Le 12 juillet 2020, 35 équipages représentant la France, l’Angleterre, l’Espagne, le Japon, les États-Unis et le Canada sont attendus pour la traversée de 3000 milles nautiques.

La Transat Québec–Saint-Malo reprend la mer en 2020

L’organisation qui a repris en main les activités de la Transat Québec Saint-Malo a annoncé lundi que l’épreuve de voile transatlantique serait de retour pour une 10e fois le 12 juillet 2020. Les organisateurs tenteront aussi de développer des activités afin que les épreuves majeures de voile soient de retour chaque année à Québec.

Richard Samson, président de la compagnie de production télévisuelle PR3 Médias et de la maison de disques AL Records, sera le directeur général de la Transat, qu’il dirigera avec son équipe en collaboration avec l’organisme Voile Internationale Québec. Gestev, qui avait organisé les épreuves de 2012 et 2016, avait décidé de passer la main. Le groupe 3E, filiale du Festival d’été de Québec qui avait déjà organisé la Transat auparavant, avait aussi été sur les rangs pour 2020, mais s’était désisté pour se concentrer sur l’organisation des festivités de fin d’année sur Grande Allée.

35 équipages

«Nous avons une bonne expérience pour l’organisation d’événements et nous nous sommes bien entourés pour l’aspect sportif avec des gens comme Michel Fortier, un vieux routier de la Transat Québec–Saint-Malo qui était présent lors de la première course en 1984, et Sylvie Viant, directrice de course de la Transat Jacques-Vabre», indique M. Samson.

Pour la course de 3000 milles nautiques qui rappelle les voyages de l’explorateur Jacques-Cartier entre sa ville natale et la future colonie française, 35 équipages représentant la France, l’Angleterre, l’Espagne, le Japon, les États-Unis et le Canada sont attendus. «On pense avoir entre 20 et 22 voiliers de la catégorie Class40, 6 en Multi50 et 7 ou 8 dans la catégorie Imoca», explique M. Samson. Le skipper français Gilles Lamiré, champion de la Transat Jacques-Vabre 2019 sur le multicoque Groupe GCA et Mille et un Sourires, a confirmé sa présence, lui qui compte dans son équipage le Québécois d’origine française Charles Mony.

Pas de classe Ultime

L’ultrarapide trimaran Spindrift 2 du navigateur français Yann Guichard, qui avait effectué une traversée record en 2016 en atteignant Saint-Malo en six jours, une heure et 17 minutes, brillera cependant par son absence. Aucun autre vaisseau de la classe Ultime ne sera non plus sur place.

«Souvent, quand il y a des bateaux de la classe Ultime, ils prennent toute la place et ça gâche un peu le show», a justifié Richard Samson, qui aimerait cependant organiser une épreuve s’adressant uniquement aux trimarans de la classe Ultime. «Avec Voile Internationale, notre objectif est de tenir des activités de voile et de sport nautique chaque année. Bien sûr, il y aura la Transat Québec Saint-Malo aux quatre ans, mais nous verrions aussi très bien une traversée pour le record de l’Atlantique. On en a parlé avec des gens de la Fédération de voile de France et on se bat avec des villes comme New York et Boston», souligne le directeur général, qui songe aussi à une épreuve automnale pour les voiliers de classe olympique.

Ceci étant dit, le Grand Manitou de la Transat Québec–Saint-Malo s’attend à ce que des records puissent tomber dans toutes les catégories cet été malgré l’absence de la classe Ultime. «Et avec la confirmation de la présence de l’Équipe Atlas et de trois équipages totalement québécois en classe Imoca, on espère qu’il y aura aussi des Québécois sur les podiums», de conclure Richard Samson.