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À son troisième match, mardi, Kurashev a touché la cible pour la première fois, son lancer à l’entrée du territoire adversaire échappant au gardien des Panthers de la Floride Sergei Bobrovsky.
À son troisième match, mardi, Kurashev a touché la cible pour la première fois, son lancer à l’entrée du territoire adversaire échappant au gardien des Panthers de la Floride Sergei Bobrovsky.

La semaine de rêve de Philipp Kurashev [VIDÉO]

Carl Tardif
Carl Tardif
Le Soleil
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Tout jeune joueur de hockey souhaite d’en arriver là, il n’est pas différent des autres. Ancien porte-couleur des Remparts des Québec, Philipp Kurashev vient de vivre une semaine de rêve. Non seulement a-t-il vécu son baptême de la LNH avec les Blackhawks de Chicago, mais l’attaquant suisse de 21 ans y a réussi le tout premier but de sa jeune carrière.

À son troisième match, mardi, Kurashev a touché la cible pour la première fois, son lancer à l’entrée du territoire adversaire échappant au gardien des Panthers de la Floride Sergei Bobrovsky dans ce qui allait finalement être une défaite de 5-4 des Blackhawks en prolongation.

«J’ai réussi mon premier but, j’espère qu’on signera bientôt notre première victoire de la saison, car c’est vraiment tout ce qui compte», disait-il avec humilité, cette semaine.

Le soir même, Chicago prenait la mesure des Red Wings de Detroit pour compléter cette folle semaine pour lui : premier match dans la LNH, premier but, premier point et premier gain.


« J’étais très excité de marquer mon premier but, surtout que je n’avais pas été en mesure de le faire à mes deux matchs précédents. Quel sentiment incroyable, c’est encore difficile à décrire. »
Philipp Kurashev

À la fois discret et humble, Kurashev a célébré son but à l’image de sa personnalité. Pas de manifestation exagérée, mais un sourire qui laissait transparaître une grande joie.

«On rêve à cela toute notre vie et on parvient à le faire, c’est fantastique», ajoutait l’ancien numéro 96 des Remparts.

L’ascension de Kurashev dans la LNH n’a pas traîné en longueur. Il y a deux ans, il bouclait un passage de trois saisons avec les Remparts, soit deux sous la direction de Philippe Boucher et une dernière sous les ordres de Patrick Roy.

Né à Davos, en Suisse, le joueur aux origines familiales russes a commencé sa carrière professionnelle dans la Ligue américaine, l’an passé. Après avoir vécu une période d’adaptation d’une dizaine de matchs, il avait trouvé le bon rythme avant de rater deux mois à cause d’une blessure. Mais il en avait assez montré pour être invité dans la bulle d’Edmonton à l’occasion de la ronde de qualification et des séries éliminatoires de la LNH.

«Même si je n’y ai pas disputé un match, ça m’a beaucoup aidé d’avoir passé du temps dans la bulle avec l’équipe. J’ai pu m’entraîner avec les joueurs réguliers, assister aux réunions d’équipe, passer du temps avec eux, ce fut une expérience très profitable», admettait-il.

Voilà qu’il vient de disputer quatre des cinq premiers matchs des Hawks. Et il n’est pas près d’oublier celui du 15 janvier, à Tampa Bay.

«Dès que j’ai su que j’allais disputer mon premier match, j’en avais des frissons dans tout le corps. J’ai appelé ma famille, tout le monde était très content pour moi. Ils ont tous passé la nuit debout pour regarder le match, ils le font encore, ils sont vraiment tous très heureux pour moi.»

À Québec, celui qui l’a amené avec les Remparts se réjouissait aussi pour lui. Maintenant directeur général des Voltigeurs de Drummondville, Philippe Boucher a toujours pensé que Kurashev avait les atouts pour jouer dans la LNH.

« Il avait tous les éléments pour réussir et un bel encadrement familial. Il avait bon coup de patin, une belle vision et un lancer extraordinaire, restait à mieux s’en servir», notait Boucher qui avait découvert Kurashev… lors d’un voyage en avion.

«Je m’en allais à un tournoi international au Dakota du Nord et j’étais assis à côté de sa mère dans l’avion. Elle m’avait parlé de lui, j’avais su qu’Igor Larionov était son agent et je me doutais bien qu’il devait être un bon joueur pour participer à ce tournoi, c’est comme ça qu’on a réussi à l’avoir à Québec», rappelait Boucher.

À la fois discret et humble, Kurashev a célébré son but à l’image de sa personnalité.

Kurashev a apprécié ses trois campagnes dans la capitale, même si l’équipe était en reconstruction.

«Ce fut une bonne décision de revenir à Québec pour une troisième année. J’avais adoré mes deux saisons avec Philippe Boucher et j’ai aussi aimé celle avec Patrick Roy. J’ai appris beaucoup de ces deux entraîneurs, la troisième m’a été très profitable», soulignait Kurashev.

Les Blackhawks croient beaucoup en leur choix de quatrième ronde en 2018 qui évoluait au sein du deuxième trio, cette semaine. «Il a une belle vision du jeu, il est créatif, habile et patient avec la rondelle, il peut créer de l’offensive», notait cette semaine le directeur général Stan Bowman à son sujet.

Histoire de lui permettre d’accélérer son développement et sa vitesse d’exécution, on lui avait donné la permission de se joindre à l’équipe de Lugano, en Suisse, l’automne dernier au lieu d’attendre la reprise des activités de la LNH, en janvier. Kurashev y a amassé 14 points en 15 matchs, en profitant pour passer en deuxième vitesse.

Il est le 34e joueur de l’histoire de la deuxième génération des Remparts à atteindre la LNH.