Laurent Ciman, qui n'avait pas digéré que l'Impact l'échange au Los Angeles FC en décembre dernier, n'a pas voulu revenir sur cet événement, vendredi, affirmant qu'il avait tourné la page.

Laurent Ciman a tourné la page

MONTRÉAL — Une bannière aux couleurs de la Belgique et avec le portrait de Laurent Ciman avait été installée par des partisans contre la clôture en face du Centre Nutrilait, vendredi, pour saluer le retour du «Général» à Montréal.

Si certains amateurs du Bleu-blanc-noir n’ont toujours pas digéré le départ du défenseur, le principal intéressé n’a pas voulu revenir sur les circonstances de l’échange qui l’a fait passer de l’Impact de Montréal au Los Angeles FC en décembre dernier.

«Je ne le sais pas et je n’ai même pas envie de le savoir», a rétorqué Ciman quand on lui a demandé s’il savait pourquoi l’Impact l’avait échangé.

Ciman est de passage à Montréal ce week-end puisque le LAFC affrontera l’Impact au stade Saputo, samedi (13h).

Le footballeur de 32 ans a été l’une des premières victimes du changement de direction de l’équipe à la suite de l’embauche de l’entraîneur Rémi Garde. Ce dernier avait affirmé qu’il avait pris la décision de se départir de Ciman en retour de Raheem Edwards et Jukka Raitala, le 12 décembre dernier, après avoir étudié la formation montréalaise et dans le but de rajeunir et d’améliorer la défensive.

Nommé défenseur par excellence de la MLS à l’issue de sa première campagne en Amérique du Nord, Ciman n’a pas été en mesure de jouer avec autant de constance lors des deux saisons suivantes.

C’est toutefois en raison du contexte dans lequel Ciman s’était joint à l’Impact en janvier 2015 que la transaction en a choqué plusieurs. Il avait traversé l’Atlantique en partie pour profiter d’un meilleur encadrement pour sa fille affectée de troubles du spectre de l’autisme.

Piquée par la transaction, la conjointe de Ciman, Diana, avait notamment publié des gazouillis de partisans frustrés par l’échange dans les heures qui avaient suivi l’annonce de la nouvelle. Environ cinq mois plus tard, Ciman a affirmé que sa famille s’était bien acclimatée à sa nouvelle vie.

«Vous savez ce que j’en pense sur le plan privé et professionnel», a répété Ciman après l’entraînement du LAFC, vendredi, au centre d’entraînement de l’Impact. «Je suis bien là-bas, je suis bien traité. Ma famille se sent très bien aussi.»

Laisser les émotions dans le vestiaire

Ciman a mentionné qu’il n’avait pas d’attentes particulières pour le match de samedi. Difficile de prédire si l’Impact va souligner son retour ou non, mais les partisans devraient l’accueillir chaudement quand il se présentera sur la pelouse du Stade Saputo.

«J’ai connu trois belles années ici. Sur le plan personnel, elles ont été fantastiques. Sur le plan professionnel, il y a eu des hauts et des bas, mais ça fait partie du soccer.

«Ce sera un match émotif, c’est certain, mais je vais devoir laisser les émotions dans le vestiaire et être compétitif sur le terrain. Je ne ferai pas de cadeaux à ceux avec qui je m’entends bien ou aux autres. Je vais essayer de prendre plaisir sur le terrain, comme je le fais à chaque match.»

Ciman a également fait l’éloge de plusieurs de ses anciens coéquipiers, dont Ignacio Piatti, à qui il se frottera pour une première fois en situation de match. «“Nacho” est l’un des meilleurs attaquants de la ligue», a-t-il affirmé sans hésiter. «Si je devais choisir un joueur dans mon équipe, je le prendrais non seulement pour ses qualités sur le terrain, mais aussi à l’extérieur parce qu’il est une bonne personne.»

Espérons toutefois que la rencontre de samedi permettra à tout le monde de tourner la page sur le départ de Ciman, puisque lui semble l’avoir fait. «J’ai toujours été honnête avec les joueurs, les partisans, la direction et les journalistes. Je n’ai rien à me reprocher et j’ai la tête tranquille. Je sais ce que j’ai bien fait et moins bien fait. Je suis un homme. J’ai mes défauts et j’essaie d’avancer avec ça.»