Dan Basambombo

Le ciel étoilé du football universitaire... sans Auclair

Le firmament football du Réseau de sport étudiant du Québec (RSEQ) brille de 10 étoiles Rouge et Or à la suite du dévoilement jeudi des 27 joueurs faisant partie des équipes d’étoiles universitaires. Malgré la présence de 10 de ses protégés, l’entraîneur-chef Glen Constantin s’explique mal l’absence du demi défensif Adam Auclair de ce ciel étoilé.

Le quart-arrière Hugo Richard, le centre Samuel Lefebvre, le receveur de passes Jonathan Breton-Robert, le garde Samuel Thomassin, le bloqueur Kétel Assé, l’ailier défensif Mathieu Betts, le plaqueur Vincent Desjardins, le secondeur Dan Basambombo, le demi de coin Émile Chênevert et le botteur de précision David Côté sont les choix faits par les entraîneurs et le commissaire du RSEQ. Richard, Assé, Lefebvre, Betts, Desjardins et Chênevert ont été des choix unanimes.

«C’est une bonne récolte, le tiers de mes partants sont dans l’équipe d’étoiles et chaque année, on a entre 10 et 12 joueurs», a d’abord commenté Constantin, jeudi lors de sa conférence de presse hebdomadaire. «Mais chaque année également, on pense qu’il pourrait y en avoir un de plus», s’est-il empressé d’ajouter.

Et cette année, ce joueur de plus est Auclair. «Je ne comprends pas qu’il soit passé de joueur défensif numéro un au Canada l’an passé à ne plus faire partie de l’équipe d’étoiles du Québec cette année...» a laissé tomber le pilote du R et O.

Indiquant qu’il n’a pas utilisé Auclair différemment cette année, Constantin a ajouté que, comme lui, le natif de Notre-Dame-des-Pins se préoccupait peu de ces «trophées pour lesquels des gens votent». «Ces votes sont le reflet de ce que des gens pensent de nos joueurs. Nous, une chose que nous voulons nous approprier, c’est ce qui nous appartient sur le terrain.»

Fier du choix de Basambombo

D’autre part, Constantin a dit être particulièrement fier pour la sélection de Basambombo, un natif du Congo qui est passé directement de l’École secondaire catholique Franco-Cité, à Ottawa, au football universitaire.

«C’est un gars de troisième année, mais, si on regarde son parcours, il sortirait du cégep cette année. C’est quelque chose pour un Ontarien comme lui d’avoir by-passé le cégep, qui est très formateur au niveau football, pour venir jouer ici.»

Les Carabins de l’Université de Montréal comptent pour leur part 11 représentants au sein de l’équipe d’étoiles. Les Redmen de McGill en ont trois (le receveur de passes Jérémy Sauvageau, le plaqueur Andrew Seinet-Spaulding et le demi défensif Benjamin Carré), les Stingers de Concordia deux (le bloqueur Maurice Simba et le receveur de passes Jarryd Taylor) et le Vert & Or de Sherbrooke un seul (le porteur de ballon Gabriel Polan).

***

Émile Chênevert est honoré d’avoir été élu sur l’équipe d’étoiles
du Québec.

Chênevert y va une étape à la fois

À l’aube de la demi-finale qui opposera son équipe au Vert & Or de l’Université de Sherbrooke, le demi de coin du Rouge et Or Émile Chênevert ne s’attend pas à de grands changements dans le jeu des représentants des Cantons de l’Est.

Le Vert & Or s’est qualifié de justesse pour les séries en battant les Stingers de Concordia grâce à une belle performance de son porteur de ballon vedette Gabriel Polan et du quart-arrière recrue Samuel Goulet-Bolduc, qui amorçait son premier match depuis le... secondaire. Après Charles-Xavier Owens, Conor Sinclair et Joé Hudon, le géant de 6’6” et 230 livres était le quatrième prétendant au poste de quart cette année, une position fortement touchée par les blessures chez le Vert & Or.

«Malgré la présence d’un nouveau quart-arrière, je ne crois pas que Sherbrooke ait eu le temps de changer son système de jeu en une semaine, alors on a pratiqué essentiellement les jeux qu’ils ont faits durant toute l’année», a précisé Chênevert en point de presse, jeudi. L’étudiant en médecine s’attend cependant à voir Goulet-Bolduc, si c’est lui qui obtient le départ, tenter davantage de passes malgré la présence de Polan dans l’alignement.

«De ce que j’ai vu, il a un gros gabarit et il a bien lancé. Peut-être qu’il aura plus confiance de mettre le ballon dans les airs», poursuit Chênevert, qui se dit prêt à toutes les éventualités. «Même si c’est un match sans lendemain, on ne change rien dans notre préparation. Chaque jeu, on le joue à 100 %. On pense qu’il faut y aller une étape à la fois.»

Le demi de coin concède toutefois qu’une ambiance différente règne sur les lignes de côté durant les séries. «Oui, l’énergie est différente. Les gars sont plus bruyants durant l’échauffement et ça crie beaucoup plus.»

Pas à la légère

Malgré les deux gains de Laval contre Sherbrooke, une victoire de 14-1 à Sherbrooke pour lancer la saison et un massacre de 53-0 au Stade Telus pour la conclure, Chênevert assure que lui et ses coéquipiers ne prennent pas leur adversaire de la première ronde à la légère. «Ce n’est pas à moi de vous convaincre qu’ils ont une chance de l’emporter, il faudrait demander cela à leur entraîneur», a-t-il cependant répondu à un journaliste qui s’interrogeait à savoir comment le R et O pouvait considérer comme une menace une équipe qui n’a marqué qu’un maigre point contre la défensive lavalloise cette année.

Par ailleurs, il s’est dit honoré de faire partie de l’équipe d’étoiles du Réseau de sport étudiant du Québec dévoilée jeudi. «Je suis très content, c’est une belle marque de respect des entraîneurs des autres équipes et ça montre qu’on est bien préparé pour entrer dans les séries.»

Cette année, sa troisième avec le R et O, l’ancien des Élans de Garneau a connu une belle progression. Après avoir enregistré 6,5 plaqués la saison dernière, il en a accumulé 23,5 cette année.