Les cousins Catherine Lamarche et Antoine Gagnon-Lamarche patineront lors d’une compétition du circuit élite québécois en fin de semaine.

Lamarche, nouvelle génération en patinage de vitesse [VIDÉO]

En 1988, deux Lamarche de Québec, Benoît et sa sœur Marie-Pierre, participaient aux Jeux olympiques de Calgary en patinage de vitesse sur longue piste. Les amateurs de ce sport ont aussi fait connaissance avec la fille de Benoît, Béatrice, qui fait maintenant partie de l’équipe canadienne et prend part aux épreuves de la Coupe du monde après une brillante carrière junior. Deux autres membres de la nouvelle génération de cette famille vite sur ses patins commencent aussi à faire parler d’eux. Antoine Gagnon-Lamarche et sa cousine Catherine Lamarche, tous deux âgés de 18 ans, seront présents en fin de semaine au Centre Bruno-Verret de Saint-Étienne-de-Lauzon pour une compétition du circuit élite québécois.

Antoine a bien lancé sa dernière saison junior en participant à sa première épreuve internationale, celle du Trophée Shanghai au début du mois d’octobre. «Les sélections canadiennes ont eu lieu au début de la saison et j’ai fini assez haut pour être invité», raconte le jeune athlète en marge d’une conférence de presse de la Fédération de patinage de vitesse du Québec.

Dans une équipe mixte composée de deux patineurs russes et de deux patineurs canadiens, Antoine a pris la cinquième place au relais et une 18e place sur 1000 mètres sur courte piste. «C’était agréable de compétitionner contre des athlètes de haut niveau. Plusieurs pays avaient envoyé leur équipe nationale en entier ou des membres de leur équipe nationale», raconte-t-il. L’épreuve sur 1000 m a d’ailleurs été remportée par le Hongrois Shaolin Sandor Liu, cinquième sur 1500 m et médaillé d’or au relais aux Olympiques de PyeongChang. 

«C’est l’fun, car je ne cours jamais contre ces athlètes normalement, ça m’a beaucoup aidé à m’améliorer», poursuit le patineur de vitesse. Fait particulier, Antoine avait été sélectionné au sein de l’équipe du Québec tant sur longue piste que sur courte piste. «L’an passé, je patinais surtout sur longue piste, mais j’ai choisi la courte piste cette année. On verra, avec l’ouverture du nouvel anneau de glace couvert, peut-être que je retournerai à la longue piste», enchaîne-t-il.

Affaire de famille

Né dans une famille de patineurs, Antoine avait commencé à patiner à l’âge de 4 ans. «C’est sûr qu’avec une mère et un oncle qui patinaient, c’était tout naturel pour moi d’aller vers ce sport. Mes cousines Béatrice et Catherine ont fait le même choix. Ce n’était pas une obligation pour moi, c’était simplement le désir de faire comme ma mère et mon oncle», indique-t-il. Sa mère Marie-Pierre a toujours été là pour l’appuyer. 

«Elle m’informe et m’aide beaucoup. Elle me donne des conseils, mais ne me met aucune pression», poursuit celui qui aimerait bien se qualifier pour les championnats du monde junior et éventuellement rejoindre sa cousine au sein de l’équipe canadienne.

Pour Catherine Lamarche, sa grande sœur Béatrice demeure toujours un modèle. «C’est une source d’inspiration pour moi de la voir participer à la Coupe du monde», indique-t-elle. «Je me suis beaucoup entraînée avec elle cet été. C’est très bien, car je peux discuter avec elle de son expérience, de ses techniques d’entraînement et elle me donne quelques trucs aussi», conclut celle qui vise l’une des dix premières places aux prochains championnats canadiens junior. L’une des quatre premières positions lui permettrait de passer aux championnats du monde.

+

LA FÉDÉRATION S'ASSOCIE À SPORT’AIDE POUR APPUYER LES JEUNES ATHLÈTES

La Fédération de patinage de vitesse du Québec (FPVQ) est devenue mercredi la première fédération sportive au Québec à s’associer officiellement à l’organisme Sport’Aide, qui offre depuis 18 mois un service d’écoute par téléphone, message texte et courrier électronique pour les jeunes athlètes qui auraient des questions au sujet de situations d’abus, de violence, d’intimidation, de harcèlement et de discrimination.

Les 52 patineurs de l’équipe du Québec arborent dorénavant le logo de Sport’Aide sur leurs uniformes et la Fédération a mis au défi les autres fédérations sportives québécoises de faire la même chose afin de promouvoir le sport dans un milieu sain exempt de violence physique, psychologique et émotive. «Notre fédération a décidé de poser ce geste pour se positionner comme des leaders dans la promotion du sport sain», a expliqué l’ex-olympien François-Olivier Roberge, directeur des communications et du développement de la FPVQ, en conférence de presse mercredi. 

«Si nos athlètes vivent ou sont témoins d’une situation, ils peuvent appeler Sport’Aide. C’est un organisme indépendant et nous estimons qu’il peut faire un meilleur travail que la Fédération pour ce genre de situation, car nous, nous sommes peut-être trop proches des athlètes et des entraîneurs», poursuit M. Roberge. 

Denis Servais, président de Sport’Aide, a expliqué que l’aide que son organisme fournit aux jeunes athlètes peut aller aussi loin que les accompagner dans le cas d’une plainte à la police. «Notre ligne d’écoute est disponible depuis le 1er mai 2018 et, depuis ce temps, nous avons reçu plus de 550 contacts par téléphone, courrier électronique ou texto, c’est-à-dire à peu près un par jour. Ce sont des personnes qui voulaient avoir de l’aide ou, simplement, qui avaient des questions concernant une situation», indique-t-il.

M. Servais espère que l’initiative de la FPVQ d’afficher le logo de Sport’Aide sur l’uniforme de ses athlètes contribuera à faire connaître son jeune organisme et que d’autres fédérations imiteront l’initiative afin de promouvoir un milieu sain et exempt de violence pour les jeunes athlètes.