Olivier Lagacé a inscrit les deux buts des petits Nordiques jeudi au Centre Vidéotron.

L'aventure se poursuit pour les petits Nordiques

La belle aventure des petits Nordiques au Tournoi pee-wee se poursuivra. Ils seront de retour sur la glace du Centre Vidéotron pour y disputer un troisième match. Opposés jeudi aux Lions du Lac Saint-Louis, ils ont remporté une victoire de 2 à 1.

Les vainqueurs peuvent dire un gros merci à Olivier Lagacé, auteur des deux buts des siens, mais aussi à leur gardien Philippe Boucher qui, avec une vingtaine de secondes à faire en troisième période, a réussi un arrêt miraculeux alors que les Lions bourdonnaient. «Je suis allé au pif», a indiqué Boucher qui, étendu sur la patinoire, a étiré le bras afin de fermer avec son bâton l’ouverture à la droite de son filet. «Et ç’a marché. Quand les joueurs du Lac Saint-Louis ont commencé à attaquer en fin de match, je ne pensais qu’à une seule chose et c’était gagner.»

Analysant l’allure de la rencontre, Keven Lemelin, l’entraîneur-chef des petits Nordiques, a indiqué qu’il s’attendait à un match assez serré. Il a expliqué que les Lions formaient une bonne équipe et que dès le début de l’affrontement, c’était clair que le duel ne se terminerait pas avec une marque élevée au tableau. Et c’est avec une avance de 1 à 0 que les siens ont regagné leur vestiaire après deux périodes.

«Entre la deuxième et la troisième période, j’ai dit à mes joueurs que le match se finirait avec un score de 1 à 0, 2 à 0 ou peut-être 2 à 1, mais qu’il n’y aurait pas un écart de quatre buts entre les deux équipes. Mais nos gars sont capables de prendre de la pression. Et en fin de rencontre, on a fait de gros jeux, notre gardien a bloqué un tir dangereux et on a réussi à sortir la rondelle de notre territoire.»

Les petits Nordiques menaient 1 à 0 quand les Lions ont provoqué l’égalité dans la 10e minute de jeu. Loin d’avoir les jambes coupées par ce filet, les Québécois ont repris les devants 48 secondes plus tard.

«Le message que l’on avait passé aux jeunes, c’était que peu importe ce qui arrivait, il ne fallait pas paniquer et sortir du Centre Vidéotron en n’ayant aucun regret. Alors on n’avait pas le droit d’abandonner. Après le but des Lions, les gars ont tout de suite répondu, ils ont compté et nous avons repris le momentum.»

C’est face au Cyclone du Blizzard du Séminaire Saint-François, samedi à 10h30, que les petits Nordiques disputeront leur prochaine rencontre. «C’est vraiment une bonne équipe et ils sont bien coachés, a lancé Lemelin. Ça va vraiment être un bon match pour les fans du pee-wee.»

Remparts : quatre secondes de trop

Les petits Remparts méritaient assurément un meilleur sort. En retard de deux buts en première, ils sont revenus de l’arrière avec deux filets sans riposte, ceux de Louis-Alex Tremblay et Charles Laforest. Et tard en troisième, tout portait à croire que le match irait en prolongation. Les Stars ne l’entendaient cependant pas ainsi et c’est alors qu’il ne restait que 4,1 secondes à jouer qu’ils ont marqué le but qui leur donnait la victoire.

«On s’est rendu compte assez vite du genre d’équipe que l’on avait dans le visage», a expliqué l’entraîneur-chef Pierre-Olivier Roussel en faisant référence au premier but des Stars compté après seulement 71 secondes de jeu en première. «Mais même si nous tirions de l’arrière, les gars n’ont jamais abandonné et nous avons connu une grosse troisième période. C’est sûr que le résultat est décevant, surtout que le but a été compté alors qu’il ne restait que quatre secondes. Le match aurait dû aller en prolongation.»

Très satisfait de la performance se son équipe, le coach des petits Remparts n’a pas manqué de les féliciter dans son message d’après-match et de leur rappeler que le hockey était composé d’apprentissages et que l’on apprenait souvent plus dans la défaite que dans la victoire.

«On aura beau faire le plus beau des messages, il y a tellement d’émotion que les jeunes n’écoutent pas beaucoup. Ils ne réalisent pas en ce moment ce que va leur apporter ce qu’ils viennent de vivre, mais ils vont finir par le comprendre plus tard, c’est sûr. Aujourd’hui [jeudi], ils ont appris qu’il ne fallait pas abandonner et qu’un match de hockey ça se joue jusqu’à la fin, même quand il reste quatre secondes.»