Au cours des derniers mois, des groupes pilotés par Éric Lapointe, Clifford Starke, ainsi que Vincent Guzzo ont été liés à l’achat des Alouettes. Une chose est sûre : l’éventuel nouveau propriétaire devra avoir un fort lien d’attachement envers la ville.

Le bon acheteur pour les Alouettes

Le commissaire de la Ligue canadienne de football souhaite trouver le meilleur acheteur possible pour les Alouettes et pour Montréal et ne compte pas effectuer la transaction de façon précipitée. «Notre objectif n’est pas de trouver une solution rapide, mais la bonne solution. Les gouverneurs de la ligue me le rappellent constamment», a affirmé Randy Ambrosie au cours d’un entretien téléphonique, lundi matin.

Selon lui, le scénario idéal serait que les deux conditions soient réunies prochainement. «Nous n’avons pas établi d’échéancier», a-t-il ajouté.

Quand elle avait repris les Argonauts de Toronto à l’homme d’affaires new-yorkais Sherwood Schwarz, en juillet 2003, la LCF avait mis quatre mois avant de trouver un nouvel acheteur. Vendredi, la ligue a annoncé qu’elle se portait acquéreuse du club dans le cadre d’un plan de transition et qu’elle poursuivait le processus de trouver un nouveau propriétaire à long terme.

«Nous discutons avec des propriétaires éventuels qui démontrent un énorme niveau d’engagement. Dans ce dossier, nous voulons bien faire et prendre le temps qu’il faut. Nous espérons que lorsque nous annoncerons le ou les nouveaux propriétaires, ils feront partie de la grande famille de la LCF pendant plusieurs années.»

Famille Wetenhall

Ambrosie a louangé la famille Wetenhall, les ex-propriétaires du club, pour leur implication à la fois au sein du circuit canadien, mais également dans la communauté montréalaise et québécoise, en plus de rappeler à quel point la concession avait connu du succès depuis son retour à Montréal, en 1996.

Lundi, le commissaire a expliqué que lorsque Andrew Wetenhall a rencontré le conseil d’administration de la ligue, en novembre, afin de lui exposer les problèmes de la concession, il ne cherchait pas nécessairement à vendre l’équipe, mais à trouver des solutions avec la LCF pour la remettre dans le droit chemin. Ambrosie a expliqué que la solution de vendre le club s’était peu à peu imposée dans leur réflexion. «Des groupes ont également signalé leur intérêt pour le club pendant cette période. Ça a fait partie intégrante de toute cette réflexion. Ces gens, ce sont tous des Montréalais et des Québécois passionnés. Tous ces facteurs ont fait en sorte que nous nous retrouvions où nous en sommes aujourd’hui.»

Pas question pour Ambrosie d’identifier ces groupes. Au cours des derniers mois, des groupes pilotés par Éric Lapointe, Clifford Starke, ainsi que Vincent Guzzo ont été liés à l’achat des Alouettes. Une chose est sûre : l’éventuel nouveau propriétaire devra avoir un fort lien d’attachement envers la ville.

«La recherche d’éventuels propriétaires nous a menés à rencontrer un groupe de personnes très diversifié. Ce qu’ils ont tous en commun par contre, c’est un fort lien d’attachement envers Montréal et le Québec.»