Thomas Chabot, un boxeur âgé de 20 ans originaire de Thetford Mines, fera ses débuts professionnels lors du gala qui aura lieu au Casino de Montréal le 25 janvier.
Thomas Chabot, un boxeur âgé de 20 ans originaire de Thetford Mines, fera ses débuts professionnels lors du gala qui aura lieu au Casino de Montréal le 25 janvier.

Le boxeur Thomas Chabot chez les pros

Après Sébastien Roy, toujours invaincu en huit combats, un autre boxeur originaire de Thetford Mines risque de faire parler de lui au cours de la prochaine année alors que le jeune Thomas Chabot fera ses débuts professionnels lors du gala qui aura lieu au Casino de Montréal le 25 janvier.

Âgé de 20 ans, Thomas a pratiqué la boxe durant la moitié de sa vie et a cumulé une fiche de 74 gains et 14 revers dans les rangs amateurs. Quatre fois vainqueur des Gants Dorés et quatre fois champion canadien, Thomas a signé un contrat avec Eye of the Tiger Management et arrive chez les pros avec un bon bagage d’expérience. «Je ne sais pas encore contre qui je me battrai. Le nom de mon adversaire sera connu au cours des prochaines semaines. Cependant, je sais que je me battrai chez les 130 livres, ce qui est plus léger que le poids auquel je me battais dans les rangs amateurs», déclare Chabot en entrevue téléphonique avec Le Soleil.

«L’avantage de me battre dans une catégorie plus légère, c’est que plus tu es capable de baisser ton poids en étant bien physiquement, moins tes adversaires sont gros, moins ils sont dangereux», explique celui qui s’entraîne dorénavant à Montréal avec Vincent Auclair, qui s’occupe aussi de Clovis Drolet, Vincent Thibault et Terry Osias.

Pas de JO

«La boxe, ça a toujours été en moi. Ça faisait longtemps que je pensais prendre le tournant professionnel. J’avais attendu un peu parce que j’espérais me qualifier pour les Jeux olympiques de Tokyo en 2020. J’ai cependant mis ce projet de côté parce que ça devenait un peu trop compliqué», indique-t-il. En effet, pour obtenir un laissez-passer pour Tokyo, il aurait dû être champion du Québec, se qualifier pour le championnat national et, finalement, terminer parmi les trois finalistes au tournoi continental.

Des blessures ont cependant modifié un peu le plan de match du boxeur gaucher. «J’ai eu une commotion cérébrale il y a deux ans et je n’ai donc pu défendre mon championnat canadien et, plus récemment, je me suis blessé à un coude. Je me suis dit que si je n’étais pas à 100 % pour les qualifications, j’étais mieux de laisser tomber», poursuit-il. Son passage chez les professionnels lui aura permis de soigner sa blessure au coude. «Puisque mon combat n’est que le 25 janvier, j’ai le temps de travailler avec ma physiothérapeute et je pourrai être entièrement guéri pour mes débuts professionnels», indique-t-il.

Chabot indique que son entraînement ne diffère pas trop de ce qu’il faisait avant ses combats amateurs. «J’étais à trois rounds et je vais passer à quatre rounds, les gants sont plus minces et les coups font un peu plus mal, mais, pour le reste, c’est la même préparation. J’ai totalement confiance en mon entraîneur.»

Inspiré par «Rocky IV»

C’est après avoir vu le film Rocky IV que Chabot avait décidé de se mettre à la boxe, d’abord avec l’entraîneur Stéphane Lachance du Club de boxe de Robertsonville et avec son père Constant qui n’était jamais bien loin. «Je veux faire mon nom dans le domaine de la boxe au Québec, mais je ne suis pas pressé. Je veux bien faire les choses et, quand les moments importants vont arriver, relever le défi. Ça ne sert à rien d’essayer de sauter une marche pour arriver plus vite au sommet», philosophe-t-il

Ne cachant pas que son but ultime est de devenir champion du monde, il ajoute qu’il est prêt à affronter n’importe qui et il essaie de s’inspirer des champions actuels. «Je crois que j’ai quelque chose à tirer de chaque champion. Je regarde toujours les combats de championnat, surtout quand ce sont des boxeurs gauchers comme moi, et je les analyse», poursuit celui qui traîne le surnom de «The Ghost» depuis plusieurs années. «Honnêtement, je ne sais pas qui a été le premier à m’appeler comme ça. Je sais que c’est à cause de ma rapidité, comme un fantôme que tu ne vois pas sur le ring. Aussi, dans la vie, j’ai toujours été quelqu’un de plutôt renfermé.»