Le 60e Tournoi pee-wee de Québec couronné de succès [VIDÉO]

«Rendez-vous du 12 au 23 février 2020 pour le 61e...» Voilà comment la conférence de presse pour tracer le bilan du 60e Tournoi international de hockey pee-wee a pris fin, lundi matin, au Centre Vidéotron.

En marchant jusqu’à la salle Marc-Simoneau pour y rencontrer le directeur général Patrick Dom et le président Michel Plante, personne n’aurait pu deviner qu’on venait d’y tenir un tournoi de hockey pendant les 12 derniers jours. Au total, 213 420 spectateurs ont assisté aux différents matchs.

Plus fatigué d’avoir pelleté que d’avoir mené le tournoi d’une main de maître en compagnie des centaines de bénévoles qui font de ce tournoi un succès chaque année, Dom affichait un sourire de satisfaction à propos de l’édition 2019.

«Ce n’est pas parce qu’on est bon ou meilleur, mais tout ce qu’on avait décidé de faire a été un succès. Les objectifs ont été atteints», admettait-il avec un brin de fierté.

Il pensait notamment au lancement du livre La partie n’est pas terminée, au logo renouvelé du 60e, aux capsules vidéo de joueurs et de personnalités du hockey pour le décompte, à la visite de la Coupe Stanley pour une journée à Québec, à la présence du Temple de la renommée pendant quatre jours lors du premier week-end, à la visite des frères Hanson et de quelques joueurs légendaires comme Guy Lafleur, Marcel Dionne, Raymond Bourque et Vincent Lecavalier.

«Avec le 50e, on avait travaillé sur le match des légendes. Il y a un monde avec le 60e, parce qu’on s’est éparpillé un peu plus. Notre bulletin, on le reçoit avec les commentaires des gens, il s’agit de notre récompense», disait Dom en parlant des nombreux remerciements entendus au cours des derniers jours.

Dans quelques mois, les résultats d’une étude économique seront dévoilés. Selon lui, les retombées touristiques devraient tourner autour de 15 millions $.

«Il s’est dépensé de l’argent au pied carré à Québec depuis deux semaines. À l’interne, il faudra qu’on arrête d’appeler ça un tournoi. Il s’agit d’un événement, et je suis content qu’on en soit l’un des majeurs pour la ville», précisait-il en rappelant que le tournoi appartenait aux gens de Québec et qu’il était possible de l’organiser grâce aux partenaires, aux bénévoles et à tous ceux qui «assistent à des matchs entre les Bleus et les Blancs».

Outre la victoire de quatre équipes (sur cinq finales) ayant passé par le tournoi de la deuxième chance disputé au Pavillon de la jeunesse, «ce qui prouve sa raison d’être», notait Dom, la neige a sûrement été l’élément ayant fait le plus parler, ces derniers temps. Un casse-tête qui n’a causé aucun retard, si ce n’est celui de l’équipe russe, coincée à Stoneham, lundi matin.

Les tempêtes

«Les tempêtes, on en a plein notre casque. Je n’avais personne chez nous pour pelleter, cette semaine, il a fallu que j’appelle les pompiers pour rentrer chez moi», rigolait Dom.

«Les touristes et les joueurs qui n’ont jamais vu de neige, ils vont s’en souvenir pour le restant de leurs jours», illustrait-il, en sachant que bien des gens de Québec en avaient assez, eux aussi.

Mardi, Dom saura si sa mise pour remporter l’enchère sur les gants de Wayne Gretzky lorsqu’il a joué au Tournoi pee-wee de 1974 sera suffisante. «J’ai un appel à faire, mais si vous connaissez un mécène...», disait-il au moment où l’enchère était à 4236 $, en devises américaines.

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RETOUR SUR LES MOMENTS FORTS

Coup de cœur

«Les frères Hanson. On voulait souligner la longévité du film Lancer frappé, qui remonte à 42 ans, comme la longévité du tournoi. Une belle histoire s’est créée entre Québec et les frères.»

Comportement

«Je veux faire une parenthèse sur les Russes, ç’a super bien été avec eux, on n’a eu aucun problème. Il n’y aurait aucune raison de ne pas les reprendre l’an passé s’ils réappliquent pour venir.»

Surprise

«Je suis content d’avoir vu la Roumanie l’emporter dans la classe Inter B à sa première présence. Il s’agit d’une belle équipe BB.»

Projets

«Il y a toujours des choses prévues pour les prochaines éditions, mais c’était normal qu’on mette plus de viande sur l’os pour le 60e. On a dit qu’on n’hésiterait pas à se servir de choses qui ont bien fonctionné. J’ai bien aimé les séances d’autographes avec les anciens. J’en verrais bien encore chaque samedi.»