Bien qu'il n'y ait pas de sujet aussi chaud en 2019, il reste encore plusieurs choses à discuter pour les directeurs généraux de la LNH.

Le circuit Bettman en bonne santé, selon les dg

BOCA RATON — Les directeurs généraux de la Ligue nationale de hockey sont venus en Floride à la même période l'an dernier afin d'obtenir plus de précisions et de constance au sujet de l'obstruction envers les gardiens. Entre leurs rondes de golf, parties de pêche et discussions aux abords de la piscine, bien sûr.

Ils ont obtenu satisfaction quand il a été décidé que le département des opérations hockey allait avoir le dernier mot sur toutes les séquences où les gardiens se font bousculer dans leur zone protégée.

Bien qu'il n'y ait pas de sujet aussi chaud en 2019, il reste encore plusieurs choses à discuter.

«Tout est presque parfait»

Les dg ont lancé leur réunion au très chic Boca Beach Club, lundi, en étalant les statistiques jusqu'ici cette saison démontrant que les buts, les buts à forces égales, et les retours de l'arrière sont en hausse, tandis que les mises en échec sont demeurées au même niveau qu'au cours des dernières années.

«Il semble que tout est presque parfait, a déclaré le directeur général des Golden Knights de Vegas, George McPhee. Notre sport occupe une position enviable, peu importe ce que vous voulez quantifier. Il se porte à peu après aussi bien que jamais, ce qui est une bonne nouvelle.»

Après 1015 matchs en 2018-2019, les équipes ont uni leurs efforts pour marquer 6,1 buts par partie, une proportion à peine inférieure à la proportion affichée en 2005-2006, la saison qui a suivi le lock-out. Par ailleurs, 77 % des buts inscrits l'ont été à forces égales, le plus haut taux depuis la saison 1977-78.

Plus de buts

Selon des données de la LNH, le nombre de buts, au stade actuel, a connu une hausse de 3 % par rapport à la saison dernière, de dix % en comparaison avec 2016-2017, et de 13 % par rapport à 2015-2016.

Les remontées sont également à la hausse. Pas moins de 43 % des équipes qui ont accusé un recul lors d'un match ont trouvé le moyen de l'emporter, incluant 12 % qui ont effacé un retard de deux buts. Enfin, 164 matchs sur une possibilité de 990 - 17 % - ont été le théâtre de remontées alors qu'une équipe tirait de l'arrière au troisième vingt.

Entre 2005-2006 et 2017-18, 28 joueurs en moyenne dans la LNH ont marqué au moins 30 buts. Jusqu'à maintenant cette saison, 50 joueurs affichent une cadence qui leur permettra d'atteindre ce plateau.

Parité

Les responsables de la LNH étaient également heureux de dire qu'il existait une forme de parité dans la ligue, en se fiant sur le fait que 27 équipes ont changé de position au classement depuis le 1er janvier.

«C'est fantastique, s'est exclamé Brad Treliving, directeur général des Flames de Calgary. Il s'agit d'un produit vraiment divertissant. Et en fin de compte, nous œuvrons dans le secteur du divertissement.»

«Le fait que nous sommes assis ici sans nous attarder sur des sujets chauds démontre que, dans l'ensemble, les choses vont bien», a renchéri son homologue des Jets de Winnipeg, Kevin Cheveldayoff.

Mais ça n'a pas toujours été le cas.

Colin Campbell, vice-président exécutif et directeur des opérations hockey, dit qu'il savait que son sport avait besoin d'une refonte en profondeur après l'éreintante finale de la Coupe Stanley de 2004 entre les Flames et le Lightning de Tampa Bay.

«Aucune équipe n'a perdu une avance. L'équipe qui a marqué le premier but a gagné la rencontre, a relaté Campbell. Vous pouviez “verrouiller” un match. J'ai entendu un joueur dire : “On n'a même plus de plaisir à jouer. On agrippe, accroche, retient, lutte.” Il faut rendre hommage (aux directeurs généraux); ils ont travaillé avec ardeur.»

Une vidéo a aussi été présentée pour démontrer à quel point l'attention portée au cinglage en 2017-18 a engendré un produit plus rapide et plus offensif. Les punitions pour coup de bâton - 769 jusqu'à maintenant - sont encore élevées par rapport à ce qu'elles étaient avant que la LNH ne s'attaque au fléau. Toutefois, ce type d'infraction est nettement moins fréquent qu'il ne l'était en 2017-2018, alors que les arbitres en avaient signalé 1053.

«Le crédit revient aux joueurs, a noté Stephen Walkom, directeur de l'arbitrage dans la LNH. Il existe une grande conformité vis-à-vis les règlements. Les joueurs sont mieux renseignés sur ce qu'est (une punition) pour avoir accroché, retenu ou pour coup de bâton.»

Les directeurs généraux ont également travaillé en petits groupes sur divers sujets, dont la rondelle traversant la ligne des buts après le coup de sifflet, les infractions pour bâton élevé entraînant des pénalités de deux ou quatre minutes, ainsi que les gardiens qui perdent leur masque pendant le jeu.

Parmi les autres dossiers qui seront évalués cette semaine, notons la possibilité pour les arbitres de revoir des séquences qui pourraient entraîner des pénalités majeures avant de rendre une décision, ainsi que de permettre aux officiels de revoir des séquences déjà révisées par le département des opérations hockey.

Présentement, les officiels n'ont accès qu'aux reprises lors de contestations des entraîneurs. Ils peuvent les visionner sur les tablettes placées au banc du chronométreur.

Les directeurs généraux seront réunis jusqu'à mercredi.