Le directeur général de l'Agence mondiale antidopage, David Howman

La Russie, l'Italie et l'Inde sur le podium du dopage

La Russie, dont les athlètes sont toujours sous le coup d'une interdiction de Jeux olympiques à Rio, trônait en haut du podium du dopage en 2014, selon l'Agence mondiale antidopage (AMA). Dans le rapport publié mercredi, la Russie arrive en tête avec 148 cas de dopage avérés sur les 1693 recensés au total dans le monde, devant l'Italie (123) et l'Inde (96). Suivent ensuite la France et la Belgique (91 cas), puis la Turquie, l'Australie, la Chine, le Brésil et la Corée du Sud.
Le fléau du dopage est cependant largement répandu dans le monde. Les tests positifs ont ainsi touché des sportifs de 109 nationalités dans 83 disciplines. Pour 2014, l'AMA rapporte 2287 tests positifs lors de contrôles inopinés ou d'analyses régulières réalisées en compétition. Dans pratiquement deux cas sur trois (64 % ou 1462 tests), des sanctions ont été prononcées contre les sportifs.
À ce total s'ajoutent 231 cas qui ont été mis au jour autrement que par des analyses d'urine ou un échantillon sanguin. Selon David Howman, directeur général de l'AMA, cette dernière statistique prouve «l'importance grandissante des approches non analytiques dans la lutte contre le dopage», une tendance renforcée par l'entrée en vigueur l'an dernier du nouveau code antidopage, qui devrait témoigner de l'efficacité des nouvelles règles.
Avec l'athlétisme et le culturisme, le cyclisme, l'haltérophilie, le football, le rugby, la lutte, la boxe ou encore la natation sont les sports dans lesquels les analyses pratiquées par l'AMA ont révélé le plus de contrôles positifs. Pour la Russie, plus d'un quart des cas de dopage ont été détectés en athlétisme (39 sur 148). Dans son rapport, l'AMA pointe un usage du dopage beaucoup plus fréquent chez les hommes que chez les femmes, avec 79 % de contrôles positifs masculins.