Joe Thornton s'est déchiré le ligament croisé antérieur et le ligament collatéral interne le 2 avril, à Vancouver, mais est tout de même revenu au jeu pour les quatre derniers matchs des Sharks.

L'avenir incertain de Thornton et Marleau

Avant de songer à l'autonomie dont il pourrait profiter ou encore de quitter les Sharks de San Jose après 12 ans, Joe Thornton avait des dossiers plus urgents à régler.
Le centre a subi une reconstruction ligamentaire du genou gauche, lundi, afin de réparer des déchirures ligamentaires qui l'ont tenu à l'écart du jeu pendant près de deux semaines. Thornton s'est déchiré le ligament croisé antérieur et le ligament collatéral interne le 2 avril, à Vancouver, mais est tout de même revenu au jeu pour les quatre derniers matchs des Sharks, qui ont été éliminés au premier tour éliminatoire par les Oilers d'Edmonton.
«Je suis dans ce business depuis longtemps, a déclaré le directeur général Doug Wilson. Quand vous voyez un hockeyeur jouer avec ce type de blessure, ça vous dit tout ce que vous avez besoin de savoir.»
Thornton a minimisé la gravité de la blessure avant que l'équipe ne la confirme et indique qu'il avait été opéré. Thornton a simplement dit qu'il s'agissait «d'un truc normal vécu par les hockeyeurs à ce stade-ci de la saison».
Mais sa volonté de jouer quatre matchs sur une jambe à 37 ans et de récolter deux aides est un autre exemple de son importance pour les Sharks et explique pourquoi l'équipe souhaite son retour.
«En somme, son genou flottait dans le vide, a résumé l'entraîneur Peter DeBoer. C'était un effort courageux, comme j'en ai rarement vu. Et je n'ai pas senti que son jeu était diminué. Je sais que la production offensive n'a pas été au rendez-vous, mais on trouve une partie de la réponse dans cette blessure. Quant à lui faire jouer un rôle moins important, tant que je ne constaterai pas une baisse de régime, c'est hors de question.»
L'avenir de Thornton et de Patrick Marleau sera le dossier le plus chaud des Sharks cet été. Les deux patineurs ont été les visages de l'organisation au cours des dernières années. Marleau a été le deuxième choix au total des Sharks en 1997, tandis que Thornton a été obtenu des Bruins de Boston en 2005.
«Je veux revenir, a noté Thornton. Je pense que cette équipe peut gagner la Coupe Stanley et en étant plus vieux, je réalise à quel point c'est une bonne formation. [...] Je suis certain que nous discuterons.»
Les deux hockeyeurs ont été parmi les plus productifs du circuit au cours de leur passage à San Jose. Marleau a inscrit son 500e but en carrière cette saison, tandis que Thornton a récolté sa 1000e mention d'assistance.
Thornton a quelque peu ralenti par contre : ses 50 points constituent son plus faible total pour une saison complète depuis 1999-2000. Marleau a pour sa part marqué 27 buts et a vu son différentiel passer de - 22 à + 4.
Les deux hommes auront 38 ans cet été, ce qui soulève des questions au sujet de leur avenir avec l'équipe. «Les joueurs comme ça ne poussent pas dans les arbres, a imagé le défenseur Brent Burns. Ces deux gars sont en super forme. Ils travaillent d'arrache-pied tous les jours. Ce sont des joueurs d'élite, peu importe leur âge.»
Wilson a dit de ces joueurs qu'ils sont les pierres d'assise de l'équipe et semblait intéressé de les ramener. Les deux hommes ont également exprimé le souhait d'être de retour. Suffit maintenant de déterminer à quel prix et pour combien de temps.
Jones et Vlasic
Les Sharks pourront également amorcer les discussions avec le gardien Martin Jones et le défenseur Marc-Édouard Vlasic, qui pourraient tous deux devenir joueurs autonomes en 2018. L'équipe pourra négocier avec eux à compter du 1er juillet.