Le Blizzard du Séminaire Saint-François a procuré à son entraîneur-chef, Martin Laperrière, 29 victoires, l’an passé, et 19 autres depuis le début de la présente saison.

Laperrière dans le club des 100 victoires

Ça lui a pris 17 ans, mais Martin Laperrière a atteint le plateau des 100 victoires à titre d’entraîneur-chef dans la Ligue de hockey midget AAA. Mais cela n’a rien à voir avec des saisons difficiles, puisqu’il a profité d’une longue pause de 14 ans entre les 44 premières et les 46 dernières!

«Ça aurait été difficile de faire ça depuis deux ans», rigolait l’entraîneur-chef du Blizzard du Séminaire Saint-François, sachant que les calendriers d’aujourd’hui ne comptent que 40 matchs…

Laperrière a dirigé les Régents de Laval pendant trois saisons au début des années 2000 avant de faire le saut comme entraîneur-adjoint à Richard Martel avec le Drakkar de Baie-Comeau. Il a finalement passé 14 saisons dans la LHJMQ, dont deux campagnes en chef à Baie-Comeau et 11 à titre d’adjoint chez les Remparts de Québec. Il dirige le Blizzard depuis la saison dernière.

«Les victoires des entraîneurs, c’est comme les statistiques avancées. Il y en a qui s’en servent, d’autres qui ne s’en préoccupent pas. Sincèrement, je n’avais jamais fait le calcul… Par contre, je me souviens très bien de ma première, en tirs de barrage, contre Montréal. Ça nous avait tout pris pour les battre, on n’avait pas de très grosses équipes dans le temps», a-t-il rappelé.

Le Blizzard lui a procuré 29 victoires, l’an passé, et 19 autres depuis le début de la présente saison. Comme l’an dernier, le SSF trône au sommet du classement général. Il détient sept points d’avance sur son plus proche rival. À sa première saison à la barre, le Blizzard avait aussi terminé premier, remportant également la bannière des séries avant de s’incliner en prolongation en finale du championnat national.

«Nous avons un groupe complètement différent de celui de l’an passé, mais c’en est un très intéressant. L’an dernier, nous avions beaucoup d’attaque et de vitesse. Cette année, on score un peu moins, mais on donne aussi moins de chances de marquer», a noté l’entraîneur-chef.

Les attentes ne baissent jamais au SSF, mais on préfère encore ne pas regarder plus loin que le prochain match. «On se créé des attentes sur ce qu’on peut contrôler et faire. L’important, c’est qu’on joue de mieux en mieux. Cette saison, on a gagné huit matchs de suite, à un certain moment, sans qu’on le fasse très bien. Pour le reste, je préfère attendre d’avoir vu toutes les équipes avant de me faire une idée de la suite des choses.»

Pour son prochain match, le Blizzard sera privé des services du capitaine Julien Létourneau, rappelé par le Drakkar. Il rejoindra l’équipe à temps pour le match de dimanche, et ce, après une tournée de trois matchs en trois jours dans les Maritimes avec le club junior qui l’a repêché en sixième ronde en 2017. Létourneau a disputé son premier match dans la LHJMQ, samedi, contre Chicoutimi.

«L’une des qualités de nos joueurs, l’an passé, c’était de voir les plus vieux montrer le chemin à nos plus jeunes. Julien a compris cela, et c’est à son tour de montrer l’exemple maintenant qu’il est un vétéran.»

Jakob Pelletier à Moncton

En plus de voir les siens en première place, Laperrière apprécie aussi le rendement de Jakob Pelletier avec les Wildcats de Moncton. «Il y a avait quatre espoirs qui ne pouvaient pas manquer leur coup au repêchage, et on savait que le club qui choisirait Jakob en sortirait gagnant. Par la qualité de son jeu, il t’oblige à l’adorer, c’est déjà le cas avec Darren Rumble. Les Wildcats n’ont peut-être pas gagné la Ferrari à la loterie, mais ils ont mis la main sur une Lamborghini, ce n’est pas si mal…»