Peter Dissera et Catharine Pendrel, de l’équipe unifoliée, se félicitent après la course à relais de vélo de montagne où le Canada a pris le cinquième rang.

Le Canada termine cinquième au relais des Championnats du monde de vélo de montagne

L’équipe canadienne a mis la main sur la cinquième position mercredi, lors de l’épreuve de relais des Championnats du monde de vélo de montagne 2019. Les athlètes ont enregistré leur meilleur résultat depuis 2013.

Le Canada avait rassemblé ses cinq meilleurs athlètes, un dans chaque catégorie excepté les femmes juniors, pour cette bataille qui sacre une nation championne du monde. Chaque coureur devait faire un tour du parcours de cross-country (XCO), l’un après l’autre. L’an dernier, en Suisse, le Canada avait enregistré le huitième meilleur temps.

«Avec l’équipe qu’on avait, on s’est dit que l’on pouvait bien faire. Tout le monde est rapide, mais on n’avait pas de numéro en tête. C’est 12 à 15 minutes, gaz au fond. C’est un effort différent et on ne le pratique pas souvent. Et c’est toujours plaisant avec l’esprit d’équipe», commente Raphael Auclair, le coureur U23 de Québec qui a lancé le bal, terminant sixième et bien accroché au peloton de tête. 

Le coureur junior Carter Woods a pris le relais pour effectuer une remontée spectaculaire. Il a passé le fil d’arrivée en deuxième place, mettant le Canada en très bonne position.

Laurie Arseneault (U23), de Terrebonne, n’a pas ralenti la cadence, mais a perdu quelques positions. Elle souligne l’atmosphère incroyable d’un tel événement disputé dans son pays.

«C’est tellement une belle ambiance, on court à la maison alors on entendait plus nos noms que ceux des autres.»

Au moment de passer le flambeau à Catharine Pendrel (élite), le Canada était en neuvième position. La coureuse olympienne se rappelle d’ailleurs l’argent remporté en 2009 par le Canada.

«Tout le monde a donné le meilleur de lui-même. J’ai pu aller chercher quelques positions lors de mon tour, je suis contente, et je pense qu’on a fini fort. C’est beaucoup de plaisir. On devient plus nerveux pour ça que pour nos courses personnelles. On veut bien faire pour notre pays», indique Pendrel. 

Peter Disera, le favori chez les élites, a roulé à son maximum pour finalement placer le Canada dans le top 5. 

«J’ai vu quelques coureurs partir et je me disais : lui je peux le battre, lui je peux le rattraper. Et j’ai essayé de réduire l’écart le plus possible. Cinquièmes, c’est fantastique. On n’a pas vu ça depuis 6 ans. Content d’avoir fait partie de ça», fait savoir Disera. 

En 2013, le Canada avait passé le fil d’arrivée quatrième.

L’équipe suisse a remporté les honneurs, pour une troisième année consécutive. Elle demeure l’équipe à battre. 

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VÉLO ÉLECTRIQUE: MAGHALIE ROCHETTE À UN CHEVEU DE LA MÉDAILLE D'OR

La Québécoise Maghalie Rochette a passé à un cheveu d’écrire l’histoire et de devenir la première championne du monde de vélo de montagne électrique.

Rochette devra se contenter de la médaille d’argent, elle termine à cinq petites secondes de la Suissesse, Nathalie Schneitter.

«C’est un mélange de frustration et de plaisir. C’était ma première course de e-bike, et j’ai vraiment adoré mon expérience. C’était une course très serrée et ça, c’est toujours le fun pour un coureur. C’est super stimulant, tu dois être focus. J’ai fait une erreur dans la course, au dernier tour, et j’ai perdu mon avance. Ça veut dire qu’il va falloir que je revienne», explique Rochette, athlète de 26 ans originaire de Sainte-Adèle.

Elle et ses sept autres adversaires devaient faire quatre tours de parcours, pour une durée de course d’environ une heure et douze minutes pour les plus vites. 

Chez les garçons, le fondeur de 21 ans de Saint-Ferréol-les-Neiges, Félix Longpré, a enregistré le neuvième meilleur temps, il a été le Canadien le plus rapide.

Il a passé tout sourire la ligne d’arrivée. Il faut dire que Longpré a déjà de l’expérience sur le vélo, lui qui a longtemps participé aux compétitions de vélo de montagne en cross-country (XCO). 

«Ils m’ont prêté un vélo électrique hier matin, je n’avais aucune idée de ce que ça allait donner! J’ai évité le plus d’erreurs possible. Tous les moteurs étaient barrés à 25 km/h. J’ai vraiment eu du plaisir, ça fait autant mal que du cross-country, mais c’est beaucoup plus technique. Il faut être alerte. J’ai roulé avec Christoph Sauser, un gars de cross, et quand j’étais jeune il gagnait. J’avais des posters de lui dans ma chambre.»

Ils étaient 45 à s’élancer dans les quatre tours d’un parcours de 5,6 km. Le vainqueur est Alan Hatherly, de l’Afrique du Sud, suivi par le duo de Français, Jerome Gilloux et Julien Absalon.

Tous les athlètes s’entendent pour dire que l’expérience était géniale. Le Mont-Saint-Anne a bien réussi son mandat, il tenait l'événement pour une première fois.