La saison dernière, David Desharnais a récolté 28 points en 71 rencontres dans l'uniforme des Rangers. Le petit attaquant de 31 ans mettra sous peu le cap sur la Russie, lui qui a signé un contrat avec le Lokomotiv de Yaroslavl.

L'aventure russe de David Desharnais

«J’avais une carrière avant la LNH, j’en ai une après et la vie continue. Ça va finir à un moment donné de toute façon et je veux que ça finisse en jouant et non en étant assis sur le banc.»

David Desharnais a annoncé il y a deux semaines qu’il disputera la prochaine saison dans la KHL. Après neuf campagnes et 575 matchs dans la grande ligue, saisons et séries confondues, le petit attaquant de Laurier-Station enfilera cet automne le gilet du Lokomotiv de Yaroslavl.

«C’est une nouvelle aventure, un nouveau défi. J’ai quand même fait sept ans à Montréal, puis ensuite New York [Rangers] et Edmonton. J’ai fait beaucoup plus que ce que je pensais. Oui, sans doute aussi plus que ce que la majorité des gens pensaient, mais ça, ce n’est pas très grave. J’y suis toujours allé selon mes attentes à moi et je suis très content de ce que j’ai fait», a affirmé Desharnais au Soleil, vendredi.

Participant à la Classique de hockey Bob Bissonnette dans la même équipe que le président des Capitales de Québec, Michel Laplante, Desharnais était au Stade Canac en fin d’après-midi pour frapper quelques balles de baseball en compagnie d’autres hockeyeurs actuels ou retraités comme Philippe Boucher, Alexandre Giroux, Francis Paré et Francis Verreault-Paul.

Pari gagné

Desharnais avait le grand sourire. Normal, il venait de cogner la balle de l’autre côté de la clôture, dans le parc Victoria. Circuit qui lui a valu 20 $ de Boucher, un pari entre amis. Payé rubis sur l’ongle, sur place.

Desharnais a été le seul du groupe à réussir l’exploit, et ce n’est pas Boucher n’ait pas essayé malgré un genou amoché. «Je peux dire que je l’ai sortie!» a souri Desharnais, lui qui n’a pourtant jamais joué de gros baseball de compétition.

Pour revenir au hockey, parce qu’il le faut, Desharnais rejoint Maxime Talbot, un autre Québécois ancien de la LNH qui évolue avec le Lokomotiv depuis déjà deux ans. Yaroslavl est située à environ 250 km au nord-est de Moscou. Le Lokomotiv a fini deuxième de sa division et sixième sur 27 pour la récente saison, avant d’être éliminé en deuxième ronde éliminatoire.

«Sans me convaincre, Max m’a dit c’est comment là-bas. Je pense que je peux jouer encore trois, quatre ans dans une ligue compétitive. Je vais avoir 32 ans [en septembre], alors mettons jusqu’à 35 ans. Après, on réévaluera. Je n’ai pas tant d’attentes autres que je veux m’amuser, jouer en masse et avoir un impact positif sur l’équipe. Je vais voir du pays, d’autres cultures. Ma carrière continue ailleurs», résume Desharnais.

Il compte partir pour la Russie avec chérie et bébé autour de la mi-juillet. D’ici là, il continue à s’entraîner sous la gouverne du préparateur physique Raymond Veillette, au PEPS de l’Université Laval.