Dominik Walsh, l'entraîneur-chef des Diamants, souligne que son équipe et le Royal de Repentigny ont remporté ensemble le championnat de la Ligue de baseball junior élite cinq fois depuis 2011.

LBJEQ: une finale au scénario idéal

La logique a été respectée! Les deux meilleures formations croiseront le fer en finale de la Ligue de baseball junior élite du Québec. Premier acte : jeudi 20h au Stade Canac de Québec, où les Diamants seront les hôtes du Royal de Repentigny.
Un petit match en faveur des Diamants a séparé les deux finalistes au classement 2017 de la LBJEQ. Avec une fiche de 32-11 contre 31-12 pour le Royal, bien malin celui qui pourra prédire l'issue de cette série 4 de 7 qui se déroulera au cours de deux prochaines fins de semaine, si aucune formation ne peut balayer les duels prévus jeudi, vendredi, samedi et dimanche (à Québec).
«On assiste au scénario idéal, c'est la finale espérée. Les Diamants et le Royal n'ont pas juste été les meilleures équipes au cours de la présente saison, mais elles le sont depuis 2011. Ensemble, les deux clubs ont remporté le championnat des séries cinq fois au cours de six dernières saisons. Dans le fond, c'est comme si Pittsburgh et Chicago s'affrontaient en finale de la Coupe Stanley», illustre Dominik Walsh, l'entraîneur-chef des Diamants.
Les locataires du Stade Canac ont gagné en 2011, 2014 et 2015, Walsh ayant été à la barre lors des deux plus récentes conquêtes. Le Royal, dirigé par l'ancien lanceur des Capitales Danny Prata, ont gagné en 2012 et 2016.
«Il s'agit de deux équipes à maturité qui visaient le même objectif. Ce sera une bataille entre des rivaux aux identités bien définies, entre la puissante attaque de Repentigny et la qualité des lanceurs de Québec, mais il ne faut pas sous-estimer notre offensive et leur personnel de lanceurs pour autant», avertit l'homme de baseball.
Les Diamants ont attendu un peu avant de connaître leur adversaire en finale. Ils avaient bénéficié d'un laissez-passer directement dans la grande danse de l'automne en remportant leur quart de finale. Repentigny a éliminé Longueuil en cinq matchs en demi-finale pour avoir le deuxième droit de passage.
En saison, Québec a perdu les deux affrontements contre Repentigny. «Je ne cherche pas d'excuse, mais à chaque fois, ça pouvait s'expliquer par une très longue prolongation, la veille, et la perte d'un partant 15 minutes avant un autre match», souligne Walsh.
Les trois as de la rotation
Cette fois, les Diamants auront leurs trois as de la rotation pour les trois premiers matchs, soit Vincent Ruel, Lucas Sérafin et Tristan Pagé. Et si les astres s'alignent, le partant du premier match pourrait revoir de l'action dans le quatrième, dimanche, également disputé à Québec. Les matchs 2 et 3 auront lieu à Repentigny, vendredi et samedi.
«Repentigny a une offensive supérieure à ,300. C'est le genre d'équipe qui va te rentrer dedans si tu lui ouvres la porte. Il faudra aussi limiter les buts sur balles de notre côté, on a appris à gagner avec le temps, on est en contrôle de nos émotions dans les moments-clés, on reste toujours calme, peu importe la situation», a reconnu celui qui est aussi entraîneur au programme sport-études des Canonniers.
Les Diamants ne réservent aucune surprise au Royal. Édouard Julien, qui a joué avec l'équipe canadienne junior, cet été, ne reviendra pas de l'Université Auburn pour participer à la finale. «Il n'a pas été là des séries, il n'a jamais été question qu'il soit là pour la finale. L'avantage qu'on a, c'est d'avoir eu près de deux semaines de repos depuis notre dernier match.»
Du Stade Canac au parc Henri-Casault
Dominik Walsh connaît le Stade Canac de fond en comble, mais il ne pourra s'en servir complètement en finale. Si les Diamants y disputent les matchs 1 (jeudi) et 4 (dimanche), ils devront jouer les matchs 5 (le vendredi 6 octobre) et 7 (dimanche 8 octobre) sur le terrain des Alouettes de Charlesbourg en raison du début des travaux de l'installation du dôme pour l'hiver.
«Ça aurait été le fun de jouer toute la série au Stade, mais la saison prend fin une semaine et demie plus tard qu'à l'habitude et les travaux ne peuvent pas être retardés. Ça ne nous dérange pas d'aller jouer au parc Henri-Casault pour les matchs 5 et 7, on a déjà joué là souvent. Et ce qui importe, c'est que nous sommes en finale!»
Le Complexe Baseball Victoria, qui gère les activités au Stade Canac, avait établi un calendrier des travaux en se basant sur la date la plus éloignée pour la tenue d'un match junior à Québec par le passé. Et même en y ajoutant une prolongation de cinq jours, la finale 2017 ne pouvait pas être terminée à temps.