Philippe Gaudreault a repoussé 19 tirs dans la victoire de 6-3 du Blizzard contre les Oil Kings de Leduc, vendredi au tournoi de la Coupe Telus à Prince Georges, en Colombie-Britannique.

Le Blizzard dans le carré d'as de la Coupe Telus

Après un début de tournoi difficile, le Blizzard du Séminaire Saint-François a signé une troisième victoire d'affilée en ronde préliminaire, vendredi, pour accéder aux demi-finales de la Coupe Telus, à Prince George, samedi.
Ayant retrouvé sa touche offensive lors d'une victoire convaincante de 6-1 sur les Cougars de Cariboo la veille, le Blizzard a poursuivi sur sa lancée vendredi en signant une victoire de 6-3 contre les Oil Kings de Leduc. Jakob Pelletier (un but et deux passes), Guillaume St-Pierre (un but et une passe) et Métis Roelens (deux buts) ont été les meilleurs pour les représentants de la Ligue de hockey midget AAA du Québec. Pierrick Dubé, auteur d'un tour du chapeau la veille, et Maxime Collin ont aussi marqué pour les vainqueurs.
«C'est un bon petit feeling! J'aime mieux le feeling d'aujourd'hui que celui de mardi!» a lancé d'entrée de jeu Martin Laperrière, qui avait vu son équipe amorcer le tournoi avec deux défaites. «Ç'a pris un petit peu de temps à partir la machine, mais les gars ont retrouvé leurs repères, leur vitesse. On était confiants.
«Ce que j'ai aimé de notre équipe, c'est qu'on n'a jamais paniqué», a ajouté l'entraîneur-chef. On n'a jamais paniqué durant la saison, quand on a fait face à de l'adversité. Et la même chose dans le tournoi. On savait que si on faisait ce qu'on était capables de faire comme équipe, on pouvait faire virer le vent de bord.»
Efficace en avantage numérique
La troupe de Laperrière a été particulièrement efficace en avantage numérique (4/7). «L'efficacité de notre avantage numérique, c'est à l'honneur des gars, parce que ce sont eux qui exécutent les jeux qu'on leur montre.
«Je pense que Fred [Parent, entraîneur-adjoint], son désavantage numérique a fait toute une job au bon moment. Et je sais qu'Alex [Guérard, entraîneur-adjoint] se mettait beaucoup de pression avec l'avantage numérique, mais jusqu'avant qu'il décolle, il n'y avait pas personne dans le tournoi dont l'avantage numérique avait vraiment décollé...» a remarqué Laperrière, qui attribue ce phénomène au manque d'information de chacune des équipes par rapport à ses adversaires.
Le Blizzard a dû attendre la fin de la soirée et le match nul de 2-2 entre les Rebels de Mississauga (Centre) et les Cougars de Cariboo, l'équipe hôte, pour connaître l'identité de son adversaire en demi-finale. Il s'agira finalement des Pats Canadians de Regina, que le SSF a battu 3-2, mercredi.
Peu importe l'adversaire, Laperrière s'attendait au match le plus relevé du tournoi jusqu'à maintenant. «Le match du samedi est toujours le plus dur, parce qu'il y a un élément de fatigue et qu'il y a un élément où tout le monde s'ajuste, parce que tu les as déjà affrontés, alors le score des matchs précédents, ça ne veut absolument plus rien dire. Par contre, si tu es capable de te concentrer seulement sur ce match-là, on ne sait jamais ce qu'il peut arriver...»