Louis-Filip Côté (65) a récolté deux passes pour s’inscrire au pointage dans un sixième match de suite et occuper le troisième rang des pointeurs de la LHJMQ avec six buts et 14 points.

La tornade rouge se lève

Une véritable tornade rouge a frappé le Centre Vidéotron, jeudi. Et lorsqu’ils ont réussi à ouvrir les yeux, les Screaming Eagles du Cap-Breton n’ont pu que constater les dégâts.

Une poussée de cinq buts en l’espace de six minutes et 10 secondes, en deuxième période, a permis aux Remparts de l’emporter 6-2 face à la formation des Maritimes, qui en était à son seul et unique passage dans la capitale.

Québec a frappé cinq fois sans réplique entre la 6e et la 12e minute de l’engagement médian. Tirant de l’arrière 1-0 après la première, ils ont retraité au vestiaire avec une avance de 5-1 au second entracte.

Aleksei Sergeev (4e et 5e), Olivier Mathieu (3e) et Benjamin Gagné (1er et 2e) ont secoué le nid des Screaming Eagles pendant cette séquence infernale. Brandon Frattaroli (1er) a ajouté le sixième but, en fin de match.

«Entre la première et la deuxième, on a juste parlé comme à l’habitude. On aurait aimé avoir un meilleur départ, mais j’ai aimé la façon qu’on est revenu en deuxième», notait l’entraîneur-chef Patrick Roy, qui a retrouvé l’identité des siens dans cette période, où ils ont utilisé leur vitesse et lancé plus souvent au filet pour mettre à l’épreuve William Grimard, retiré après le troisième but des locaux.

Premier trio

Encore une fois, le premier trio a donné le ton en produisant les deux premiers buts et en totalisant huit points. Louis-Filip Côté (deux passes) s’est inscrit au pointage dans un sixième match de suite et il occupe le troisième rang des pointeurs de la LHJMQ avec six buts et 14 points.

«Une grosse partie de notre offensive est centrée sur eux, mais j’ai aussi aimé le match du trio de Cormier et celui de Laframboise. Lorsqu’on a pris la décision de laisser aller nos attaquants de 20 ans, on se demandait si on allait manquer de ressources offensives, mais on trouve une façon d’avoir des chances de marquer», précisait Roy.

Benjamin Gagné a finalement brisé la glace, cette saison, en frappant deux fois en 30 secondes. «Je disais à mes amis que j’étais dû… Les cinq buts ont complètement changé le match, c’est quand même une pente difficile à remonter pour n’importe quelle équipe. On ne leur a pas donné la chance de revenir», soulignait le capitaine, en soulignant la contribution de Dereck Baribeau, qui n’a cédé que devant Leon Gawanke et Egor Sokolov.

À la mode de Roy

Les visiteurs ont emprunté la mode lancée par Roy, le week-end dernier, en retirant leur gardien pendant une bonne partie de la troisième. Ça leur a permis de mener aux lancers (15-7) dans cette période et de marquer un but dans une cause perdue.

«Je sentais que mes joueurs n’abandonnaient pas et voulaient tenter un retour. Quand j’ai vu ça, j’ai dit : savez-vous quoi les gars, ça vaut la peine de récompenser le travail acharné. Le match s’est joué sur des erreurs où les Remparts ont capitalisé immédiatement, ce qui était tout à leur honneur», résumait l’entraîneur-chef Marc-André Dumont, après avoir utilisé la même approche que Roy, qui est convaincu qu’il s’agit de la bonne stratégie à utiliser pour aller chercher ne serait-ce qu’un point ou deux en fin de match en cours de saison.

Les Remparts reçoivent le Drakkar de Baie-Comeau, vendredi (19h), dans le cadre du match en rose en soutien à la Fondation du cancer du sein.

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EN VITESSE...

Les défenseurs Félix Tremblay et Félix-Olivier Chouinard n’ont pas joué pour les Remparts… N’ayant pas été mesure de trouver assez de chambres pour leur passage à Québec, les Screaming Eagles ont passé les dernières nuits dans un hôtel de Victoriaville, où ils jouent, vendredi… L’ailier Pierrick Dubé a effectué un retour au jeu pour les Remparts après avoir raté les deux derniers matchs… Les Screaming Eagles en sont à la troisième année d’un plan de développement qui est sur le point d’aboutir. «On veut commencer à récolter les fruits et performer lors des trois prochaines saisons. Il y a une année où on pense y aller, mais on ne sait pas encore laquelle. Tout ce qui reste à faire, au Cap-Breton, c’est de gagner», admettait avant le match l’entraîneur-chef et dg Marc-André Dumont sur l’avenir à court terme de son équipe… Les Screaming Eagles forment la seule équipe de la LHJMQ à avoir eu au moins un joueur repêché dans la LNH chaque année depuis 2008. Et cette séquence devrait se poursuivre en 2019 et 2020, selon Dumont.

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Le défenseur Antoine-Crête-Belzile

CRÊTE-BELZILE DÉJÀ BIEN ADAPTÉ AU CAP-BRETON

Le défenseur Antoine Crête-Belzile n’a pas mis de temps à s’adapter à sa nouvelle équipe. Sans qu’il ne le sache à l’avance, il avait appris via le Twitter son transfert de l’Armada aux Screaming Eagles de Cap-Breton lors du dernier repêchage de la LHMJQ.

«J’aime vraiment ça, c’est sûr qu’il y a une petite adaptation parce qu’on est plus loin et il y a plus de route à faire, mais j’ai 19 ans, je suis habitué à la Ligue. À 16 ans, ça aurait été différent», disait le joueur de Québec avant le match face aux Remparts, jeudi.

Le produit du Blizzard du Séminaire Saint-­François aimerait bien disputer une saison complète après avoir été blessé à un genou, il y a deux ans, en plus d’être victime d’une crise d’appendicite, la saison dernière. «Mon souhait est de jouer le plus de matchs possible. Je vais toucher du bois. Je me disais ça, aussi, l’an passé, mais j’ai eu une malchance avec une crise d’appendicite. Ce n’était pas considéré comme une blessure, il n’y avait rien à faire.»

Crête-Belzile, dont le frère Olivier s’aligne avec le Phoenix de Sherbrooke, débarque dans les Maritimes fort d’une double participation à la finale de la Coupe du président avec l’Armada, finaliste déçu deux ans de suite. «Veux, veux pas, c’est difficile de perdre deux fois de suite en finale. Mais en même temps, il faut en tirer du positif et voir cela comme une bonne expérience», raconte celui qui a justement été acquis pour son expérience et son leadership.

L’arrière de 19 ans n’a pas été surpris de voir son ancien entraîneur-chef Joël Bouchard faire le saut dans le hockey professionnel. Il dirige maintenant le Rocket de Laval, club-école du Canadien dans la Ligue américaine. «Tout le monde s’y attendait. Il est un excellent entraîneur, il n’y avait pas de doute qu’il monterait un jour chez les pros. Joël est un passionné, ç’a été le fun de jouer pour lui», notait le choix de première ronde (11e) de l’Armada en 2015.