La président du Comité international olympique, Thomas Bach, s'adresse à l'assemblée lors de la rencontre du conseil exécutif tenue à Lausanne, mercredi.

Le CIO ajoute sept nouvelles épreuves à Pékin

MONTRÉAL — Le comité exécutif du Comité international olympique (CIO) a voté mercredi en faveur de l’ajout de sept nouvelles épreuves au programme des Jeux olympiques d’hiver de Pékin en 2022.

Ces ajouts permettront d’augmenter la représentativité des athlètes féminines, tout en réduisant le nombre d’athlètes sous le quota maximal établi par le CIO.

Les nouvelles disciplines sont le monobob, c’est-à-dire le bobsleigh individuel, le big air masculin et féminin en ski acrobatique, ainsi qu’une panoplie d’épreuves mixtes en patinage de vitesse courte piste, en sauts à skis, en sauts acrobatiques et en snowboard cross.

«Nous accueillons favorablement la décision du CIO d’ajouter sept nouvelles épreuves au programme des JO de Pékin en 2022 et avons hâte de présenter les jeux d’hiver les plus paritaires de l’histoire», a déclaré le comité organisateur des JO de Pékin 2022 par l’entremise de son compte Twitter quelques minutes après l’annonce.

«Notre objectif est de trouver un équilibre entre les disciplines traditionnelles et celles plus innovantes», a expliqué Kit McConnell, directeur des Sports au CIO et à ce titre en charge du programme des Jeux.

L’objectif d’atteindre la parité 50-50 entre les athlètes masculins et féminins fait partie de l’Agenda olympique 2020, et les Jeux de Pékin verront la représentativité des femmes passer de 41 à 45,44 % parmi la cohorte d’athlètes.

En vertu de cette décision, la Fédération internationale de patinage rejoindra les Fédérations internationales de biathlon et de curling, déjà paritaires dans leur programme olympique, tandis que les fédérations de bobsleigh, de skeleton, de hockey et de luge ont toutes augmenté leur représentativité.

Le skeleton, le patinage de vitesse, le ski alpin, le ski de fond, le ski acrobatique et le surf des neiges seront tous paritaires pour la première fois. 

Dans le même temps, plusieurs sports vont réduire leurs effectifs comme le biathlon (20 sportifs en moins) ou le patinage (moins 26), tandis que le tournoi féminin de hockey sur glace passe de 8 à 10 équipes, gagnant ainsi 46 sportives.

Le nombre total d’athlètes admissibles aux JO sera réduit de 41, à 2892.

Ajout apprécié

Même s’il ignore s’il sera en mesure de participer aux JO de Pékin, le patineur Charles Hamelin voit d’un bon œil l’ajout au programme olympique du relais mixte en patinage de vitesse courte piste.

«C’est une très bonne idée d’ajouter une épreuve en courte piste parce que ça fait plusieurs Jeux olympiques sans nouveautés en termes d’épreuves, a souligné Hamelin. Si on regarde la popularité du sport à PyeongChang l’hiver dernier, le courte piste a été le sport le plus regardé : c’était salle comble à chaque séance. Donc, selon moi, l’ajout d’une course rehaussera l’intérêt des amateurs.

«De plus, le courte piste n’a jamais été un sport mixte, et avec cette décision nous devrons maintenant travailler conjointement avec les filles de l’équipe, a-t-il ajouté. Elles pourront s’entraîner avec nous, ce qui signifie qu’elles pourront s’améliorer, être plus rapides et devenir de meilleures patineuses. C’est donc positif sur toute la ligne.»

Le vétéran de 34 ans a également souligné que le relais mixte — deux hommes, deux femmes — allait demander quelques ajustements de la part des patineurs canadiens.

«Les filles doivent être prêtes à recevoir une poussée beaucoup plus puissante qu’au relais féminin — elles peuvent tomber ou perdre l’équilibre —, et à l’inverse, les gars devront s’habituer à ne pas se faire pousser aussi fortement qu’à l’habitude. Ce sera à nous de nous ajuster pour éviter de perdre de la vitesse ou de l’énergie», a-t-il dit.  Avec AFP