Les Giants de New York sont confortablement installés au dernier rang la division Est de la Conférence nationale avec une fiche de 2-9. Eli Manning, qui doit composer avec une brigade offensive amochée, n’a lancé que deux touchés depuis ses trois derniers matchs.

Le dossier Eli Manning mal géré

EAST RUTHERFORD — Les Giants de New York accumulent les erreurs depuis le début de la saison. Ils ont peut-être commis leur gaffe la plus importante quand ils ont informé le double récipiendaire du titre de joueur par excellence du Super Bowl Eli Manning qu’il allait être laissé de côté après 13 saisons comme quart partant.

Le copropriétaire des Giants John Mara a reconnu mercredi que l’équipe aurait pu s’y prendre d’une meilleure manière quand elle a informé Manning plus tôt cette semaine que son temps de jeu allait être réduit après 210 départs consécutifs. Il n’arrivait toutefois pas à trouver quelle aurait été la bonne manière de le faire...

Prenant la parole publiquement pour une première fois depuis que l’entraîneur-chef Ben McAdoo a annoncé mardi que Geno Smith allait être le quart partant face aux Raiders d’Oakland, Mara a déclaré qu’il avait commis deux erreurs dans ce dossier.

Discussion pas facile

La première? Ne pas avoir été présent dans les quartiers généraux de l’équipe mardi quand Manning a été dévasté par la nouvelle. Il a rencontré Manning dans son bureau mercredi matin et a reconnu que la discussion n’avait pas été facile. Il a ajouté que Manning n’était pas heureux de la décision, mais qu’il la comprenait.

«Il est un joueur spécial, une personne spéciale. Quand vous le voyez être aussi émotif, c’est difficile. Pour beaucoup de joueurs, les Giants sont simplement une autre équipe. Mais pour lui, c’est spécial de faire partie des Giants de New York.»

Mara a aussi affirmé qu’il avait mal anticipé la réaction de Manning par rapport à la réduction de son temps de jeu pour permettre à la direction d’évaluer Smith et la recrue Davis Webb. Il croyait que le vétéran âgé de 36 ans allait accepter d’effectuer un 211e départ d’affilée dimanche, avant de céder sa place à Smith pour la deuxième demie.

Mea culpa... un peu trop tard

Mara a réalisé son erreur seulement mercredi. «Je ne voulais pas que ça se passe comme ça. Mais je comprends son point de vue et je respecte sa décision. Il ne veut pas que sa séquence se poursuive simplement grâce à quelques séries à l’attaque.»

Mara a indiqué qu’il avait rencontré le directeur général Jerry Reese il y a environ deux semaines et lui avait mentionné qu’il était temps d’évaluer les réservistes. Reese en avait déjà parlé à McAdoo et l’entraîneur-chef de deuxième année a décidé de passer à l’acte mardi, alors que les Giants présentent un dossier de 2-9.

La décision a été sévèrement critiquée par les partisans et d’anciens membres des Giants, ce à quoi Mara s’attendait, mais pas à un tel degré. «Disons que j’ai reçu beaucoup de commentaires des partisans et ils ne sont pas contents, a-t-il dit. Je les comprends.» Il a aussi martelé que cette décision ne signifiait pas la fin de la carrière de Manning avec les Giants.

Rivers mécontent

Avec le désaveu d’Eli Manning, c’est Philip Rivers, qui aura la palme du quart avec la plus longue séquence active de départs consécutifs dans la NFL. Et le quart des Chargers de Los Angeles ne s’en réjouit pas.

«Honnêtement, j’ai trouvé ça pathétique», a laissé tombé Rivers, qui effectuera son 188départ de suite dimanche. «Ce gars-là, il est allé au combat pour 210 matchs consécutifs, sans égard aux blessures et aux ecchymoses pour son équipe. Il a remporté deux Super Bowls, a été sacré joueur le plus utile, et avec le respect qu’il a acquis, tant dans le vestiaire que sur le terrain, il n’y a pas de doute qu’il aurait dû avoir l’opportunité de finir ces cinq semaines, si l’équipe décide de prendre une nouvelle direction.»

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COWBOYS ET REDSKINS TENTENT DE LIMITER LES DÉGÂTS

Dak Prescott des Cowboys de Dallas

ARLINGTON — Dak Prescott et les Cowboys ont dû laisser tomber tout espoir réaliste de rester champions de section en perdant trois matchs de suite, en l’absence du demi offensif vedette Ezekiel Elliott, suspendu.

Si Dallas s’incline à nouveau jeudi contre Washington, la couronne ira aux Eagles de Philadelphie, dans l’Est de la Nationale. Les Cowboys et les Redskins ont des rendements décevants de 5-6. «C’est frustrant. On ne s’y attendait vraiment pas», a dit Prescott. «Avec les joueurs étoiles que nous avons, les mots vous manquent un peu pour l’expliquer.»

Elliott grimpait les échelons au tableau des verges au sol avant la mauvaise séquence en cours. Il n’avait plus d’options légales pour éviter une suspension de six matchs, en lien à des allégations de violence conjugale. Depuis trois rencontres, les Cowboys n’ont pas connu un match de plus de 235 verges totales.

«Je suis sûr que l’absence d’Elliott y a contribué un peu», a dit l’entraîneur-chef des Redskins, Jay Gruden. «Mais il y a d’autres facteurs. Quand vous perdez, ce n’est pas que la faute de l’attaque.» L’absence du secondeur étoile Sean Lee n’a pas aidé la cause des Cowboys, qui se font dominer 72-6 en deuxième demie de cette séquence de défaites.

Pour Washington, le problème vient de la quantité importantes de joueurs blessés. Sur le lot, 15 sont sur la liste des blessés et l’équipe est n’est plus dans la course pour le championnat de division depuis la semaine 12, malgré leur victoire contre les Giants de New York. Trois partants ne joueront pas jeudi soir : l’ailier rapproché Jordan Reed (arrière de la cuisse), le centre Chase Roullier (main) et le demi de sûreté Montae Nicholson (commotion cérébrale).

À l’attaque, Kirk Cousins a rejoint 15 joueurs cette année, mais sa cible préférée est Jamison Crowder. Ce dernier vient de connaître son meilleur match de l’année avec sept attrapés pour 141 verges, incluant un touché. «Parfois il se perd dans la foule, mais il devient un élément important», a résumé Gruden.