Jonathan Breton-Robert semble en bonne voie de répéter ses exploits de l'année dernière. Nommé joueur offensif de la semaine au Québec, il a réussi 28 interceptions en quatre rencontres, ce qui le place au sixième rang canadien.

L'attitude gagnante de Breton-Robert

La guigne de la deuxième année existe, mais elle n'est pas inévitable. Et Jonathan Breton-Robert est en train de le prouver.
«Quand tu gardes la même attitude, la même éthique de travail, le même enthousiasme. Quand tu continues à ne rien prendre pour acquis, tu vas éviter d'avoir une saison comme ça», a affirmé samedi le coordonnateur à l'attaque du Rouge et Or, Justin Ethier, en vantant le comportement et le jeu de son receveur de passes de deuxième année. «Ç'aurait été dur d'avoir une meilleure attitude» que celle de Jonathan, a-t-il ajouté.
Dur, aussi, d'avoir une aussi bonne saison que l'an dernier. La jeune recrue de Saint-Anselme a connu une campagne en crescendo, couronnée par une performance étincelante à la Coupe Dunsmore, puis par la conquête de la Coupe Vanier, en novembre. Pourtant, début octobre 2016, Le Soleil titrait : «Breton-Robert à l'aise dans l'ombre», comme quoi l'athlète de 5'10'' n'avait pas encore fait parler de lui. Tout allait basculer quelques semaines plus tard.
Joueur offensif de la dernière semaine au Québec, Breton-Robert a réussi 28 réceptions en quatre rencontres jusqu'ici cette saison, ce qui le place au sixième rang à travers le Canada.
Le retour du jumeau
Cette fameuse guigne n'a jamais inquiété Breton-Robert. «Je n'ai pas senti de pression supplémentaire à cause de mes performances à la Coupe Dunsmore ou l'an passé. Je suis un grand compétiteur, dès que j'ai une opportunité, je la prends. Je veux toujours compétitionner le plus possible. C'est pour ça que ça m'affecte moins, je pense.»
Renouveau pour Breton-Robert, cette année : l'arrivée de son jumeau Vincent dans l'équipe. Pour la première fois, l'an dernier, les deux hommes ont vécu une «séparation sportive», Vincent préférant prendre une pause du football.
Frérot n'est pas encore un joueur partant, mais Ethier aimerait beaucoup pouvoir lui faire une place dans la formation. «C'est juste que ç'a été impossible jusqu'à maintenant», a dit l'entraîneur, selon qui Vincent démontre une attitude aussi impeccable que son frangin.
«C'est toujours le fun [de l'avoir avec moi]», a commenté Jonathan. Je suis avec lui depuis que je suis né. Étant donné qu'il avait arrêté, je pensais qu'on allait jamais rejouer au foot ensemble. C'est une belle expérience de pouvoir revivre ça.»
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La filière CNDF des Redmen
Ils sont huit, mais ils sont loin de former un clan. Dans une équipe composée à 50 % de recrues l'an dernier, sept d'entre eux se sont fondus dans la masse de belle façon, tout en ayant un impact sur le terrain.
Ce groupe de huit, ce sont les anciens du Notre-Dame du Campus Notre-Dame-de-Foy qui s'alignent désormais avec les Redmen de McGill. Parmi eux, sept joueurs de deuxième année : Jean-Philippe Hudon, Jérémy Sauvageau, Étienne Poulin-Leblanc, Anthony Leclerc, Alexandre Paré, Nathaniel Doyon-Simon et Christophe Lajoie. Ludovic Morin a rejoint ses ex-coéquipiers cette saison.
«Ce n'était pas une décision commune, mais après que quelques gars aient décidé d'y aller, ç'a créé un mouvement», explique le demi défensif Hudon.
«J'ai été dans les premiers qui ont décidé de venir», dit Sauvageau, un receveur éloigné occupant le quatrième rang au Canada avec 107,3 verges de gains par match. Il ne s'attendait pas à autant de compagnie connue à sa première année universitaire.
Se retrouver à sept dans une nouvelle équipe aurait pu les amener à former un clan, à se replier sur eux-mêmes. Mais il y avait un tel vent de changement à McGill que les gars de Saint-Augustin ont rapidement fait partie d'une plus grande famille.
Occasion spéciale
Dimanche après-midi, Hudon, Sauvageau et compagnie disputeront leur deuxième match universitaire au PEPS, après celui de l'an dernier. Avant lequel Hudon admet avoir été plus nerveux qu'à l'habitude. Le fait de jouer devant parents et amis. Devant la plus grosse foule au pays.
«Ce sera spécial, dimanche. Mais j'approche chaque jour comme si c'était pour une semaine d'entraînement comme les autres», a-t-il affirmé, commentant son état d'esprit cette année.
De son côté, Sauvageau assure ne pas être trop nerveux. «Je suis un gars assez calme. C'est un sentiment spécial, mais ça ne m'amène pas de nervosité supplémentaire.»
Les Redmen tenteront dimanche (13h) de remporter leur premier match contre le Rouge et Or depuis 2001.
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En vitesse
Benoît Gagnon-Brousseau débutera la rencontre comme receveur éloigné, dimanche, à la position généralement tenue par Tyrone Pierre. Le coordonnateur offensif Justin Ethier n'a toutefois rien à reprocher à son athlète de quatrième année. «Il pratique extrêmement bien, il travaille fort. Malheureusement, on n'a pas été en mesure de le mettre en évidence. Il n'a pas fait beaucoup d'erreurs. [Notre décision] est beaucoup plus par rapport au bon travail de Benoît», a-t-il expliqué... Le bloqueur Francis Chabot semblait en voie de revenir au jeu après avoir raté la rencontre contre Concordia en raison d'une blessure, mais il a aggravé son mal pendant l'entraînement de vendredi... Vincent Lévesque profitera de la suspension d'un match à Kevin McGee pour effectuer son premier départ en défensive en carrière au niveau universitaire, comme demi de sûreté.