Avant d’arriver à Québec, où il a profité de l’affrontement contre les Remparts pour aller visiter ses parents, il avait fait un détour par la métropole pour voir sa fille Logane, 22 ans, à l’œuvre à sa troisième saison avec les Carabins, qui l’ont emporté 3-1 sur McGill.

L'Action de grâce un peu folle de Pascal Rhéaume

Pour les Américains, la fin de semaine de Thanksgiving est l’occasion de se revoir en famille. L’entraîneur des Foreurs de Val-d’Or, Pascal Rhéaume, s’offre la totale. En plus d’avoir rendu visite à ses parents, il aura vu les matchs de hockey de ses deux filles et de son fils... dans trois villes et deux pays différents!

«Oui, c’est un peu fou, mais je n’avais pas vu mes enfants depuis le début de la saison», racontait Rhéaume vendredi avant le duel contre les Remparts. «En étant basé à Val-d’Or, je suis déjà un habitué des longs voyages.»

Avant d’arriver à Québec, où il a profité de l’affrontement contre les Remparts pour aller visiter ses parents, il avait fait un détour par la métropole pour voir sa fille Logane, 22 ans, à l’œuvre à sa troisième saison avec les Carabins, qui l’ont emporté 3-1 sur McGill.

Après le match de ses Foreurs à Québec vendredi et celui de samedi à Shawinigan, direction Trois-Rivières afin de voir fiston, dimanche. À sa première saison avec les Estacades (midget AAA), Nick et ses coéquipiers affronteront le Phénix du Collège Esther-Blondin. Âgé de 16 ans, le plus jeune de la fratrie Rhéaume a été repêché par les Saguenéens de Chicoutimi.

Pascal Rhéaume sautera ensuite dans un avion en direction d’Erie, en Pennsylvanie. Sa fille de 19 ans, Alexane, évolue en effet avec les Lakers de l’Université Mercyhurst, en première division de la NCAA. Si Nick est un attaquant comme son père, les deux filles évoluent à la position de défenseur.

«Les Carabins auraient bien aimé aligner les deux sœurs Rhéaume, mais Alexane a pu avoir une bourse complète pour quatre ans à Mercyhurst. Elle est logée, nourrie et toutes ses études sont payées.»

L’entraîneur des Foreurs et vétéran de six équipes de la LNH prendra ensuite à nouveau l’avion à 9h mardi pour rentrer au bercail.

Au-delà de la performance de sa progéniture sur la patinoire, Papa Pascal est particulièrement fier de dire que ses enfants excellent tous les trois dans leurs études. «Ils ont du potentiel ailleurs que dans le hockey, ce qui n’était pas mon cas, car je n’étais pas très bon à l’école», avoue-t-il bien humblement.

Et Manon?

Quant à sa sœur Manon, première femme à jouer un match hors-concours de la LNH, elle est géographiquement plus éloignée du reste de la famille. L’ex-­gardienne de but habite au Michigan et est toujours engagée dans l’organisation de hockey mineur du Little Caesar’s, associée aux Red Wings de Detroit.

Ses deux fils sont des hockeyeurs eux aussi. Le plus vieux, Dylan St-Cyr, a suivi les traces de sa mère et porte le masque et les jambières pour les Fighting Irish de l’Université Notre-Dame. Le plus jeune, Dakota Mullen, évolue au niveau pee-wee. «On devrait le voir au Tournoi pee-wee de Québec cette année ou l’an prochain», a indiqué Pascal Rhéaume.

Équipe à son image

Même si l’entraîneur ne voit pas souvent certains membres de sa famille en raison de l’éloignement, il ne regrette aucunement son exil en Abitibi, où il a trouvé une équipe à son image.
«Je sais qu’on n’est pas l’équipe la plus talentueuse, mais on travaille jusqu’à la fin. On a changé un peu le système de jeu quand on est arrivés. On pratique beaucoup le dump and chase et on travaille fort. C’est devenu notre marque de commerce. Val-d’Or, c’est une ville de travailleurs, alors les partisans apprécient cela.»