Max Pacioretty a connu un bon camp d'entraînement avec sa nouvelle équipe, les Golden Knights de Vegas. L'équipe cendrillon de la dernière saison pourrait-elle répéter ses exploits cette année?

La saison 2018-2019 en cinq questions

MONTRÉAL — Le coup d’envoi d’une nouvelle saison dans la LNH sera donné, mercredi. Et comme c’est le cas chaque année, de nombreuses questions se posent.

Telle équipe va-t-elle poursuivre sur sa lancée? Telle autre sera-t-elle capable de se relever? Quelle formation est susceptible de décevoir? Quels sont les joueurs appelés à causer la plus belle surprise? Qui sont ceux qui jouent gros? Voici un survol de quelques éléments à surveiller à l’aube de la saison 2018-2019.

1) Une «merveille éphémère?»

La saison dernière, aucun joueur ni aucune équipe n’a autant retenu l’attention que les Golden Knights. Un flamboyant départ, avec huit gains à ses neuf premiers matchs, a propulsé Vegas vers une saison sans précédent pour un club de l’expansion, toutes ligues confondues. L’an dernier, les joueurs des Golden Knights avaient une source de motivation évidente : le rejet. Cette année, les hommes de Gerard Gallant voudront prouver qu’ils ne sont pas une «merveille éphémère».

Avec six gains en sept matchs préparatoires et des unités spéciales qui ont fonctionné à plein régime pendant le camp d’entraînement, il semble qu’ils se soient déjà mis à la tâche. De plus, Max Pacioretty arrive après une saison infernale à Montréal et il vient de compléter un bon camp d’entraînement avec quatre buts et cinq points en cinq parties. Bref, les ingrédients sont là pour une autre saison spectaculaire dans un environnement qui l’est tout autant.

2) Un dg québécois champion?

Il faut remonter à la saison 2000-2001 pour retracer le dernier dg québécois dont le nom a été gravé sur la Coupe Stanley. Est-ce que cette disette pourrait prendre fin cette saison? C’est bien possible. Si c’est le cas, l’honneur de succéder à Pierre Lacroix (Avalanche du Colorado) pourrait revenir à Julien BriseBois.

Les circonstances de la vie et le tourbillon de la LNH ont poussé Steve Yzerman à laisser sa place comme dg du Lightning. Sans faire ni une ni deux, Tampa Bay s’est immédiatement tourné vers BriseBois pour prendre la relève. Maintenant à la tête d’une équipe qu’il a aidé à assembler grâce à du travail acharné et un solide jugement, BriseBois est certainement fondé à entretenir un tel rêve alors que le Lightning demeure l’une des meilleures formations de l’Est. La lutte avec les Maple Leafs de Toronto et les Bruins de Boston sera vive dans la division Atlantique, mais le Lightning a les éléments en main pour tout gagner.

3) La Coupe au Canada?

Tous ceux qui suivent assidûment le hockey le savent : Gary Bettman n’a plus jamais remis la Coupe Stanley au capitaine d’une équipe canadienne depuis son tout premier printemps au poste de commissaire. C’était en 1993 et c’est Guy Carbonneau qui avait soulevé bien haut la dernière Coupe de l’histoire du Canadien. Or, voilà que la LNH pourrait être le théâtre d’une première finale toute unifoliée depuis que les Flames de Calgary ont défait le CH en 1989.

L'arrivée de John Tavares fait rêver les partisans des Maple Leafs, qui semblent avoir ce qu'il faut pour soulever leur première

Après avoir atteint la finale d’association le printemps dernier, les Jets de Winnipeg possèdent tous les éléments nécessaires pour franchir cette étape cette saison et atteindre la grande finale pour la première fois de leur histoire. Devant eux pourraient se dresser les Maple Leafs, qui tentent d’y accéder pour la première fois depuis 1967. L’arrivée de John Tavares fait rêver les amateurs de hockey de la Ville Reine, qui devraient être les témoins privilégiés d’une attaque à cinq dévastatrice.

4) Ovechkin rassasié?

Après avoir enfin bu dans la Coupe Stanley — et on a vu au cours de l’été qu’il pouvait le faire de diverses façons! —, l’une des questions de l’heure est de savoir si Alexander Ovechkin conservera la même soif de vaincre qui l’a transformé de spectaculaire buteur en un exemplaire leader et un champion.

À 33 ans, Ovechkin devrait demeurer l’un des favoris au trophée Maurice-Richard, qu’il a déjà gagné sept fois en carrière. Il sera épaulé du même noyau — incluant Evgeny Kuznetsov et Nicklas Backstrom — qui l’a aidé à offrir à Washington un premier titre sportif depuis les Redskins en janvier 1992. Restera à voir si le nouvel entraîneur-chef Todd Reirden aura le même ascendant sur Ovechkin et cie que Barry Trotz.

5) Longues transitions à New York?

Malgré les récents triomphes des Blackhawks de Chicago et des Penguins de Pittsburgh, et l’avènement des Golden Knights de Vegas, c’est encore à New York que se trouve le cœur et les poumons de la LNH aux États-Unis. Or, les deux formations qui s’y trouvent sont en pleine période de transition.

Barry Trotz a quitté les Capitals pour se joindre aux Islanders, une équipe en transition qui vient de perdre son meilleur joueur.

Dès février dernier, les Rangers ont avisé leurs partisans qu’ils amorçaient «un nouveau et excitant chapitre». Pour l’entamer, ils ont choisi de congédier l’entraîneur-chef Alain Vigneault et de confier la barre à David Quinn. Toutefois, la relève semble encore bien mince, particulièrement devant le filet, où Henrik Lundqvist  (36 ans) tentera d’effacer la pire saison de sa carrière.

Puis, il y a les Islanders — de Long Island ou de Brooklyn, tout dépend des jours — qui ont perdu leur capitaine John Tavares. Pour se consoler, ils peuvent compter sur un des jeunes joueurs les plus talentueux en Mathew Barzal, lauréat du trophée Calder la saison dernière, et sur de réputés hommes de hockey en Lou Lamoriello et Barry Trotz pour amorcer la relance. Mais les succès ne viendront pas du jour au lendemain.