Avec huit top 10 en Coupe du monde et quatre dans les deux Mondiaux de sa discipline, le patineur de Lévis Laurent Dubreuil a connu une solide campagne 2016-2017.

Laurent Dubreuil d’attaque pour une grande saison

Laurent Dubreuil s’attaque à la nouvelle année de patinage de vitesse sur longue piste avec l’espoir d’aller chercher ce petit quelque chose qui transformera une bonne saison en grande saison.

Avec huit top 10 en Coupe du monde et quatre dans les deux Mondiaux de sa discipline, le patineur de Lévis a connu une solide campagne 2016-2017. Mais de son propre aveu, il était à court d’un peu de punch pour rivaliser avec les meilleurs aux 500 et 1000 mètres.

«J’étais constamment dans la game. Il m’en manquait juste un peu pour être sur le podium. J’étais toujours à un dixième, un dixième et demi des médailles», a rappelé Dubreuil, lundi, pendant un entretien avec Le Soleil.

Pour engranger ces fractions de seconde, il a mis l’accent sur la qualité de l’entraînement plutôt que sur la quantité, cet été. Plus que jamais, la récupération a occupé une place importante dans le processus, histoire de limiter la fatigue accumulée. «L’an dernier, c’est l’année où je m’étais entraîné le plus. Puis il me manquait un peu d’explosivité. Je pense qu’en réduisant légèrement [mon rythme d’entraînement], cette explosivité-là est en train de revenir», a-t-il expliqué.

Un été loin des blessures

Un été loin des blessures l’a aidé. Une pause salutaire après plusieurs saisons mortes minées par les ennuis de santé, entre autres au dos. «Mes temps à l’entraînement et en courses de pratique sont excellents. Donc, j’ai vraiment hâte que ça commence.»

Et ça commence jeudi, avec les sélections canadiennes pour les Coupes du monde d’automne, à Calgary. Si tout va bien, Dubreuil y gagnera sa place au 500 et au 1000 mètres.

Car l’objectif est de participer à toutes les épreuves sur les deux distances, même si le 500 demeure sa spécialité, lui qui a été vice-champion de la Coupe du monde, en 2014-2015.

Même s’il a mieux fait au 1000 mètres (8e) qu’au 500 (9e) lors des derniers Mondiaux de distances, il voit toujours la plus longue comme un complément pour la plus courte. «Je suis un sprinter. S’il y avait des 100 mètres, je me concentrerais sur le 100 mètres, a-t-il illustré. Si un jour je suis sur le podium au 1000, je vais sans doute être le meilleur au 500.»

Objectif: PyeongChang

Comme des milliers d’autres athlètes à travers le monde, son objectif dans les prochains mois sera d’obtenir une place pour les Jeux olympiques de PyeongChang. Il pourrait y parvenir dès cet automne en Coupe du monde, s’il est classé parmi les cinq premiers d’une discipline en plus d’avoir remporté une médaille. Très difficile, reconnaît-il. Il y a donc plus de chances qu’il doive attendre les sélections canadiennes, au tournant de la nouvelle année.

Dubreuil avoue ne pas voir plus loin que la Corée. Mais à seulement 25 ans, il assure vouloir «patiner aussi longtemps que mon corps et ma motivation vont me le permettre».

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TOUCHE PAS À MON CONNOR!

Laurent Dubreuil a récemment appris une chose : certaines personnes n’apprécient pas les blagues sur Connor McDavid! Le patineur de vitesse a fait réagir sur les réseaux sociaux lorsqu’il a publié un commentaire accompagné d’une photo, il y a deux semaines. En anglais, l’athlète de Lévis a écrit : «Alors Connor McDavid patine à 40 km/h? J’imagine que c’est très rapide!» ajoutant l’émoji clin d’œil à la grimace. Sur la photo, Dubreuil apparaît en pleine course, l’image indiquant sa vitesse : 60,3 km/h.

Si la majorité des réactions provenaient de gens ayant saisi la pointe d’humour, certains internautes ne l’ont pas trouvée drôle. «C’était évidemment une blague, c’était pas méchant, a indiqué Dubreuil en riant. Mais il y en a qui l’ont pris un peu personnel. On ne peut pas comparer deux sports comme ça avec des équipements différents. Le nôtre est fait pour aller vite, le leur pour tourner et freiner. Quarante kilomètres à l’heure, c’est sûr que je ne fais pas ça en patins de hockey», a-t-il précisé.