de bons challenges» les rencontres contre les Voltigeurs et l’Océanic.

«Drummondville, c’est l’équipe étiquetée numéro 1 dans notre ligue. Ce sera intéressant de se frotter à ce club, tout comme Rimouski, aussi pressentie pour finir dans le top 3 au classement général. Ça va être un autre match baromètre qui va nous indiquer où on est rendus dans notre progression», a fait valoir Bernard, dont les troupiers sont toujours invaincus en temps réglementaire jusqu’ici cette saison (7-0-0-1).

Selon le pilote, l’heure est venue de récolter ce que l’équipe a semé les deux saisons précédentes. «C’est souvent à la troisième année de développement que les choses tombent à leur place et que les gars sont en mesure de mieux gérer les moments critiques d’un match.» Il note également que les frustrations vécues la saison dernière «ont apporté un énorme bagage d’expérience».

Le capitaine Gabriel Fortier précise aussi un autre élément important de cette recette gagnante. «On est arrivés au camp avec la mentalité que cette année, c’était l’année où il fallait tous travailler ensemble. Et ça paraît depuis le début de la saison. Les quatre lignes, les six défenseurs, les gardiens, on travaille tous dans le même sens à chaque match», a-t-il indiqué quelques minutes avant le départ de l’autocar pour le centre du Québec.

Le trio de l’heure

Fortier pilote possiblement le trio le plus dangereux de la LHJMQ en ce début de la campagne. Ivan Chekhovich et Yaroslav Alexeyev ont chacun 13 points, un de plus que leur joueur de centre. «De toute façon, peu importe avec qui tu joues, il se passe quelque chose. Toutes les lignes créent de belles choses.»

Alexeyev explique en partie par son grand temps de glace son départ canon, lui qui a déjà 10 buts au compteur, soit trois de mieux que son coéquipier Nathan Légaré, une autre des menaces offensives du Drakkar, et Dmitry Zavgorodniy, de l’Océanic.

«Mais ça a vraiment été une bonne nouvelle de me retrouver ici avec Ivan. Je suis vraiment heureux de pouvoir jouer avec lui et aussi d’avoir quelqu’un pour parler russe», ajoute Alexeyev, acquis ce printemps du Phœnix de Sherbrooke en compagnie d’un choix de troisième tour en 2019 en retour d’Édouard St-Laurent.

Fortier assure que ses coéquipiers et lui gardent la tête froide malgré les succès présents. «Il reste encore 60 matchs à jouer, il faut seulement continuer à travailler. Oui, on est premiers, mais ce qui est le plus dur, c’est de rester premiers.»