Le secondeur Frédéric Pongo (45) s’attend à se faire confier de nouveau la mission de surveiller les Ryth-Jean Giraud, Reda Malki et le dangereux Asnnel Robo lors du match de la Coupe Dunsmore.

L’année de toutes les premières pour Pongo

À sa première saison avec le Rouge et Or, le secondeur Frédéric Pongo a vécu beaucoup de premières cette année : premier match contre les Carabins, premier match au CEPSUM et, cette fois, un premier match de la Coupe Dunsmore contre les fameux ennemis jurés montréalais.

«J’ai hâte. Ça risque d’être un match intéressant...», a lancé l’ancien des Élans de Garneau, sourire en coin, après l’entraînement de l’équipe mercredi au Stade Telus de l’Université Laval.

Après avoir terminé son stage collégial à Garneau, Pongo avait hésité entre les Carabins et le Rouge et Or pour faire le saut au niveau universitaire après avoir été approché par toutes les équipes du Québec, et même quelques formations d’Ontario et des Maritimes. 

Il faut dire qu’avec ses 65 plaqués, la deuxième meilleure fiche à ce chapitre en première division collégiale, il avait les statistiques pour faire écarquiller les yeux des recruteurs. À son année recrue avec le Rouge et Or, il a réussi à se faire valoir sur le terrain même au sein d’une brigade défensive qui compte plusieurs vétérans et il a complété la saison avec 11 plaqués et un sac du quart.

Quelque chose de gros

«On s’attend encore à un match serré contre Montréal, mais on sait aussi que ces parties se gagnent durant la semaine», reprend Pongo, qui après ces sages paroles ajoute qu’il a beaucoup appris de ses deux premiers duels contre les représentants de l’Université de Montréal.

«On m’en avait parlé avant d’affronter Mont­réal pour la première fois. On m’avait dit qu’il y aurait beaucoup de monde, que ça crierait beaucoup. Et c’était vrai, on n’entendait presque rien sur le terrain. Maintenant, c’est un match des playoffs, alors je m’attends vraiment à quelque chose de gros», enchaîne le footballeur de 20 ans.

Pongo sent d’ailleurs que quelque chose de particulier se passe dans l’équipe depuis la fin de la demi-finale du Québec contre le Vert & Or de Sherbrooke. «Tu vois que la concentration est vraiment à un autre niveau. Tous les jours, les gars viennent s’entraîner en prévision de cette partie.»

Contrer la course

Pour son premier match contre les Carabins, remporté 12-7 au CEPSUM, Pongo avait surtout été utilisé au sein des unités spéciales. Dans le second, à Québec, il a pu tirer son épingle du jeu au sein de formations contre la course dans un gain de 18-15 en prolongation.

Le numéro 45 s’attend d’ailleurs à se faire confier de nouveau la mission de surveiller les Ryth-Jean Giraud, Reda Malki et le dangereux Asnnel Robo lors du match de la Coupe Dunsmore.

«J’aime beaucoup jouer pour contrer la course. D’ailleurs, je m’attends à ce que les Carabins courent beaucoup en fin de semaine puisqu’on annonce de la pluie et peut-être même de la neige», indique-t-il en ajoutant que lui et ses coéquipiers ont prévu le coup.

«Justement, nous, on a prévu quelque chose de spécial pour stopper leur course», dit-il sans en révéler davantage.

+

DE TOUT COEUR AVEC LES ÉLANS

Quelques heures après la fin du match de la Coupe Dunsmore, Frédéric Pongo aura une pensée spéciale pour ses anciens coéquipiers des Élans de Garneau, qui disputeront samedi soir la demi-finale du Bol d’or contre les Spartiates du Cégep du Vieux-Montréal. Le visage du secondeur du Rouge et Or s’illumine d’ailleurs d’un sourire dès qu’on mentionne la victoire de ses anciens frères d’armes contre les Cougars de Champlain-Lennoxville, en fin de semaine. «J’étais tellement content pour eux. Certains n’y croyaient pas, mais moi, je savais qu’ils allaient gagner.»

Cette victoire revêtait aussi un caractère particulier pour celui qui n’a jamais atteint la finale du Bol d’or au niveau collégial. «Justement, l’année où nous nous sommes rendus en demi-finale, ce sont les Cougars qui nous avaient battus...» Il était donc plus qu’heureux de voir les Élans enfin venger ce revers. Pongo est d’ailleurs toujours en contact avec les joueurs des Élans. Lui et les nombreux autres ex-Élans de l’Université Laval s’intéressent à la progression de leur ancienne équipe et de leur côté, les joueurs des Élans prennent aussi régulièrement des nouvelles auprès de leur ami.  

+

KÉTEL ASSÉ, LE NOMADE QUI S'EST ÉGARÉ

Kétel Assé maintient la politique du silence radio avec ses anciens camarades, les semaines de matchs.

C’est de l’autre côté de la ligne de mêlée que le seul ancien des Nomades du Cégep Montmorency chez le Rouge et Or de l’Université Laval, le joueur de ligne offensive Kétel Assé, verra ses anciens coéquipiers du collégial samedi.

«Mes coéquipiers du Rouge et Or m’agacent parfois en disant que je suis un nomade qui s’est égaré!» rigolait d’ailleurs le solide gaillard après l’entraînement des siens mercredi. «Je suis sur la ligne offensive et, sur la ligne défensive des Carabins, il y a deux gars avec qui j’ai passé trois années chez les Nomades : Samuel Rossi et Karl Prévost. Et maintenant je les retrouve devant moi.»

Assé maintient la politique du silence radio avec ses anciens camarades, les semaines de matchs. «Tu sais, dans ces matchs-là, il n’y a plus d’amis. Tu as beau avoir déjà joué avec moi, si tu n’es pas dans la même équipe que moi, je ne me gênerai pas pour te passer dessus à 100 milles à l’heure», illustre le mastodonte de 6’7” et 300 livres.

Même s’il considère encore Montréal comme «sa ville», Assé affirme être maintenant devenu un «gars de Québec». «Je joue pour Laval, j’habite à Québec et je n’ai pas honte de le dire», indique l’étudiant en enseignement de l’éducation physique.

Assé est aussi très fier de ne pas avoir perdu une seule des deux Coupes Dunsmore qu’il a disputées aux représentants de l’Université de Montréal. «J’aimerais bien être 3 en 3! Montréal a une très bonne défensive, il utilise beaucoup son agressivité, mais de notre côté, on peut aussi s’imposer physiquement, car on est de gros bonshommes sur la ligne offensive du Rouge et Or», résume-t-il.