Les Canadiens ont célébré leur 36e victoire de la saison samedi.

Le Canadien vient à bout des Maple Leafs en fusillade

Le Canadien a dû puiser dans ses ressources afin de venir à bout des Maple Leafs de Toronto 2-1 aux tirs de barrage, samedi, à l'occasion de la 400e salle comble d'affilée au Centre Bell.
Des buts d'Alex Galchenyuk et de David Desharnais en fusillade ont permis au Tricolore de signer sa 36e victoire de la saison. À l'autre bout, Carey Price n'a cédé que devant Mike Santorelli.
Le Canadien a été contraint de composer avec un défenseur en moins pendant plus de deux périodes. Le vétéran Sergei Gonchar, blessé au haut du corps, a dû battre en retraite vers la fin de la première période.
«Son cas sera analysé sur une base quotidienne. On ne sait pas s'il va nous accompagner à l'étranger», a indiqué l'entraîneur Michel Therrien.
Les visiteurs avaient été très menaçants au cours de la courte période de prolongation, et il était temps pour le CH qu'elle finisse.
Surutilisés, les défenseurs P.K. Subban (35 minutes 21 secondes de temps de jeu) et le vétéran Andrei Markov (31:57) étaient exténués.
«C'était très exigeant pour notre groupe de défenseurs. P.K. et Andrei ont assurément vidé le réservoir. Mais ils ont bien fait ça», a noté Therrien.
«J'étais fatigué à la fin du surtemps, mais j'aurais été correct s'il y avait eu une autre période», a lancé l'inépuisable Subban.
«J'estime que je suis à mon mieux quand je joue en masse, a-t-il enchaîné. J'adore ça, je m'amuse. Je m'applique davantage à jouer de façon plus rusée et à doser mes énergies.»
Daniel Winnik, pour les Maple Leafs, et Brendan Gallagher ont été les buteurs en temps réglementaire.
Jonathan Bernier a repoussé 31 lancers devant le filet des Leafs (23-29-5) tandis que Price a bloqué 28 tirs.
«Andrei a bloqué sept lancers devant moi. Il connaît toute une saison», a affirmé Price, en précisant avec humour que c'est Markov qui lui avait fait mention de la statistique.
Pas d'amour
On a vite constaté qu'il n'y aurait pas d'amour dans l'air pour la Saint-Valentin. David Clarkson, des Maple Leafs, était particulièrement fringant. Il a été expulsé avant la fin du premier vingt, qui a été ponctué de 55 minutes de pénalités.
Clarkson a d'abord cherché noise à Brandon Prust, qui était en fin de présence sur la glace. Prust a accepté l'invitation, en s'évertuant à éviter les coups de poing de son assaillant.
Clarkson a ensuite fait des siennes vers la fin, en mettant durement en échec le vétéran défenseur Sergei Gonchar derrière le but du CH. Ébranlé, Gonchar a quitté.
Beaulieu à la rescousse
Le jeune Nathan Beaulieu s'est porté à la défense de son coéquipier, en engageant le combat avec l'attaquant des Leafs, qui a été chassé.
«C'est avec des gestes comme celui-là que tu mérites le respect de tes coéquipiers, a commenté Therrien. Il (Beaulieu) a fait la bonne chose. C'était une mise en échec dangereuse parce que Sergei se trouvait dans une position vulnérable.»
Beaulieu n'a pas hésité un instant. Pour lui, c'était la chose à faire. Il estime que n'importe quel coéquipier à sa place aurait agi comme lui.
«Je n'élaborerai pas sur ce qui s'est passé, a-t-il mentionné. C'était un match très intense et on aurait dit qu'il (Clarkson) cherchait le trouble. C'était la journée du hockey au pays avec un duel Maple Leafs-Canadien. Je suis convaincu qu'il était très fébrile. Mais des fois, les émotions prennent le dessus.»
Subban s'est dit surpris des aptitudes de pugiliste de son jeune coéquipier. Il a dit à la blague qu'il lui avait tout enseigné.
«Il devrait peut-être laisser tomber les gants plus souvent parce qu'il se débrouille fort bien au bout du poing, a dit Subban. Mais non, nous avons besoin de lui sur la patinoire. Il nous est très utile.»
Buts rapprochés
Sur le plan hockey, les équipes ont échangé des buts rapprochés. Winnik a complété la stratégie de Richard Panik et de Roman Polak, à 11:19, en déjouant Price à l'aide d'un tir des poignets.
Gallagher a fourni la réplique en supériorité numérique, à 12:00, en concrétisant le retour de lancer de Tomas Plekanec.
On s'en est tenu au hockey en deuxième période. Peu de choses à signaler si ce n'est que le jeu a été intense et serré, et qu'aucun but n'a été marqué. Les gardiens ont veillé au grain.
En troisième, Therrien a davantage fait appel au quatrième trio afin d'insuffler de l'énergie au groupe.
Le Canadien n'a pas saisi sa chance en supériorité à sept minutes de la fin. Les Maple Leafs ont raté la leur avec un peu moins de quatre minutes à écouler. Le temps supplémentaire serait donc nécessaire.