Le défenseur David Savard (à gauche) fait partie des 60 hockeyeurs professionnels qui seront présents au Boot Camp les 10, 11 et 12 août prochain à l'Aréna de Sainte-Foy. Il est accompagné de l'ancien gardien Cédrick Desjardins, l'un des organisateurs de l'activité.

Le Boot Camp, un bon test avant les camps

Le Boot Camp a beau être un tournoi amical pour une bonne cause, quand la rondelle tombe sur la glace de l’Aréna de Sainte-Foy, les joueurs, dont plusieurs de la LNH, sont là pour gagner.

«Le trophée à la fin fait que les gars poussent un peu plus», admet David Savard. Le défenseur des Blue Jackets de Columbus en sera à sa sixième participation sur les sept présentations de ce tournoi unique en Amérique du Nord, où s’affrontent 60 hockeyeurs professionnels divisés en six équipes. L’événement au profit de la Fondation québécoise du cancer et de la Fondation Réno-Jouets se tiendra les 10, 11 et 12 août.

Avec maintenant cinq saisons complètes sous les lames et plus de 400 matchs joués, Savard s’avère un arrière bien établi dans la grande ligue. Le barbu de 27 ans sait ce que ça prend pour réussir sur les patinoires de la LNH. Le Boot Camp fait un peu partie de sa recette gagnante.

«Pour moi, c’est le test avant de repartir. Ça te permet de voir à quel point ton entraînement hors saison a payé, côté cardio et le reste», a-t-il expliqué mardi midi, lors d’une rencontre de presse.

L’action se déroule à cinq contre cinq, sans arrêts de jeu ni mises en échec. «C’est dur de retrouver un tel niveau de jeu pendant l’été, même si on se fait des petits matchs avec les gars de Québec. On est tous des gens très compétitifs et plus ton équipe avance dans le tournoi, plus tu veux gagner», fait valoir celui qui fait partie d’un groupe d’entraînement estival établi au PEPS de l’Université Laval, sous la supervision du préparateur physique Jean-Philippe Riopel.

Au premier coup d’œil, Savard et ses coéquipiers Jonathan Marchessault (Las Vegas), Alex Chiasson (Washington), qui se sont affrontés en finale de la Coupe Stanley ce printemps, Jonathan Huberdeau (Floride), David Perron (St. Louis) et Yanni Gourde (Tampa Bay), entre autres, partent favoris pour l’emporter.

Mais les autres équipes ne seront pas dépourvues avec les Jonathan Drouin (Montréal), Philip Danault (Montréal), Sean Couturier (Philadelphie), Mathieu Perrault (Winnipeg), Anthony Beauvillier (NY Islanders), Samuel Girard (Colorado), Thomas Chabot (Ottawa), Nikita Scherbak (Montréal) et autres Jordan Subban (Toronto), le frère de PK.

Dans l'air du temps

Avec une LNH plus jeune et plus rapide, le Boot Camp est dans l’air du temps avec plusieurs espoirs. Dont le joueur par excellence du junior majeur canadien la saison dernière, Alex Barré-Boulet (Tampa Bay).

D’autres ont davantage d’expérience, comme Savard. «Le chemin est long [jusqu’à la LNH]. J’ai été chanceux à certains moments, les blessures de certains gars m’ont avantagé et j’ai réussi à faire ma place», dit cet ancien du Séminaire Saint-François midget AAA et du Drakkar de Baie-Comeau, dans le junior.

Après plusieurs années avec Savard comme seul Québécois du vestiaire des Blue Jackets, la représentativité fleurdelisée a doublé l’an passé avec le choix de première ronde, Pierre-Luc Dubois. La récente acquisition de l’ancien Remparts Anthony Duclair par Columbus ajoute un franco de plus dans le manteau.

«Je ne connais pas beaucoup Anthony, mais je n’ai eu que de bons commentaires de gars qui ont joué avec lui. C’est plaisant d’avoir un autre Québécois avec nous et il a beaucoup de potentiel. J’ai hâte de voir ça», indique Savard, à qui il reste trois années de contrat.

Le gardien Jean-François Bérubé tentera lui aussi de se tailler un poste au sein du grand club des Blue Jackets.