L’Américaine Mikaela Shiffrin a serré dans ses bras sa grand-mère, Pauline Condron, à la suite de sa victoire à la Coupe du monde de Killington, au Vermont, dimanche.

Laurence Saint-Germain se rapproche de son objectif

KILLINGTON — La skieuse Laurence Saint-Germain n’a pas encore son billet pour les Jeux olympiques de PyeongChang, mais elle se rapproche d’un séjour en Corée du Sud en février.

Saint-Germain, de Saint-Ferréol-les-Neiges, a terminé en 14e place, dimanche, lors de la présentation du slalom à la Coupe du monde de Killington. Elle avait terminé en 17e position, il y a deux semaines, à Levi, en Finlande.

Dimanche, Saint-Germain est passée du 28e au 14e rang lors de la deuxième manche. Elle a signé un temps combiné d’une minute et 45,10 secondes (1:45,10).

«Je suis super contente! J’ai tout donné, a-t-elle raconté au bas de la pente. La section du bas a aussi été vraiment bonne, j’ai pu gagner du temps. J’ai attaqué, je me suis laissée aller. Après Levi, j’ai encore eu une bonne journée [dimanche]. Si je peux faire deux bonnes descentes comme ma deuxième cette fois-ci, je sais que je peux être bien classée.»

Âgée de 23 ans, Saint-Germain aura besoin de deux top 12 ou d’un top 7 pour se qualifier au sein de l’équipe canadienne qui ira aux Jeux olympiques en février. Elle pourrait aussi obtenir une place en étant une des quatre meilleures Canadiennes en slalom.

Saint-Germain a connu un parcours atypique, elle qui avait été exclue de l’équipe de développement du Canada en raison de mauvais résultats en 2013 et 2014. Elle s’est donc tournée vers l’Université du Vermont pour poursuivre son développement, tout en préparant son après-carrière de skieuse.

«La montagne est proche de l’école et ça demeure pas trop loin de chez moi, a raconté Saint-Germain. Vers la fin de la saison, j’ai eu mes meilleurs résultats et je me suis requalifiée sur l’équipe nationale. Je ne voulais pas arrêter l’école non plus. La skieuse canadienne Elli Terwiel m’a suggérée de faire les deux comme elle et je ne le regrette pas.»

Marie-Michèle Gagnon, de Lac-Etchemin, était la seule autre Canadienne à participer à la deuxième descente, dimanche. Elle a toutefois été incapable de compléter le parcours. «C’est un classique en slalom. Je me suis étirée pour atteindre le poteau et je l’ai reçu en plein visage. J’étais ensuite en retard pour le virage suivant», a raconté Gagnon, qui n’était pas trop abattue.

Shiffrin en territoire connu

La reine du jour a toutefois été l’Américaine Mikaela Shiffrin, qui a été dans une classe à part devant ses partisans à Killington. Shiffrin, qui a passé une partie de son enfance à skier au Vermont, s’est imposée avec un temps de 1:40,91. Elle a devancé la Slovaque Petra Vlhova (1:42,55) par 1,64 seconde. L’Autrichienne Bernadette Schild a complété le podium en 1:43,58.

Âgée de 22 ans, Shiffrin a maintenant remporté 17 des 22 dernières épreuves de slalom sur le circuit de la Coupe du monde et a été exclue du podium une seule fois au cours de cette séquence. Elle avait terminé deuxième derrière Vlhova à Levi, lors du premier slalom de la nouvelle saison.

Gagnante du titre général la saison dernière, Shiffrin avait aussi gagné en slalom à Killington en 2016. Samedi, elle a décroché l’argent en slalom géant. «Je voulais créer une connexion avec la foule et j’ai pu le faire, a raconté Shiffrin. Ça prend deux parties dans une conversation. Il faut ressentir l’énergie de la foule pour créer cette connexion.

«L’an dernier, j’étais très nerveuse avant la course, presque paralysée. Cette fois-ci, ma nervosité m’a servi de carburant. [...] C’est spécial d’avoir pu encore une fois faire monter ma famille sur le podium avec moi pour une photo. Je suis une personne pour qui la famille est importante et c’est difficile de décrire ce qu’on ressent dans un moment comme celui-là.»