James Malatesta enfilera l’uniforme des Remparts libéré du poids d’une lourde décision à prendre, soit celle de préférer la LHJMQ et de renoncer au hockey scolaire américain.

Le baptême de Malatesta

Pas question de lui ajouter un poids supplémentaire, mais la recrue James Malatesta disputera son premier match dans la LHJMQ, vendredi, à l’occasion de la dernière rencontre préparatoire des Remparts de Québec contre les Voltigeurs, à Drummondville.

Comme plusieurs, l’entraîneur-chef Patrick Roy avait hâte de voir le jeune espoir à l’œuvre.

«Bien oui, comme j’ai aussi hâte de voir tous mes joueurs. Je le répète, on ne mettra pas de pression sur James. Ce qu’on veut, c’est qu’il se développe à son rythme. Il y a de l’enseignement à faire avec lui. Avoir du talent, c’est une chose, amener ce talent-là dans une structure d’équipe, c’est un autre défi et c’est celui qui nous attend», expliquait Roy.

Malatesta voyait aussi d’un bon œil cette première occasion de briser la glace.

«Je suis très excité, ça va être le fun. Je veux juste faire de mon mieux, patiner, travailler fort, lancer, frapper, et si je joue comme ça, de bonnes choses vont arriver. J’ai déjà vu des matchs de la LHJMQ, je sais que ça va être rapide», notait celui qui constate déjà un haut niveau d’intensité élevé dans les séances d’entraînement.

Malatesta enfilera l’uniforme des Remparts libéré du poids d’une lourde décision à prendre, soit celle de préférer la LHJMQ et de renoncer au hockey scolaire américain.

«J’étais stressé parce que j’avais une décision à prendre, et maintenant, je me sens comme si j’étais à la maison, là où je suis supposé être. Je suis ici pour donner le meilleur de moi», ajoutait le numéro 11.

Dernier match

L’entraîneur-chef avait l’impression de diriger sa toute première séance d’entraînement avec l’édition 2019-2020 des Remparts, jeudi matin, au Pavillon de la jeunesse après les derniers changements de la semaine dernière et le long congé de la fête du Travail.

«J’aurais aimé mieux avoir ce match hors-concours un peu plus tard pour continuer à pratiquer certaines choses. J’ai hâte de voir [vendredi], ce qu’on a assimilé, ce qu’on est capable d’amener au match. Drummondville a toujours eu un bon échec avant, j’ai hâte de voir comment vont se comporter nos jeunes défenseurs sous pression, s’ils vont bien sortir la rondelle. Après, on va apporter les corrections en prévision du premier match de la saison», ajoutait Roy, dont le club sera à Victoriaville, le vendredi 20 septembre, pour l’ouverture du calendrier régulier.

Derrière le banc, Roy dirigera l’une des équipes les plus jeunes de l’histoire des Remparts, qui comptent une douzaine de nouveaux visages, recrues comme joueurs d’expérience.

«On s’amusait à faire des statistiques, la moyenne d’âge est de 17,9 ans, ça va prendre beaucoup de travail, de patience, de pratiques, et notre défi comme entraîneurs sera de grandir avec nos joueurs. D’une année à l’autre, le cheminent est différent, et parfois, il faut prendre des détours qui sont un peu plus lents pour se rendre à la même place.»

Roy est optimiste à propos du potentiel et aime bien son groupe de vétérans.

«Si [Félix] Bibeau revient [du camp des Islanders], ça va changer la dynamique. Nos jeunes seront bien entourés avec les Caron, Sergeev, St-Laurent, Kielb, Gagnon, Coxead et Pag [Anthony Pagliarulo] devant le filet. J’espère que ça va ressembler à ma première année dans la LNH, où l’on est rentré une dizaine de jeunes avec de bons vétérans, comme Robinson et Gainey. Ça nous avait permis de bien nous développer et d’être prêts lorsque les séries sont arrivées», rappelait-il sans avoir besoin de dire que le Canadien avait ensuite remporté la Coupe Stanley, en 1986.