Pendant que les délégations nord-américaine et marocaine ont poursuivi leurs représentations en vue d'obtenir la Coupe du monde de 2026, plusieurs villes russes continuent de se préparer à accueillir des matchs du Mondial de cette année, qui débute jeudi.

L'Amérique du Nord en bonne position pour obtenir le Mondial 2026

Le Canada, les États-Unis et le Mexique feront un dernier discours, mercredi, au Congrès de la FIFA à Moscou pour leur candidature conjointe pour la Coupe du monde de 2026.

L’intervention est limitée à 15 minutes, et le rival marocain suivra à l’Expocentre de Moscou. Plus de 200 associations membres de la FIFA vont ensuite voter, décidant qui accueillera le plus prestigieux tournoi de soccer au monde.

«C’est un moment décisif pour notre pays et pour notre sport», a déclaré Peter Montopoli, secrétaire général de l’Association canadienne de soccer et directeur de la candidature du Canada. «Et ce ne l’est pas seulement pour notre sport ou le sport en général, mais aussi pour une nation, pour la construction d’une nation, qui aura huit ans pour raconter une belle histoire de soccer, de jeunesse, et de sport en général. Ça va changer la donne.»

Cela ouvrirait probablement la voie au retour du Canada sur la scène mondiale de soccer masculin — un scénario attendu en tant qu’hôte qui n’a pas encore été officiellement confirmé. Mais avec l’expansion du tournoi de 32 à 48 équipes en 2026, offrir trois places aux hôtes ne causerait pas autant de répercussions négatives.

Selon le plan actuel, les États-Unis accueilleraient 60 matchs, contre 10 pour le Canada (avec Edmonton, Montréal et Toronto comme villes hôtesses) et autant pour le Mexique.

La candidature nord-américaine a fait une présentation aux dirigeants de l’UEFA, mardi. Ils ont fait des présentations pour les cinq autres confédérations lundi. «Nous avons senti que notre message était très fort», a déclaré Montopoli.

Choix facile... sur papier

Sur papier, le choix semble facile. En faisant l’évaluation des risques des deux candidatures, avec des notes de risque faible, moyen ou élevé, le rapport d’évaluation des candidatures de la FIFA donne au Maroc trois notes à risque élevé (stades, hébergement et transport), 10 moyennes et sept faibles.

La soi-disant candidature unie obtient 17 évaluations à faible risque et trois moyennes (coût d’organisation, soutien juridique gouvernemental et droits de l’homme et normes du travail).

Le rapport d’évaluation propose également une «notation technique» des deux offres. Le Maroc a obtenu 274,9 sur 500, contre 402,8 pour la candidature nord-américaine.

Montopoli dit qu’il pourrait y avoir jusqu’à 1000 personnes dans la salle lorsque les deux candidatures concurrentes feront leur présentation. Les associations membres de la FIFA viennent habituellement avec trois délégués chacune et il y aura aussi un bon nombre d’invités.

Ne prenant aucun risque, Montopoli comptera sur son porte-bonheur. «Il y a une paire de chaussettes que j’aime porter pour ce genre de situations», a-t-il déclaré lors d’une entrevue.

Les chaussettes sont rouges et Montopoli les portait lorsque le Canada a remporté le droit d’accueillir la Coupe du monde féminine de 2015. Il les portait aussi quand l’équipe canadienne de soccer féminin a gagné la médaille de bronze aux Jeux olympiques de 2012 et de 2016.