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Nick Suzuki célébrant son but avec Tyler Toffoli et Joel Edmundson
Nick Suzuki célébrant son but avec Tyler Toffoli et Joel Edmundson

L’adversité en saison régulière a contribué aux succès du Canadien en séries

Alexandre Geoffrion-McInnis
La Presse Canadienne
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Le défenseur Joel Edmundson a cité jeudi la métaphore des souliers de danse employée par l’entraîneur-chef par intérim du Canadien Dominique Ducharme pour expliquer comment l’adversité a contribué aux succès de l’équipe montréalaise jusqu’ici en séries éliminatoires.

«Il faut utiliser l’adversité de manière positive, car ça rend ton équipe plus forte dans les moments difficiles, a confié Edmundson en visioconférence jeudi. Dom dit toujours: “Cirez vos souliers et soyez prêts pour la danse”. Maintenant que nous y sommes, nos souliers sont cirés. Donc, nous sommes prêts à jouer.»

Questionné à savoir ce qui faisait un bon danseur à ce stade-ci de la saison, Ducharme n’est pas passé par quatre chemins.

«Il faut qu’un joueur soit capable de sortir ses moves de danse sans trop y penser. Il faut que ça devienne une deuxième nature. C’est pour ça qu’on veut les garder (nos souliers) propres», a-t-il déclaré.

Et force est d’admettre que son message passe bien jusqu’ici dans le tournoi printanier. Le Tricolore a remporté sept matchs consécutifs depuis qu’il a accusé un retard de 3-1 contre les Maple Leafs lors du premier tour des séries éliminatoires.

La troupe de Ducharme n’a jamais accusé de retard au cours de ces rencontres, une séquence de 437 minutes et 53 secondes. Il s’agit de la deuxième plus longue séquence du genre en séries dans l’histoire de la LNH. Edmundson n’a d’ailleurs pas hésité à comparer la défensive du CH à celle des Blues de St. Louis lorsqu’ils ont remporté la coupe Stanley en 2019.

«Elles sont semblables. Ces deux équipes frustrent l’adversaire en étant efficaces en défensive; en bloquant des tirs, en jouant de façon hermétique en défensive. Ça frustre l’équipe adverse, comme on l’a vu lors des deux premières séries. Ça les épuise, physiquement et mentalement. C’est ce qui me saute aux yeux lorsque je compare les Blues (de 2019) et nous aujourd’hui. Il faut continuer de le faire.

«C’est efficace. Ça n’est peut-être pas très amusant, mais ça fonctionne», a répété le no 44 du Tricolore.

Certes. Dernière équipe à se qualifier pour le deuxième tour, le Tricolore est devenu lundi la première formation à obtenir son billet pour le carré d’as. Le Lightning de Tampa Bay l’a rejoint mardi soir et les Islanders de New York ont suivi mercredi.

Mercredi, les joueurs se sont entraînés en gymnase et ont eu droit à la visite de l’ancien joueur, directeur général et entraîneur-chef Bob Gainey lors d’une réunion. Ducharme a parlé «d’une initiative interne» qui est en vigueur depuis quelques mois, sans toutefois vouloir préciser l’identité des autres invités qui ont rencontré les joueurs cette saison.

«Vous le saurez lorsque tout ça sera terminé», a-t-il simplement dit.

Le Tricolore en a aussi profité pour vacciner avec une deuxième dose ses joueurs et son personnel d’entraîneurs, a précisé le vice-président principal affaires publiques et communications du Canadien, Paul Wilson. Ces précautions ont été prises en prévision d’un voyage aux États-Unis.

«Pas mal 100 % (des joueurs ont été vaccinés). À peu près tout le monde l’a eu», a précisé Ducharme au sujet du taux d’adhésion de ses joueurs à l’opération de vaccination.

En raison de la réorganisation des confrontations selon les points accumulés en saison régulière, le Canadien sait qu’il affrontera au prochain tour le vainqueur de la série entre l’Avalanche du Colorado et les Golden Knights de Vegas. La formation du Nevada pouvait obtenir son billet pour les demi-finales de la Coupe Stanley dès jeudi soir.

«Nous regardons attentivement cette série», a assuré Edmundson.

Le Canadien doit enchaîner avec une autre journée en gymnase vendredi. Ducharme est toutefois prêt à ajuster ses plans si l’équipe devait prendre la direction de Las Vegas d’ici la fin de la semaine.

Fleury se greffera à l’équipe

Les défenseurs Jeff Petry et Jon Merrill ont brillé par leur absence jeudi, au Complexe sportif Bell de Brossard, alors que le Canadien était de retour sur la patinoire pour la première fois depuis l’élimination des Jets de Winnipeg.

Jeff Petry

Petry s’est blessé à la main droite en se coinçant un doigt dans l’ouverture pour les photographes dans la baie vitrée lors de la troisième rencontre de la série face aux Jets. Il a raté le match suivant. Pour sa part, Merrill n’a pas joué depuis le 27 mai face aux Maple Leafs de Toronto, match au cours duquel il s’est également blessé au haut du corps.

«Nous sommes confiants (dans le cas de Merrill). Encore là, dans quel match, c’est difficile à évaluer. Mais il s’approche (d’un retour au jeu), il progresse tous les jours. C’est l’une des raisons pour lesquelles nous avons intégré (Cale) Fleury, pour être prêts à toute éventualité», a résumé Ducharme.

Fleury, qui n’a pas pris part à un seul match du Canadien cette saison, a fait partie des joueurs qui ont participé à l’entraînement, aux côtés de Xavier Ouellet. Les paires défensives du dernier match face aux Jets sont donc demeurées intactes.

«Cale va se joindre à l’équipe pour le reste de la semaine et faire le voyage avec nous. On veut s’assurer qu’on ait huit défenseurs à l’entraînement; c’est parfait comme chiffre en termes de profondeur. Vous allez le voir (Fleury) avec l’équipe», a noté Ducharme.

En attaque, les trios sont demeurés identiques à ceux du dernier match. Tomas Tatar, qui n’a pas joué depuis le 27 mai contre les Leafs, effectuait des répétitions avec Michael Frolik et Alex Belzile.