La XFL, fondée par Vince McMahon, a fermé boutique après la saison 2001, la seule de l'histoire du circuit.

La XFL renaît de ses cendres

LOS ANGELES — La XFL renaîtra de ses cendres, grâce à Vince McMahon. Le grand patron de la WWE a annoncé jeudi le retour de cette ligue mal-aimée qui a fermé boutique en 2001 après une seule saison d'activités.

Le coloré homme d'affaires, dont la fortune est estimée par la magazine Forbes à 1,62 milliard $, a déclaré que cette ligue de football serait de retour en 2020, mais n'a pas donné d'autres détails concernant son calendrier, qui se mettait jadis en branle vers la fin de l'hiver ou le début du printemps. Elle sera composée de huit équipes formée de 40 joueurs dans des villes «a priori où existent déjà des équipes de la NFL», a indiqué McMahon.

«L’idée est de faire des matchs plus courts et plus palpitants sans mi-temps, avec des règles plus simples. La durée d’une rencontre ne devrait pas excéder deux heures.» Son calendrier s’étalera sur 10 semaines.

La première mouture de la XFL avait été créée par l’entreprise de lutte et était une copropriété du réseau NBC. Elle avait enregistré d’impressionnantes cotes d’écoute pendant la première semaine d’activités, mais les téléspectateurs ne sont pas demeurés fidèles les samedis soirs afin d’assister aux matchs de football de «seconde division», aux danses suggestives des meneuses de claque, aux sous-entendus à double sens ainsi qu’aux intrigues qui ont rapidement entraîné la disparition de la ligue.

Au goût de Trump

McMahon, qui continuera d’agir en tant que propriétaire et directeur général de la WWE, organisera un forum pour les partisans, afin qu’ils puissent suggérer de nouvelles idées pour sa ligue. Aucune ville ni aucun télédiffuseur n'a été évoqué pour cette ligue financée par l'entremise d'Alpha Entertainment, une nouvelle entreprise privée.

Fidèle soutien de Donald Trump lors de sa campagne présidentielle, l’homme d’affaires de 72 ans a des idées bien arrêtées sur ce qu’il attend de ses joueurs et elles devraient plaire au président américain, en guerre contre le mouvement de boycottage de l’hymne américain lancé depuis 2016 par des joueurs de NFL.

«Il ne sera pas question de politique et de débat de société. Nous sommes là pour jouer au football, du bon football, comme les gens veulent en voir», a-t-il promis, en assurant que «tout ceci sera indiqué clairement dans les contrats». Il a également exclu de recruter des joueurs ayant un casier judiciaire : «La qualité des gens est importante.»