Patrick Scalabrini
Patrick Scalabrini

LBJEQ: le 13 porte chance aux Alouettes

Jean-François Tardif
Jean-François Tardif
Le Soleil
Le 13 a porté chance aux Alouettes de Charlesbourg. Défaits à leurs 12 premiers matchs de la saison, la formation du gérant Patrick Scalabrini a pu savourer une première victoire en 2020 à son treizième match de l’année, un gain difficilement acquis au pointage de 8 à 7 aux dépens des Diamants de Québec.

«Les kids étaient extrêmement excités après ça», a indiqué Scalabrini lors d’une conversation téléphonique. «Le match a été tough jusqu’au bout. Il a fallu se battre manche après manche. C’était pas mal stressant. Cette victoire fait un grand bien à tous, car il y avait énormément de poids sur les épaules de ces petits gars-là.»

Les Alouettes, qui menaient 8 à 2 après deux manches grâce à des poussées de cinq et trois points, semblaient pourtant se diriger vers une victoire facile. Mais les Diamants n’ont jamais abandonné. Ils ont inscrit deux points en troisième, un en cinquième et deux en sixième pour se rapprocher à un seul point de la troupe charlesbourgeoise. Raphaël Simard a cependant fermé la porte aux Québécois en septième avec trois retraits consécutifs et il a sauvegardé la victoire de Marc-Antoine Tremblay.

Le gérant des Alouettes n’a pas caché que la mauvaise séquence de ses joueurs avait alourdi l’atmosphère dans le vestiaire de l’équipe.  Il a expliqué que même si ses hommes étaient compétitifs à chaque rencontre, plusieurs commençaient à avoir le caquet bas. «J’espère maintenant que l’on va pouvoir faire un bout avec l’ambiance qui règne présentement.»

Analysant froidement la situation de son club, Scalabrini a mentionné qu’étant donné que toutes les équipes étaient assurées de faire les séries, il ne fallait pas donner trop d’importance aux résultats de son équipe en saison régulière.

«En même temps on a creusé un trou tellement creux que l’on est certains de terminer derniers même si on part sur une belle petite séquence. On sait donc que l’on va jouer contre les Diamants en première ronde des séries. Le but c’est d’allumer un petit quelque chose dans la tête et dans le cœur des gars pour qu’ils croient en leurs chances, que ça soit des séries le fun et que nous puissions essayer de jouer les trouble-fêtes à ce moment-là.

«L’idée en ce moment est simplement de grandir en équipe jusqu’à la fin de la saison en essayant un petit peu de jouer dans la tête des gars et d’espérer d’amener chez eux du chien pour les séries qui devraient être excitantes.»

Il n’y a pas que les joueurs des Alouettes qui n’avaient pas savouré une victoire depuis longtemps. C’était aussi le cas pour Scalabrini dont la dernière victoire remontait à presque un an, une victoire acquise avec les Capitales. Le gérant a d’abord à la blague qu’il avait commencé à lire les journaux et qu’il craignait de perdre son poste chez les Alouettes. Plus sérieusement il a mentionné que même si en tant que gérant, il aimait gagner et qu’il était un compétiteur, sa déception lors de la mauvaise séquence des siens était davantage pour ses joueurs.

«La déception était palpable. Je ne sentais plus mal pour les joueurs qui laissent leur âme sur le terrain et qui n’étaient pas capables, depuis le début de la saison, d’aller chercher une victoire. C’est ce bout-là qui me faisait le plus de peine. Alors de voir des vrais sourires, des gars heureux après un match, c’est vraiment le fun. Ce n’est peut-être qu’une rencontre ordinaire de saison, mais elle enlève tellement de pression sur les épaules de bien des gars.»

Antony Gilbert et Raphael John Leblanc ont dirigé l’attaque des gagnants avec deux coups sûrs chacun. Thomas Larochelle a fait marquer deux points. Du côté des Diamants, Nicolas Doré a obtenu deux coups sûrs et il a produit deux points..  Jonathan Landry et Neven Dominguez ont aussi poussé deux coéquipiers au marbre.