Les organisateurs Daniel Blouin et Cédrick Desjardins sont en compagnie de Mark Barberio (Colorado) et Thomas Chabot (Ottawa) qui participeront au 8e Boot Camp.

Le 8e Boot Camp s’installe au PEPS [VIDÉO]

Pour sa huitième présentation, le Boot Camp Sleeman fait peau neuve. Le tournoi de hockey regroupant seulement des joueurs de niveau professionnel, dont plusieurs de la LNH, déménage au PEPS de l’Université Laval et sera disputé sur deux jours au lieu d’un long week-end de trois, les 9 et 10 août.

Auparavant, le Boot Camp avait lieu à l’aréna de Sainte-Foy, mais les travaux apportés sur le futur Centre de glaces ont incité les organisations à transférer le tournoi à l’aréna du PEPS.

«Le PEPS nous a ouvert les bras, je suis un nouvel étudiant, ici, je connais bien la place et plusieurs joueurs de la LNH s’entraînent déjà ici. Ça va créer une nouvelle ambiance», disait Cédrick Desjardins, cofondateur et organisateur de l’événement avec Daniel Boulin.

Ce dernier s’amusait à surnommer le gardien comme étant «le Marc Bergevin du Boot Camp». Au cours des dernières semaines, Desjardins a formé six équipes avec les 60 joueurs inscrits à la compétition. Parmi eux, Sean Couturier (Philadelphie), Anthony Beauvillier (NY Islanders), Samuel Girard (Colorado), Philipp Danault (Montréal), Yanni Gourde (Tampa Bay), Mark Barberio (Colorado), Samuel Blais (St. Louis), Thomas Chabot (Ottawa), Mathieu Joseph (Tampa Bay), Conor Garland (Arizona) seront notamment du rendez-vous.

«Le Boot Camp est une vraie compétition, les gars prennent ça à cœur, ce n’est pas une pratique ou un spectacle. Et ce n’est pas facile à gagner. Patrice Bergeron a remporté la Coupe Stanley et deux fois l’or aux Jeux olympiques, mais il n’a jamais gagné le Boot Camp, c’en est la preuve», ajoutait Blouin en riant.

«Le Boot Camp est assez important pour nous, tout au long de l’été, on patine, on pratique, on travaille nos points à améliorer, mais quand tu peux faire un tournoi face à des gars contre qui tu joues ou d’autres qui seront bientôt dans la LNH, c’est toujours le fun de jouer des matchs où tout le monde veut vraiment gagner», notait Chabot, défenseur originaire de la Beauce.

L’équipe championne de l’an passé, celle de Jonathan Marchessault, n’est pas de retour. «Jonathan n’a pas dû digérer sa défaite en trois matchs, l’an passé», blaguait Desjardins à propos de celui qui passe l’été à Las Vegas en raison de la naissance d’un enfant.

Les organisateurs auraient pu avoir tout près d’une dizaine de joueurs de plus, mais la réduction du tournoi sur deux jours et la limite de six équipes ont forcé ceux-ci à refuser quelques inscriptions. Desjardins a même procédé à sa première transaction officielle en cédant les droits de Garland à l’équipe de Thomas Chabot…

«On aurait pu avoir sept équipes, je m’excuse à ceux qui ne peuvent pas venir jouer, mais c’est la preuve que les jeunes joueurs ont adopté le Boot Camp. Cela permet aussi de découvrir de nouveaux visages, de connaître des joueurs qui perceront dans la LNH au cours des prochaines années. Le jeu est rapide, il y a une belle relève, on invite les amateurs à venir faire un tour, c’est une chance unique de les voir à un coût abordable», précisait Desjardins.

Il y a deux ans, le père d’un joueur avait fait des démarches pour inscrire son fils au Boot Camp. Deux ans plus tard, Samuel Blais remportait la Coupe Stanley. Il paradera d’ailleurs avec celle-ci dans les rues de Montmagny, mercredi midi. Les billets sont en vente au coût de 15 $ pour chaque session du vendredi soir (18h30 à 22h), samedi (9h à 17h) et samedi (demi-finales et finale entre 18h et 22h) ou de 40 $ pour les trois. Les profits sont versés à la Fondation québécoise du cancer et un encan silencieux est organisé pour la Fondation Réno-Jouets.