Avant de mettre le cap sur le site des Grandes Estrades de Saint-Tite (photo) où son équipe jouera dans le cadre de la Classique hivernale de la LHJMQ, samedi, l’entraîneur-chef Patrick Roy préférait porter son attention sur le passage des Huskies de Rouyn-Noranda au Centre Vidéotron, jeudi.

La routine habituelle avant la Classique hivernale de la LHJMQ

À quelques jours du deuxième match de l’histoire de l’équipe à une classique hivernale de la LHJMQ, l’entraîneur-chef des Remparts de Québec Patrick Roy n’a pas prévu de séance d’entraînement à l’extérieur. Avant de mettre le cap sur le site des Grandes Estrades de Saint-Tite, samedi, il préférait porter son attention sur le passage des Huskies de Rouyn-Noranda au Centre Vidéotron, jeudi.

En 2015, les Remparts avaient patiné sur la glace du parc Jean-Guyon, à Beauport, dans un froid sibérien, en préparation d’un match en plein air contre les Cataractes de Shawinigan, comme ce sera encore le cas, en fin de semaine. Pas cette fois-ci, préférant leur routine habituelle du Pavillon de la jeunesse.

«Si on avait pu pratiquer là-bas, vendredi, à la veille du match, je l’aurais fait. Mais aller dans un parc sur une patinoire qui serait différente, ça ne donne pas le même feeling. Je l’ai pris en considération, mais je préfère qu’on se concentre d’abord sur le match de jeudi», expliquait Roy, mardi, au terme de l’entraînement des siens.

Roy ne voulait pas causer une distraction volontaire en prévision de la venue des Huskies, la meilleure équipe de la LHJMQ avec une récolte de 89 points sur 104 à l’enjeu, à ce jour. La formation de l’Abitibi n’a que sept défaites, cette saison, et l’a emporté à ses 14 derniers matchs.

«Ça ne donne rien de se créer une distraction en sachant que l’on joue jeudi. Ce n’est pas comme s’il y avait un build up comme au football, où il y aurait quatre ou cinq jours avant le match», rappelait Roy qui n’a jamais participé à un match à l’extérieur au cours de sa carrière de gardien dans la LNH.

«À part le match des anciens de l’Avalanche [en 2016], je n’en ai jamais fait. On avait pratiquait 20 minutes dehors, la veille, mais il faisait très chaud et la glace fondait... Les conditions de température peuvent jouer, s’il neige, vente, pleut, ou s’il fait très froid, j’aime autant ne pas trop m’en faire avec ça», disait-il.

Plein les bras

Les Remparts en auront plein les bras, jeudi, avec les Huskies. Jusqu’à présent, les meneurs au classement ont remporté les trois matchs entre les deux équipes, dont les deux plus récents par blanchissage.

«On affronte la meilleure équipe de la Ligue. Il y a des choses qu’on a aimées contre Rimouski [défaite de 6-0, samedi], d’autres moins, comme notre défensive de zone. On va voir ce qu’on peut faire contre Rouyn-Noranda par rapport à ce qu’on a fait face à Rimouski.»

Il avait encore en tête les quelques chances de marquer qui n’ont pas été concrétisées en première période contre l’Océanic, ce qui a contribué, en partie, à cette quatrième défaite par jeu blanc, cette saison. L’histoire ne dit pas si les Remparts se seraient sauvés avec la victoire pour autant, mais l’objectif de générer plus d’offensive reste bien présent à l’approche des séries éliminatoires.

«On veut bien jouer défensivement pour se lancer à l’attaque. Tout est fait en préparation pour les séries. Il nous reste un mois et demi, 16 matchs, pour travailler là-dessus. Notre position ne bougera pas beaucoup, on est huitième, on a peut-être une chance de rattraper Moncton. En bout de ligne, ça ne changera pas grand-chose, on va jouer contre Baie-Comeau ou Halifax, peut-être Rimouski.»

S’il considère les Huskies comme l’équipe à battre, Roy ne cache pas son admiration envers l’Océanic, qui disputera aussi à un match à l’extérieur, vendredi, à Saint-Tite.

«En début de saison, je ne tripais pas beaucoup sur Rimouski, mais je dois admettre que les trois dernières fois qu’on a joué contre eux, on a eu de bonnes leçons de hockey. Ils font partie d’un groupe de cinq équipes avec Rouyn, Drummondville, Baie-Comeau et Halifax», disait-il en parlant des clubs de tête du circuit.